Vase de la verrerie de LEUNE à décor de chrysanthèmes d’une hauteur de 20 cm (France)

Verrerie de LEUNE (1861-1930), vase pansu à col droit en verre opaque à décor émaillé polychrome de chrysanthèmes. Hauteur : 20 cm. Estimation : 80 €.

La première trace de la verrerie Leune, nous l’avons dans un document de la préfecture de police de la Seine Saint Denis. Ce document nous indique que son installation a eu lieu le 15 février 1861 à Epinay sur Seine.

Entre 1904 et 1914, les établissements Leune produisent des porcelaines, des verreries médicales, des bibelots, des coupes  et vases à décor de paysages idylliques et romantiques, ainsi que des oiseaux et fleurs, peint à l’émail fixé à chaud. Ces productions décoratives sont de prix abordables et en série.

Auguste Heiligenstein sera conseiller technique de 1922 à 1926. Spécialiste dans l’émaillage sur verre, il fournira au catalogue de la société, de nouvelles création de qualité. Les Frères Daum fourniront en blancs l’atelier de décoration de l’établissement. Vers 1920-1930, la  société domicilié au 28 bis de la rue du Cardinal Lemoine à Paris (5ième arrondissement);  suivra la mode de la production de verres moulés ou soufflés, incolore ou opale portant la signature de Leunox.

Leune déposera le bilan après la crise de 1929 comme de nombreuses manufactures. Dans une édition catalogue de 1936, on retrouve une reprise d’activités par la suite sous le nom « Anciens Etablissement Leune », pour les laboratoires, hôpitaux, etc …

Les signatures :

Les pièces sont signées « LEUNE », « LEUNE/PARIS/FRANCE/MARQUE DEPOSEE », « LN », « LEUNOX FRANCE », « ETALEUNE », « ETALEUNE PARIS FRANCE », « ETALEUNE PARIS-FRANCE » ou « LEUNOR ».

Verrerie de LEUNE (1861-1930) spécialiste de l’émail fixé à chaud (France)

Lampe des Frères MULLER haute de 50 cm à décor de paysage vosgien (France)

Frères MULLER (1897-1936), lampe en verre doublé à décor dégagé à l’acide d’un paysage vosgien dans les tons bruns et vert sur fond opaque nuancé orange Signée « Muller Frères Lunéville ». Hauteur : 50 cm. Estimation : 2 500 €.

Frères MULLER à Lunéville (1897-1936) l’histoire d’une famille verrier (France)

Encrier « poulpe » en pâte de verre de Georges DESPRET (Belgique)

Georges DESPRET (1862-1952), encrier «poulpe» en pâte de verre verte et blanche. Signé du monogramme «GD». Longeur : 25 cm. Estimation : 500 €.

Georges DESPRET (1862-1952), natif de Binche (Belgique), met au point une technique de pâte de verre à la même époque qu’Henry Cros sans rien connaître ses travaux. Tous deux ont œuvré de leur côté et ne se sont jamais rencontrés.

Après des études d’ingénieur à Liège, il est appelé à la direction de la Glacerie de Jeumont en France. Il donne un vif élan à l’entreprise et l’agrandit par l’acquisition des Glaceries de Boussois en 1903. Son affaire devient considérable, produisant 4 tonnes de verre par jour sous forme de glaces, miroirs, dalles et revêtement en pâte de verre…

Yvonne Serruys (1873-1953), est née en Belgique. Peintre et sculptrice, elle est issue d’une famille francophone belge. Elle collabore avec Georges Despret.

La pâte de verre, son violon d’Ingres ! Georges Despret recherche le secret de fabrication de vases légendaires. Il arrive à obtenir une matière semi transparente avec laquelle il modèle de petites sculptures aux dégradés subtils. Il offre une importante collection de ses œuvres au Musée communal de Jeumont. Mais la guerre des 1914-1918 détruit ce musée et endommage gravement ses usines. Trop occupé à restructurer son entreprise, Georges Despret abandonne la fabrication de pâtes de verre. Celles qui ont survécu aux désastres sont fort rares, hélas ! Presque toutes non signées.

