Jean GAUTHIER décorateur parisien sur verre et porcelaine dans les années 1920 (France)

Peu d’informations sur ce décorateur sur verre et porcelaine dont le premier établissement était situé au 12 et 14 rue Jean Robert dans le 18 ième arrondissement de Paris, avant d’ouvrir une usine à Ezanville au nord de la capitale.

Sa verrerie est signée Gauthier. Certaines pièces sont signées EJG Etablissements Jean Gauthier et celles réalisées après 1930 sont signées Ezan et en abrégé d’Ezanville. Il produit quelques vases avec des décors naturalistes de qualités semblables à celles de Legras. Malgré toutes les capacités de la manufacture, les décors émaillés ne sont pas excellents et pour une entreprise qui travaille avec l’éclairage, l’opacité et la translucidité du verre de base ne sont pas pleinement exploitées.

Il produit principalement avec du verre moulé, pressé et fabrique des panneaux plats laminés, à motifs et opaques pour une utilisation dans des fenêtres et des installations de design d’intérieur : écrans autour des stands dans les bars, les restaurants et les salons, ou les fenêtres à guillotine intérieures dans les murs communicants qui exigeaient une intimité temporaire dans un sens ou dans l’autre (voire les deux).

Il est connu également pour la réalisation de lampes de table, plafonniers et lustres.

Jean Gauthier est souvent confondu avec Camille Gauthier.

Les signatures « Gauthier » de ces vases sont variantes à la pointe ou gravées à l’acide.

Vase d’Emile GALLE réalisé vers 1890 à décor de pissenlits haut de 20 cm (France)

Emile GALLE (1846-1904), vase en verre fumé de forme gobelet à renflement annelé en partie basse et en partie haute, à col rond et pourvu de deux anses latérales modelées à chaud en deux demi-anneaux appliqués entre les renflements de la pièce, décor en émaux polychromes de pissenlits en boutons bruns, rouges, jaunes, et de branches de pissenlits épanouis en boules blanches et d un scarabée en émaux vert nuancé bleu et jaune. Signature gravée sous la base entre deux chardons : Emile Gallé, modèle et décor déposés. Hauteur : 20,7 cm. Estimation : 3 000 €.

Charles, Martin, Emile Gallé est né le 4 mai 1846 à Nancy d’une union en juillet 1845 entre Louis Edouard Charles Gallé (1818-1902) et Fanny Reinemer (1825-1891). Charles Gallé est peintre sur porcelaine chez le manufacturier parisien Potomié et voyageur de commerce pour le compte de la maison Bougon et Chalot de Chantilly. Le père de Fanny Reinemer est marchand de miroiterie et de cristaux.

En 1846 à la mort de son beau père, le commerce qu’il possédait à l’angle des rues saint Dizier et de la Faiencerie à Nancy devient « Veuve Reinemer et Gallé ». Associé à sa belle-mère, il saura diversifier le stock du magasin familial en ajoutant de la verrerie de table à la lustrerie. Il commande d’abord des pièces aux manufactures parisiennes de Saint Denis et de Pantin, puis travaille en sous-traitance avec Meisenthal. Charles Gallé se spécialise dans le verre de couleur, émaillé et taillé à la manière du cristal de Bohême. Le succès puisqu’à partir de 1854, on notera des commandes de verreries pour les différentes résidences de Napoléon III. En 1855, le commerce devient « Gallé Reinemer », il devient le seul responsable en 1856.

En 1867, Charles Gallé ouvre son propre atelier de gravure sur verre à Nancy. Il élargie son activité à la faïence où il s’est associé à la manufacture de saint Clément, dont il est l’éditeur, assurant ainsi la commande des pièces et leur diffusion commerciale. Touchant à plusieurs domaines techniques réunis au sein d’une même structure de diffusion, il s’est assuré la maîtrise d’un marché en pleine expansion. Après avoir été longtemps simple fournisseur de l’illustre magasin parisien « L’Escalier de Cristal », il est en mesure de le concurrencer en disposant de son propre réseau d’intermédiaires et de dépositaires. Il finira par élargir son action à l’échelle internationale, en étant présent aux grandes expositions et en recevant des médailles.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/20/emile-galle-1846-1904-le-maitre-verrier-de-l-art-nouveau-france/

