Coupe signée HANOTS de chez VERLYS haute de 20 cm (France)

VERLYS (1925-1946), coupe en verre moulé pressé à décor de fleurs, signée HANOTS. Hauteur : 20 cm. Estimation : 40 €.

VERLYS (1925-1946) est associé à la société Holophane (verrerie des Andelys – Hanots).

C’est une verrerie d’art pour la table et objets de décoration. La création de la marque VERLYS provient de la contraction de VERrerie des AndeLYS) Cette production artistique était composée de plusieurs centaines de pièces différentes. Les divers catalogues que nous connaissons témoignent de la qualité et de la diversité des pièces fabriquées : vases, coupes, sujets animaliers, religieux…

La marque Verlys trouva ses lettres de noblesse dans de grandes expositions aux côtés de verreries de chez Lalique – Etling – Sabino … et ne tarda pas à attirer de grands verriers. La signature de ces pièces était gravée soit dans la poche, soit sur le noyau du moule. La même pièce pouvait avoir des couleurs différentes, néanmoins référencée dans un catalogue. Cette production artistique était malheureusement peu rentable pour la société Holophane.

La fabrication Verlys fut donc abandonnée vers 1946 au profit de celle des glaces de phares. Dans les années 1970, la direction de la Société a permis quelques retirages de ces verreries afin de récompenser des manifestations sportives et autres, mais les moules étaient souvent usés et laissaient apparaître des défauts : signature illisible, craquelures, finition laissant à désirer… et les couleurs n’étaient pas toujours celles référencées au catalogue.

A noter également que la société ne disposait plus de verre de couleur vers la fin des années 1990. Aujourd’hui cette société emploi 350 personnes et fabrique des plots de chaussée en verre pour la signalisation routière, de glaces de phares antibrouillard, de lentilles asphériques et des verres de haute technologies destinées en grande partie pour l’exportation.

Les signatures :

Après 1925 « Verlys avec un numéro », « Verlys HS avec un numéro » et « 3928 91 Verlys. ». Après 1931 « VA » pour verrerie des Andelys. Après 1931 « Jean. K. », « Verlys » avec variantes, « Des Hanots ». « Holophane », « Autophane », « Holophare », « Callophane », « EH », « L’Eclairage Holophane », « GH », « L’Holophane », « GH », « Bozal », Prismalys ». Après 1935 « A. Verlys » et « A. Verlys France ».

https://leverrelecristaletlapatedeverre.wordpress.com/2014/03/20/verlys-1925-1946-une-marque-francaise-de-la-societe-holophane-france/

Flacon signé André THURET haut de 11 cm (France)

André THURET (1898-1965), flacon en verre épais translucide modelé à chaud avec inclusions de poudres métalliques rose, paillettes et petites bulles d air. Signé à la roue sous la base. Avec un bouchon en verre translucide Hauteur : 11 cm). Estimation : 300 €.

André Thuret (1898-1965) occupe, à partir de 1922 des postes d’ingénieur aux verreries de Bagneux, puis de Bezons. Il est à la fois scientifique par sa formation et verrier par sa passion.

Participe à ce titre à l’Exposition des Arts Décoratifs de 1925 et obtient, personnellement, un diplôme d’honneur. A partir de 1926, assistant, puis chef de travaux, de la chaire de Chimie appliquée aux Industries de la céramique et de la verrerie au Conservatoire National des Arts et Métiers et Expert près de la Cour d’Appel de Paris, il partage son activité, axée sur le verre, entre son enseignement, la recherche scientifique et sa production d’artiste.

C’est par la science qu’André Thuret est venu à l’art. Ce sont en lui l’ingénieur et le chimiste qui servent l’artiste et déterminent, expérimentalement, les divers stades de son évolution. Le savant met à la disposition du créateur de formes, de rythmes et de couleurs la beauté fluide et transparente du verre et les réactions des oxydes métalliques. Tous les vases, coupes ou flacons de Thuret sont des pièces uniques, soufflées et travaillées selon la technique traditionnelle à une température excédant 1 000 degrés.