Les signatures sont gravées au nom de « GDespret » généralement accompagnées d’un numéro. Il signe également « ST/1044/GDespret » ou « GDespret/SY/1585 » pour monogramme de Yvonne Serruys ou « SY » accompagné d’un numéro ou « SY/GD » ou « Serruys » ou « Ach » monogramme du sculpteur Alexandre Charpentier.

Georges DESPRET (1862-1952) des pâtes de verre belges aux dégradés subtils (Belgique)

Vase signé DE VEZ à décor de bateaux de pêche haut de 15 cm (France)

DE VEZ (Camille Trutié de Varreux (1872-1942), vase en verre multicouche bleu à décor de bateaux de pêche gravé à l’acide. Signe. Hauteur : 15 cm. Estimation : 350 €.

Peu de documents existent sur Camille Trutié de Varreux et son passage remarqué au Cristallerie de Pantin « Stumpf, Touvier, Viollet & Cie ».

Cette manufacture de cristal fondée en 1851 par E.S. Monot est transférée à Pantin en 1855 (84 rue de Paris), son dépôt est alors situé au  66 rue d’Hauteville à Paris en 1903.

Elle connaît plusieurs raisons sociales « Monot et Cie », puis « Monot Père et Fils et Stumpf », « Stumpf, Touvier, Viollet & Cie » après le retrait de Monot en 1889.

Camille Trutié de Varreux est le nouveau directeur artistique en 1907. Il codirige avec Viollet en proposant une orientation artistique nouvelle : vases, coupes, lampes, en verre à couches multiples, gravé à l’acide d’ornements.

Avant 1914, la Cristallerie de Pantin produit une petite quantité d’œuvres de style Art Nouveau gravée et signée Thiaucourt (attribuée à Emile Thiaucourt), verrier et graveur de talent. Au début de la guerre, la manufacture ferme pour rouvrir en 1919 avec une production de verres moulé pressé réalisée de manière industrielle.

En 1920, l’entreprise déclinant est reprise par la Société industrielle de Verrerie propriétaire de plusieurs verreries en France et dirigée par Touvier puis Jacquemin.

La cristallerie a été active, difficilement dans les derniers temps faute d’investissements et de modernisation des outils de production. Elle ferme en 1925. En 1931, elle est mise en vente et acquise par la société Paris-Pantin qui édifiera des constructions scolaires vers 1940.

  1. https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/27/de-vez-camille-trutie-de-varreux-1872-1942-cristallerie-de-pantin-france/

Vase à décor de bacchantes de Georges de FEURE haut de 35 cm (France)

Georges DE FEURE (1868-1943), vase en pâte de verre à décor en relief de bacchantes nues. Epreuve en pâte de verre vert. Signé sous la base. Hauteur : 35 cm. Estimation : 400 €.

Georges Joseph Van Sluÿters (1868-1943), alias Georges de FEURE est un artiste français. Il est d’origine hollandaise par son père et belge par sa mère. Il est né à Paris en 1868, mais la famille est obligée d’émigrer en 1870 lors du déclenchement de la guerre franco-prussienne. Peintre et poète raffiné, il vivait entouré de lévriers

De retour à Paris en 1889, il s’établit à Montmartre et se joint à la Bohème parisienne. Son cercle d’intimes inclus les compositeurs Claude Debussy, Maurice Ravel et Erik Satie. Son œuvre picturale est définitivement inspirée par les poèmes de Charles Baudelaire et les romans de Georges Rodenbach. Dans les années 1990, il est reconnu par Puvis de Chavannes comme l’un des peintres les plus importants du mouvement symboliste français.

Son œuvre est caractérisée par de nombreuses représentations de la femme fatale, thème que l’on retrouve dans l’ensemble des œuvres du courant Art nouveau. Il a également réalisé des vases.