Vase de Désiré CHRISTIAN réalisé pour la Verrerie d’Art de Lorraine à décor floral et guirlande en bronze entourant le col haut de 14,5 cm (France)

Désiré CHRISTIAN (1843-1907) et Verrerie d’Art de Lorraine, vase en verre double à col soliflore mouvementé et panse ovoïde à décor floral peint en sous couche, finement gravé, émaillé polychrome et repris en ciselure au touret, sur un fond de poudres jaune et parme, partiellement martelé à fines facettes. Guirlande de fleurettes en bronze enroulée autour du col. Signature « Verrerie d’art de Lorraine » et monogramme « B.S Co » peinte dans les chardons, sous la base. Hauteur : 14,5 cm. Estimation : 1 500 €.

Désiré CHRISTIAN (1843-1907) et Verrerie d’Art de Lorraine Vase en verre double à décor floral peint en sous couche, finement gravé, émaillé polychrome . Signature « Verrerie d’art de Lorraine » et monogramme « B.S Co Meisenthal » peinte dans les chardons, sous la base. Hauteur : 14,5 cm.

En 1897-1898, Désiré Christian quitte l’atelier de décoration de la verrerie pour s’installer à son propre compte. Il s’associe avec son frère François, sa fille Marie Augustine et son fils Armand. L’atelier installé route de Soucht, s’approvisionne en « blancs » à Meisenthal et à Saint Louis Les Bitche. Sa production est visible au musée de Meisenthal. Ses pièces, aux formes simples, sont gravées à l’acide ou décorées à l’émail rehaussé d’or. Les motifs sont inspirés par la nature, le japonisme, l’orientalisme, ou le style rocaille. Désiré Christian décéda le 19 janvier 1907 à Meisenthal. Ses œuvres resteront influencées par l’œuvre d’Émile Gallé et la production verrière de l’École de Nancy.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/03/26/meisenthal-verrerie-dart-de-lorraine-burgun-schverer-c-creee-en-1711-france/

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/28/desire-christian-1846-1907-un-proche-de-galle/

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Bonne année 2021 !

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Lampe signée DEGUE réalisée en 1920 haute de 54 cm (France)

David GUERON (1892-1950), lampe à piétement floral en fer forgé martelé enserrant un réflecteur en verre doublé à décor floral dégagé à l’acide Signée «Degué». Hauteur : 54 cm. Diamètre : 37 cm. Estimation : 800 €.

En 1926, David GUERON (1892-1950) reprend une ancienne verrerie-cristallerie à Compiègne (Oise), spécialisée dans les flacons de parfumerie qui nomme : « SA Cristalleries de Compiègne ».  Il fonde la même année la « Verrerie d’Art Degué » au 63 boulevard Malherbes à Paris (fabrique) et acquière un local au 41 rue de Paradis dans le 10 ième arrondissement (magasin d’exposition),  afin de présenter avec une production de vases et luminaires aux couleurs vives et de qualité. Ce dernier sera déplacé au 52, rue de Londres à Paris.

La cristallerie produit également des verres, gobelets industriels entre 1934 et 1935. Elle a réalisée une commande de 6000 pièces pour le paquebot « Le Normandie » destinées à la décoration murale et lumineuse composée de dalles de verre taillées au burin.

Il s’inspire d’un style Art Déco des décors de Charles Schneider ce qui lui voudra dans poursuites judiciaires pour contrefaçon avec gain de cause par Schneider en 1932. Edouard Cazeaux est le directeur artistique de David Guéron.

C’est la seconde guerre mondiale qui mit un terme à la Verrerie d’Art Degué, David Guéron quittant la France en 1939 pour échapper aux nazis.

Les signatures : Elles sont signées pour la majorité « DEGUE » ou « GUE » dans un cercle. Mais également « GUERON » avec une variante un pointe dans le « O », « GUERON COMPIEGNE », « GUERON MADE IN FRANCE », « GUERON CAZAUX », « CAZAUX », « COMPIEGNE », « GUE » dans un cercle au dessus de « COMPIEGNE » ou « COMPIEGNE MADE IN FRANCE »

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/16/degue-david-gueron-signature-dun-artiste-verrier-des-annees-1930/

Coupe de François-Théodore LEGRAS en verre haute de 11 cm (France)

François-Théodore LEGRAS (1839-1916), coupe lenticulaire en verre soufflé marmoréen à décor gravé en frise de motifs géométriques. Hauteur : 11 cm. Diamètre : 19 cm. Estimation : 200 €.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/21/francois-theodore-legras-1839-1916-le-destin-extraordinaire-dun-verrier-vosgien/

Vase réalisé par la Cristallerie de GOUS-KHROUSTALNY à décor lacustre haut de 24,5 cm (Russie)

Cristallerie de GOUS-KHROUSTALNY  fondée en 1756, vase à décor lacustre gravé à l’acide. Technique repris de celle d’Emile Gallé. Hauteur : 24,5 cm. 

