Vase mouchoir VENINI haut de 16 cm (Italie)

VENINI Murano (1921-1985) vase mouchoir en verre au décor de filets et de bandes, orange, bleues et rouges. Années 1950/60. Hauteur : 16 cm. Estimation : 200 €.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/04/23/manufacture-venini-cappellin-vetri-soffiati-mutanesi-de-1921-a-1985-italie/

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Vase de Charles SCHNEIDER haut de 28 cm (France)

Charles SCHNEIDER (1881-1953), vase boule en verre soufflé marmoréen sur fond rouge tacheté orange.  Signé SCHNEIDER. Hauteur : 28 cm. Estimation : 900 €.

De la grande époque de la verrerie Art nouveau-Art déco (entre 1895 et 1935), le grand public retient surtout trois noms, Daum, Gallé et Lalique. Un quatrième, Schneider, plus discret, fait également partie de cette pléiade qui a pris son envol avec l’École de Nancy, lorsque les artistes, souvent lorrains ou alsaciens, se sont repliés sur l’autre versant des Vosges après la défaite de 1870, là où se trouvent, encore aujourd’hui, nombre de cristalleries de renom, Baccarat ou Saint Louis notamment. Une toute récente exposition permet de découvrir cette verrerie au style particulier, très appréciée par les amateurs et collectionneurs, de plus en plus nombreux, de cet art décoratif, aux cotes qui ne cessent de grimper.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/24/charles-schneider-1881-1953-un-maitre-verrier-apprecie-outre-atlantique/

Coupe à fruits de VAL SAINT LAMBERT haute de 20 cm (Belgique)

VAL SAINT LAMBERT (1826-2013), coupe à fruits sur pied en cristal taillé doublé overlay rose, sur pied de section carré portant un décor gravé de chiffre et la marque de la manufacture au revers. Hauteur : 20 cm – Diamètre : 30 cm.

L’abbaye du Val Saint Lambert fut créée au début du XIIIe siècle par des moines cisterciens au confluent du ruisseau de Villencourt et de la Meuse. Ils y observèrent la Règle de saint Benoît jusqu’à la Révolution, époque à laquelle ils furent chassés et leurs biens confisqués. Le domaine appartint alors à Jean-François Deneef, dernier bourgmestre de Seraing lors du Royaume-Uni des Pays-Bas, jusqu’en 1825. Il y installa une filature mécanique de lin qui ne connut pas le succès. En 1825, le Val Saint Lambert changea de propriétaires dans l’intention d’y installer une cristallerie.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/31/val-saint-lambert-1826-2013-une-signature-belge-reconnue-pour-lexception-de-la-qualite-de-sa-production/

Vase en pâte de verre de Gabriel ARGY-ROUSSEAU à décor de fleurs stylisées haut de 15 cm (France)

Gabriel ARGY-ROUSSEAU (1885-1953), vase ovoïde en pâte de verre translucide polychrome à décor de fleurs stylisées. Hauteur : 15 cm. Estimation : 1 500 €.

De son vrai nom Joseph-Gabriel Rousseau, Gabriel Argy-Rousseau est né dans un petit village de Beauce à Meslay le Vidame (Eure et Loire),  dans une famille d’ouvriers agricoles. Il prit ce nom à son mariage en 1913, en accolant à son propre nom les quatre premières lettres du nom de sa femme, en hommage à son apport culturel, sentimental et familial. Il entra à 17 ans en 1903 à l’Ecole Nationale de Céramique de Sèvres où il eut Albert Dammouse comme professeur. Les recherches d’Henri Cros, qui disposait d’un atelier mis à sa disposition dans l’enceinte de la manufacture, éveillèrent son intérêt pour la pâte de verre.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/02/02/gabriel-argy-rousseau-1885-1953-la-vie-et-loeuvre-dun-passionne/

Coupe signée D’AURYS en verre haut de 9 cm (République Tchèque)

D’AURYS ( 1881-1940), coupe en verre multicouche à décor feuillagé signé. Hauteur : 9 cm. Diamètre : 18 cm.

La marque « D’Aurys »  a été commercialisée entre les deux guerres mondiales par la manufacture Wilhelm Kralik Sohn. Cette verrerie de Bohème était située à Lenora en République tchèque. Toutes les pièces signées « D’Aurys » ont été réalisées après 1918. La décoration est typique du simple verre cameo à deux ou trois couleurs.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2016/01/19/daurys-une-signature-de-la-manufacture-wilhelm-kralik-sohn-1881-1940-republique-tcheque/

Vase des Frères MULLER à décor de glycines haut de 37 cm (France)

Frères MULLER (1898-1936), vase oblong à décor bleu de glycines, dégagé à l’acide sur fond beige opalescent à décor de glycines. Hauteur : 37 cm. Estimation : 1 000 €.

Au nombre de 10, les frères Muller sont formés à la cristallerie de Saint Louis lès Bitche puis, certains d’entre eux travaillent plusieurs années chez Gallé à Nancy de 1894 à 1897. En 1897, ils s’installent à Croismare, à côté de Lunéville, et démarrent une production verrière très proche de celle d’Emile Gallé ou des Frères Daum. Même si l’on peut considérer que les Frères Muller possédèrent  «la troisième manufacture de verre de l’Ecole de Nancy», ils ne furent pas membres de celle-ci. Ils surent toutefois tirer profit de l’intense activité artistique de la ville et de l’engouement spectaculaire pour les arts décoratifs au début du 20ème siècle, en privilégiant le répertoire naturaliste cher à l’Art nouveau nancéien. Parfois accusés de pastiches, les Frères Muller ont produit des pièces originales et d’une grande sophistication tant technique que décorative, à même de faire la démonstration de l’originalité et de l’excellence de la production verrière lorraine à cette période.