Sa renommée comme peintre symboliste et son expérience comme affichiste pousse le marchand d’art Siegfried Bing à l’approcher afin de lui confier la réalisation de la façade du « pavillon de l’Art nouveau » à l’Exposition universelle de 1900 qui se tient à Paris. Quatre de ses affiches sont reproduites dans la revue Les maîtres de l’affiche (1895-1900), à savoir : 5e exposition du Salon des Cent, Magasin des nouveautés Jeanne d’Arc, Le Journal des ventes et Thés du Palais Indien.  Une grande rétrospective de son œuvre se tient en 1903 puis voyage de Paris à Hambourg et La Haye.

Durant les premières décennies du XXe siècle, il continue à créer des ensembles décoratifs (évoluant du style Art nouveau vers le style Art déco), puis il fonde une compagnie de construction d’aéroplanes et s’intéresse à la confection de costumes et de décors pour le théâtre.

En février 1942, à la suite d’une longue maladie, il demande au ministère des Beaux-Arts d’acquérir deux de ses tableaux pour la collection nationale, ce qui lui sera refusé. Il meurt le 26 novembre 1943 dans le Paris de l’Occupation.

Les signatures :

Les pièces en verre portent la signature « G. de Feure » ou « De Feure » en lettre cursives à l’émail transparent ou moulées en relief au-dessous de la pièce et parfois gravées en camée sur le corps de l’objet, contrairement aux services de table qui ne portent pas d’indication.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/02/06/georges-de-feure-1868-1943-maitre-du-symbolisme-et-de-lart-nouveau-a-realise-quelques-vases/

Exposition : les cristalleries de Nancy, une cristallerie oubliée (France)

1. La halle de face avec ses 2 cheminées – 2. Cités ouvrières n°20 et 22 rue de la Digue – 3. Cité ouvrier n° 34 de de la Digue – 4. Bâtiments administratifs (1927-1928) – 5. Taillerie – 6. Atelier mécanique – 7. Bâtiments administratifs (1920) – 8. Magasin de vente, d’emballage, d’expédition et de stockage. (source Gérard Caussain)

CRISTALLERIES DE NANCY (1920-1935) :

Les « Cristalleries de Nancy » sont peu connues mais marqueront l’art verrier français du début du XX e siècle par leurs créations produites entre 1920 et 1935. Installées en face des ateliers des Frères Daum, elles proposeront dès le début de leur activité, des flacons à parfum de luxe puis des services de table, vases et objets de fantaisie.

L’Académie Lorraine des Arts du Feu (ALORAF) présente jusqu’au 31 mai 2021, une première exposition en Mairie de Nancy. Elle permet aux visiteurs de mieux connaître la production de qualité de cette cristallerie, dont l’effectif a atteint 1 100 ouvriers vers 1926, sur près de 8500 m2.

Cette exposition a pu se faire avec le concours de la CCI Grand-Est Métropole Meurthe et Moselle. D’autres projets d’expositions sont prévus par l’Académie.

Gérard Caussaint, passionné de patrimoine industriel et d’Art déco mais également administrateur d’ALORAF, a écrit un magnifique et complet ouvrage « Nancy, la cristallerie oubliée ». Ouvrage de 384 pages avec 400 photos, édité par les Éditions ALORAF.

Il est en vente à la librairie du Hall du Livre à Nancy ou sur le site http://www.aloraf.fr

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/02/04/cristalleries-de-nancy-1920-1935-la-discrete/

Vase des Frères DAUM à décor de narcisses haut de 17 cm (France)

Frères DAUM, vase formant nef évasée en verre multicouche vert sur fond jaspé bleu, blanc et orangé à décor biface de narcisses gravés à l’acide, fleurs formées de plaquettes de verre rapportées à chaud et gravées à l’acide, piédouche en verre jaspé vert rapporté à chaud. Signature incisée « Daum Nancy« . Hauteur : 17 cm. Estimation : 5 000 €.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/28/daum-un-style-depuis-1875/

Vase signé DEGUE de David GUERON haut de 33 cm (France)

DEGUE (David GUERON (182-1950), vase de forme balustre sur piédouche en verre gravé à l’acide à décor de fleurs orange sur fond beige. Signé. Hauteur : 33 cm. Estimation : 500 €.