Fondée en 1756 par le marchand Akim Maltsov, la Cristallerie GOUS-KHROUSTALNY s’est spécialisée dans la production de luxe près de Moscou. Elle a emprunté à l’Europe occidentale les meilleures de ses techniques en les imitant. Ainsi, en faisant l’acquisition d’une importante collection d’Emile GALLE, elle a mis sur le marché des reproductions de bonne qualité au début du XXième siècle.

Ces réalisations se trouvent dans le monde entier : service de verres, vases, bijoux, sculptures, luminaires, articles ménagers… c’est un artisanat russe traditionnel et un savoir-faire unique en son genre. Particulièrement célèbres sont les produits fabriqués à partir de cristal coloré.  Les panneaux du vitrail de la station de métro Madeleine à Paris (ligne 14) sont réalisés dans les verreries de Gous-Khroustalny.

L’effondrement de l’URSS a fait vacillé et décliné la manufacture pendant 20 ans et a fini par périclité en  2010.

En 2011, ARC International a acquis à 75 % le manufacture de Gous-Khroustalny. Arc Holdings est une société française créée en 1825, œuvrant dans les arts de la table et de la verrerie, et commercialisant en France et à l’international les marques déposées Luminarc, Arcopal, Cristal d’Arques, Eclat, Arcoroc et Chef & Sommelier.

leverreetlecristal.wordpress.com/2020/05/25/la-cristallerie-de-gous-khroustalny-fondee-en-1756-russie/

Vase de François-Eugène ROUSSEAU à décor de carpes japonisantes et branches de bambou haut de 26 cm (France)

François-Eugène ROUSSEAU (1827-1890), vase à panse aplatie de section oblongue, sur talon, en verre soufflé et émaillé à décor de carpes japonisantes et de branches de bambou. Le colle en verre bullé et teinté bleu appliqué à chaud et formant des coulures. Les anses en demi-cercle appliquées. Signé sous la base « E. Rousseau Paris ». Hauteur : 26 cm. Estimation : 2 000 €.

François-Eugène ROUSSEAU (1827-1890) était un marchand-éditeur parisien, spécialisé au début de sa carrière dans la faïence et la porcelaine.

Vers 1867, à peu près en même temps que Gallé, il se prit de passion pour l’art du Japon et fit réaliser des services en faïence de Monteraux  japonisants en association avec un graveur, Félix Bracquemond. La même année il se mit à la verrerie en faisant appelle aux talents de Eugène Michel pour lui faire graver toute une gamme de verrerie dans l’esprit « Art Nouveau ».

En 1869, deux de ses verres peints furent achetés par le Victoria and Albert Museum. Ses verreries japonisantes produites avec le concours probable des frères Appert à Clichy, apparaîtront en 1874 à Paris à la IVe Exposition de l’Union centrale des Beaux-arts appliqués à l’industrie.

En 1877, il collabore avec Alphonse-Georges Reyen. Il mena des expériences dans les ateliers des frères Appert, qui se solda par des réalisations au couleurs de plus en plus rares et précieuses.

Son atelier était situé au 43 de la rue Coquillère à Paris. Ancienne maison Duban, fondée à la même adresse, en 1753 par Louis-Picard Duban (mort en 1783), faïencier, et reprise en 1784 par son fils, Louis-François-Picard Duban, faïencier breveté, seul fournisseur de la Maison du Roi et des Princes. Joseph Rousseau (Lys 1787-Paris 1855) loue le fonds de commerce à partir de 1826. François-Eugène Rousseau succède à son père en 1856 et vend son fonds à Léveillé en 1885. Ce dernier continua à travailler dans le style de son maître, tout en l’adaptant progressivement à l’esprit fin de temps. Léveillé mourut en 1913.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/07/08/francois-eugene-rousseau-1827-1890-marchand-editeur-parisien-specialise-dans-la-ceramique-et-le-verre-france/

Vase des Frères MULLER à décor lacustre avec berger et moutons (France)

Frères MULLER (1897-1936), vase à panse aplatie et col pincé en verre multicouche dégagé à l’acide à décor nuancé brun, orangé, et rose d’un berger et son troupeau en bordure de lac. Dimensions : 22,5 cm x 28 cm  x 15 cm. Estimation : 700 €.