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Vase de la Verrerie de LEUNE décor réalisé par Auguste HEILIGENSTEIN haut de 21 cm (France)

VERRERIE DE LEUNE (1861-1930) avec dessin d’Auguste HEILIGENSTEIN (1891-1976), vase de forme balustre en verre bleu émaillé de décors géométriques dans les tons de noir et jaune. Signé de Leune. Hauteur : 21 cm. Estimation : 1 500 €.

La première trace de la verrerie Leune, nous l’avons dans un document de la préfecture de police de la Seine Saint Denis. Ce document nous indique que son installation a eu lieu le 15 février 1861 à Epinay sur Seine. Entre 1904 et 1914, les établissements Leune produisent des porcelaines, des verreries médicales, des bibelots, des coupes  et vases à décor de paysages idylliques et romantiques, ainsi que des oiseaux et fleurs, peint à l’émail fixé à chaud. Ces productions décoratives sont de prix abordables et en série.  Auguste Heiligenstein sera conseiller technique de 1922 à 1926. Spécialiste dans l’émaillage sur verre, il fournira au catalogue de la société, de nouvelles création de qualité. Les Frères Daum fourniront en blancs l’atelier de décoration de l’établissement. Vers 1920-1930, la  société domicilié au 28 bis de la rue du Cardinal Lemoine à Paris (5ième arrondissement);  suivra la mode de la production de verres moulés ou soufflés, incolore ou opale portant la signature de Leunox.

Auguste HEILIGENSTEIN (1891-1976) a été un grand émailleur et vouait une passion pour la céramique. D’origine alsacienne, il perdit son père très jeune et dès l’âge de 11 ans, il entra aux Cristalleries de François Théodore LEGRAS à St Denis. En 1907, il est apprenti dans les ateliers de décoration Baccarat à Paris, rue de Paradis. Il travaillera après la première guerre mondiale de 1914-1918 avec Géo Rouard, dans son atelier de la rue Vieille du Temple. En 1923, il s’installe à son compte et produit des pièces avec sa signature « Aug. Heiligenstein » et expose chez Géo Rouard, tout en assument le poste de conseiller artistique des Etablissements Leune. Il se fait un nom et assume la fonction de conseiller technique et artistique à la verrerie Souchon-Neuvesel (ex Legras) de 1926 à 1931. La crise économique s’installant par la suite, les ventes se raréfient. Il s’orient alors vers une production uniquement en verre avec expression décorative. Auguste Heiligenstein décède à l’âge de 85 ans et compte parmi les grands coloristes de l’art verrier.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/03/25/auguste-heiligenstein-1891-1976-grand-coloriste-de-lart-verrier-france/

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/03/09/verrerie-de-leune-1861-1930-specialiste-de-lemail-fixe-a-chaud-france/

Vase pièce unique d’Aristide COLOTTE haut de 13 cm (France)

Aristide COLOTTE (1885-1959), vase boule en cristal taillé. Signé « Colotte Nancy Pièce Unique ».Hauteur : 13 cm. Estimation : 1 500 €.

Aristide COLOTTE est né en 1885 à Baccarat. Engagé par la cristallerie de la ville comme apprenti à 16 ans, il suit l’enseignement proposé par l’école interne de graveur sur cristaux et est engagé en 1902. Après son service militaire, il revient à Baccarat en 1908. L’année suivante, il rencontre Eugène Corbin (directeur des Magasins Réunis de Nancy) qui lui propose de travailler pour lui en créant un atelier de graveur sur cristaux. En 1919, il fonde au 42 de la rue St Jean à Nancy, un atelier de gravure « sur or et tous métaux » et sur « verres en tous genres ». Il déménage au 2 de la rue Gilbert à Nancy.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/02/05/aristide-colotte-1885-1959-un-artiste-contreverse-malgre-son-oeuvre-exceptionnelle-france/

Coupe en verre de Désiré CHRISTIAN haute de 6 cm (France)

Désiré CHRISTIAN (1846-1907) – MEISENTHAL, coupe à corps circulaire polylobée à chaud sur petit talon annulaire en verre doublé rouge brun sur fond jaune et blanc. Décor de fleurs gravé en camée à l’acide et finement repris à la meule. Signée sous la base, située et marqué J. Loth. Hauteur : 6 cm. Diamètre : 20 cm. Estimation : 600 €.

Fils de Jean-Baptiste Christian, garde forestier à Lemberg, puis aubergiste à Meisenthal, et d’Odile Lutz, Désiré Jean Baptiste Christian naît le 23 mai 1846 à Lemberg en Moselle, quelques jours après Émile Gallé. Vers 1859, Désiré Christian entre comme apprenti à l’atelier de décoration à la verrerie de Meisenthal. Avec Eugène Kremer, il est l’émailleur le plus talentueux de sa génération. Il devient ainsi responsable de l’atelier de décor de la société Burgun-Schverer, et l’interlocuteur principal des Gallé père et fils à Meisenthal.

En 1897-1898, Désiré Christian quitte l’atelier de décoration de la verrerie pour s’installer à son propre compte. Il s’associe avec son frère François, sa fille Marie Augustine et son fils Armand. L’atelier installé route de Soucht, s’approvisionne en « blancs » à Meisenthal et à Saint Louis Les Bitche. Sa production est visible au musée de Meisenthal. Ses pièces, aux formes simples, sont gravées à l’acide ou décorées à l’émail rehaussé d’or. Les motifs sont inspirés par la nature, le japonisme, l’orientalisme, ou le style rocaille. Désiré Christian décéda le 19 janvier 1907 à Meisenthal. Ses œuvres resteront influencées par l’œuvre d’Émile Gallé et la production verrière de l’École de Nancy.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/28/desire-christian-1846-1907-un-proche-de-galle/