En 1926, David GUERON (1892-1950) reprend une ancienne verrerie-cristallerie à Compiègne (Oise), spécialisée dans les flacons de parfumerie qui nomme : « SA Cristalleries de Compiègne ».  Il fonde la même année la « Verrerie d’Art Degué » au 63 boulevard Malherbes à Paris (fabrique) et acquière un local au 41 rue de Paradis dans le 10 ième arrondissement (magasin d’exposition),  afin de présenter avec une production de vases et luminaires aux couleurs vives et de qualité. Ce dernier sera déplacé au 52, rue de Londres à Paris.

Il s’inspire d’un style Art Déco des décors de Charles Schneider ce qui lui voudra dans poursuites judiciaires pour contrefaçon avec gain de cause par Schneider en 1932. Edouard Cazeaux est le directeur artistique de David Guéron.

La cristallerie produit également des verres, gobelets industriels entre 1934 et 1935. Elle a réalisée une commande de 6000 pièces pour le paquebot « Le Normandie » destinées à la décoration murale et lumineuse composée de dalles de verre taillées au burin.

C’est la seconde guerre mondiale qui mit un terme à la Verrerie d’Art Degué, David Guéron quittant la France en 1939 pour échapper aux nazis.

Les signatures : Elles sont signées pour la majorité « DEGUE » ou « GUE » dans un cercle. Mais également « GUERON » avec une variante un pointe dans le « O », « GUERON COMPIEGNE », « GUERON MADE IN FRANCE », « GUERON CAZAUX », « CAZAUX », « COMPIEGNE », « GUE » dans un cercle au dessus de « COMPIEGNE » ou « COMPIEGNE MADE IN FRANCE »

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/16/degue-david-gueron-signature-dun-artiste-verrier-des-annees-1930/

Vase de Marcel GOUPY à décor émaillé de paysages japonisants (France)

Marcel GOUPY (1886-1954), vase piriforme marmoréen jaune orangé à décor émaillé de trois paysages japonisants dans des cartouches ovales. Signé sous la base.
Hauteur 24 cm. Estimation : 700 €.

Marcel GOUPY (1886-1954) a été peintre aquarelliste avant de se passionner pour la céramique et le verre. Diplômé de l’Ecole Nationale des Arts Décoratifs de Paris, sa rencontre avec Georges (Géo) Rouard en 1909, fut déterminante pour sa carrière. Il commence le début de sa collaboration avec le galeriste Rouard par fournir des dessins et décors de verrerie. Ces premières pièces émaillées apparaissent en 1914.

Il deviendra en 1919, décorateur en chef à la galerie puis son directeur artistique en 1929 à la mort de Géo Rouard, jusqu’en 1954 dans l’atelier du magasin « Cristallerie de la Paix », situé aux 34-36 de l’avenue de l’Opéra à Paris. Ce magasin fut repris par Géo Rouard avec son atelier de décoration situé rue Vieille du Temple. il devient un centre de diffusion de créations décoratives d’avant-garde après la guerre de 1914-1918.

Ainsi, on pouvait y trouver des œuvres de Delaherche, Decoeur, Mayodon, Lenoble pour les céramiques. Les argenteries étaient présentes avec Dunand. René Lalique, Maurice Marinot, Henri Navarre et André Thuret pour les verreries. François Decorchemont était représenté par les pâtes de verre. Les œuvres de Marcel Goupy figuraient parmi toutes ces signatures prestigieuses. Auguste Heiligenstein rejoint de 1919 à 1923 Marcel Goupy, à l’atelier de la rue Vieille du Temple.

La production importante de Marcel Goupy reste marqué par des décors végétaux et de représentations de femmes nues. La technique qu’il a mis au point est basée sur la projection d’émaux opaques ou translucides cernés d’un trait noir.

Les signatures :

Les pièces des productions de Marcel Goupy son signées de son nom « M Goupy », ‘M Goupy. », « MG », mais également celles diffusées par la galerie Rouard « Rouard France ».

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/03/22/marcel-goupy-1886-1954-decorateur-au-magasin-cristallerie-de-la-paix-france/