A ses débuts André Thuret soufflait la « paraison », masse de verre fluide, dans des moules dont les décors en creux s’inscrivaient en reliefs sur la forme, reliefs colorés ensuite par « roulage » sur le marbre chargé d’oxydes métalliques.

Les signatures :

André THURET commence à signer ses pièces dès 1925. A partir de 1930 « andre thuret » gravée à la pointe en lettres script.

https://leverrelecristaletlapatedeverre.wordpress.com/2014/04/06/andre-thuret-1898-1965-ou-la-science-creee-un-artiste-france/

Vase des Frères VESSIERE haut de 16 cm avec mention « Qui s’y frotte s’y pique » (France)

Frères VESSIERE (1901-1950), vase soliflore en verre émaillé rouge et noir sur fond rose opalescent à décor de chardons et porte la devise de la ville de Nancy « qui s’y frotte s’y pique ». Signé. Hauteur : 16 cm. Estimation : 100 €.


Charles et Justin Vessière ont créé en 1901 un atelier de décoration. Le magasin d’exposition et de vente était situé au 4 de la rue Saint Dizier à Nancy. Ce magasin était connu en temps que dépositaire des produits des Cristalleries de Baccarat mais aussi les propres productions des Frères Vessière.

Jusque dans les années 1950, plusieurs décorateurs formés dans les autres verreries nancéiennes, gravent à l’acide, émaillent et pratiquent la dorure dans cet atelier jusque dans les année 50. Deux générations de Vessière se succèdent au magasin de Nancy jusque dans les années 1990 et quatre au magasin de Baccarat, la cinquième génération est très active et a su s’adapter au changement de la clientèle.

Parallèlement depuis 1882, le magasin Vessière de Baccarat dispose dès son début d’un atelier de décoration réputé. Les modèles bruts ou blanc sont fournis par les Cristalleries de Baccarat, la verrerie des Frères Muller à Croismare ou les Cristalleries de Nancy avec des décors floraux gravés en camée à l’acide sur des verres multicouches ou peints aux émaux polychromes sur des verres teintés. Entre 1910 et 1930, les productions des Frères Vessière sont typiques de celles de l’Ecole de Nancy.

Les signatures :

Les pièces sont généralement signées « C. Vessière Nancy ». Il existe des pièces avec la mention « Baccarat » ou « Croismare » suivie de « Nancy », « C. Vessière NANCY », « justin vessière », « C.Vessière suivie de la Croix de Lorraine », « Vessiere Baccarat Nancy », « C. Vessière Les Pavots. C. Vessière Nancy suivie de la Croix de Lorraine », « Les Glycines C. Vessière NANCY suivie de la signature par un dessin avec une Croix de Lorraine avec une lettre F pour France » ou « Les Chardons C. Vessière Baccarat NANCY ».

Le magasin Vessière de Baccarat est situé au 1 de la rue de la Division Leclerc à Baccarat (54120). Il propose également à la vente les produits de chez Daum et Lalique. Ouvert 7 jours/7: 03 83 75 10 55.

Lien magasin : https://www.vessiere-cristaux.fr/

Lien produits Daum : https://www.vessiere-cristaux.fr/categorie-produit/cristal-daum/

Lien produits Lalique : https://www.vessiere-cristaux.fr/categorie-produit/cristal-lalique/

Lien bracelets : https://www.mv-bracelet.com/ (site partenaire Cristaux Vessière)

https://leverrelecristaletlapatedeverre.wordpress.com/2017/01/18/freres-vessiere-1901-1950-editeurs-et-createurs-a-nancy-et-baccarat-france/

Lampe des Frères MULLER à décor de pavots haute de 25 cm (France)

Frères MULLER (1897-1936), lampe « phare » en verre multicouche à décor de pavots bleus sur fond blanc et jaune. Cerclage en fer forgé. Hauteur : 25 cm. Estimation : 1 000 €.

Au nombre de 10, les frères Muller sont formés à la cristallerie de Saint Louis lès Bitche puis, certains d’entre eux travaillent plusieurs années chez Gallé à Nancy de 1894 à 1897.