Au nombre de 10, les frères Muller sont formés à la cristallerie de Saint Louis lès Bitche puis, certains d’entre eux travaillent plusieurs années chez Gallé à Nancy de 1894 à 1897.

En 1897, ils s’installent à Croismare, à côté de Lunéville, et démarrent une production verrière très proche de celle d’Emile Gallé ou des Frères Daum.

Même si l’on peut considérer que les Frères Muller possédèrent  «la troisième manufacture de verre de l’Ecole de Nancy», ils ne furent pas membres de celle-ci. Ils surent toutefois tirer profit de l’intense activité artistique de la ville et de l’engouement spectaculaire pour les arts décoratifs au début du 20ème siècle, en privilégiant le répertoire naturaliste cher à l’Art nouveau nancéien. Parfois accusés de pastiches, les Frères Muller ont produit des pièces originales et d’une grande sophistication tant technique que décorative, à même de faire la démonstration de l’originalité et de l’excellence de la production verrière lorraine à cette période.

En 1905, deux des Frères Muller s’installent au Val Saint Lambert, en Belgique, où ils travaillent trois années durant à la création de 400 modèles. Ils y employèrent une technique qui avait fait le succès de la manufacture Muller, la fluogravure. Cette collaboration fructueuse illustre la circulation des idées, des techniques et des concepts artistiques entre de grands centres de création verrière Art nouveau.

Les frères Muller se sont retrouvés à la tête d’un ensemble industriel à Lunéville Croismare employant près de 300 personnes, qui s’est effondré en 1936.

Si l’énorme production qui en résulté est bien connue sur le Marché de l’Art, peu de documents fiables relatent cette aventure. Les décors des Muller sont le plus souvent gravés en camée à l’acide, mais l’émaillage et diverses techniques complexes, comme la marqueterie, ont été utilisées. La gravure à la roue et la cémentation à l’argent ou au cuivre a été particulièrement bien maîtrisée par les frères Muller.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/02/11/freres-muller-a-luneville-1897-1936-lhistoire-dune-famille-verrier-france/

Vase « Lichen » de Gabriel ARGY ROUSSEAU réalisé en 1919 en pâte de verre haut de 8 cm (France)

Gabriel ARGY ROUSSEAU (1885-1953), vase modèle  » Lichen  » en pâte de verre à décor dans les tons de violet sur fond gris. Signé. Hauteur : 8 cm. Diamètre : 11 cm. Estimation : 1 500 €.

De son vrai nom Joseph-Gabriel Rousseau, Gabriel Argy-Rousseau est né dans un petit village de Beauce à Meslay le Vidame (Eure et Loire),  dans une famille d’ouvriers agricoles. Il prit ce nom à son mariage en 1913, en accolant à son propre nom les quatre premières lettres du nom de sa femme Marianne Argyriadès, en hommage à son apport culturel, sentimental et familial.

Il entra à 17 ans en 1903 à l’Ecole Nationale de Céramique de Sèvres où il eut Albert Dammouse comme professeur. Les recherches d’Henri Cros, qui disposait d’un atelier mis à sa disposition dans l’enceinte de la manufacture, éveillèrent son intérêt pour la pâte de verre.

Il fit des études brillantes. Esprit vif et créatif, passionné de peinture, il s’installe dans un petit atelier au 52 avenue des Ternes à Paris.

Ses premières créations furent exposées en 1914, au Salon des Artistes Français. La guerre freinera ses créations. A partir de 1919, il développe momentanément une production en série de flacons, vases, etc .. avec succès. Les pâtes de verre décoratives qu’il produira ensuite, marqueront à toujours sa style et seront récompensées à travers de nombreux prix.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/02/02/gabriel-argy-rousseau-1885-1953-la-vie-et-loeuvre-dun-passionne/