En 1897, ils s’installent à Croismare, à côté de Lunéville, et démarrent une production verrière très proche de celle d’Emile Gallé ou des Frères Daum.

Même si l’on peut considérer que les Frères Muller possédèrent  «la troisième manufacture de verre de l’Ecole de Nancy», ils ne furent pas membres de celle-ci. Ils surent toutefois tirer profit de l’intense activité artistique de la ville et de l’engouement spectaculaire pour les arts décoratifs au début du 20ème siècle, en privilégiant le répertoire naturaliste cher à l’Art nouveau nancéien. Parfois accusés de pastiches, les Frères Muller ont produit des pièces originales et d’une grande sophistication tant technique que décorative, à même de faire la démonstration de l’originalité et de l’excellence de la production verrière lorraine à cette période.

https://leverrelecristaletlapatedeverre.wordpress.com/2014/02/11/freres-muller-a-luneville-1897-1936-lhistoire-dune-famille-verrier-france/

Lampe de table FRATELLI TOSO haute de 29 cm (Italie)

FRATELLI TOSO (1854-1983), lampe de table de forme champignon, verre millefiori multicolore. Hauteur : 29 cm. Estimation 150 €.

Les vases Murrhins sont reconnaissables parmi les autres. Petits et représentantes des fleurs de toutes les couleurs, ils sont représentés en vase bulbe, cruchon, boule ou coupe.

Les frères Angelo, Carlo, Giovanni, Gregorio, Ferdinando et Liberale TOSO fondèrent en 1854, la verrerie qui porte leur nom sur l’île de Murano en Italie. Produisant au début uniquement du verre ordinaire, ils s’engageront dans la copie des anciens verres vénitiens quand la vogue du genre s’imposa avec la venue de Salviati à Murano.

Les verres murrhins enrichirent cette production après la redécouverte par Vincenzo Morretti de la technique de l’ancien procédé perdu depuis l’antiquité romaine. Cette verrerie avait une maîtrise dans la technique de la fabrication de ces verres reconnue par tous.

Le fait de ne compter que des membres de la famille associés ou employés caractérise cette entreprise toute son existence. Ermanno Toso marqua le style Novecento en 1936 avec sa venue. Il sera reconnu à l’après guerre.

Inactive depuis 1981, cette verrerie fut déclarée en faillite en 1983 puis Antica Vetreria Fratelli Toso succéda à Fratelli Toso. A sa tête, un Toso puisque Arnoldo Toso a repris cette historique verrerie.

site Fratelli Toso

http://www.fratellitoso.it/en

https://leverrelecristaletlapatedeverre.wordpress.com/2014/01/29/fratelli-toso-1854-1983-la-reference-pour-les-verres-murrhins/

Collection de flacons de Maurinot MARINOT (1882-1960) musée d’Art Moderne de Paris (France)

 

Maurice MARINOT (1882-1960), collection de flacon en verre massif provenant du Musée d’Art Moderne de Paris.

Maurice MARINOT (1882-1960) a voulu être et il est demeuré un maître ouvrier. Il s’est fait d’abord connaître comme peintre puis enthousiasmé par le verre, créa des vases de verre transparent décorés de motifs sur émaux opaques.

Il est l’un des plus grands novateurs du XXème siècle dans l’art du verre. De nombreux verriers appliquent encore aujourd’hui les formules décoratives dont il est l’inventeur. Chez lui, «les différentes couches de verre glissent et luttent comme dans les époques géologiques».

Ainsi, lorsqu’en 1911, il visite à Bar-sur-Seine la verrerie de son ami Viard, un coup de cœur le décide à mettre de côté sa carrière de peintre pour consacrer près de 25 ans de sa vie au métier pénible et passionnant de verrier. De son atelier sortiront près de 2500 pièces : flacons, vases, coupes, bouteilles et quelques rares presse papiers, généralement signées sur le fond : Marinot.

Chaque objet est une œuvre d’art unique qui ne connait ni moulage ni reproduction en série. Ce sont des pièces uniques qui « naissent les unes des autres ». Un atelier mis à sa disposition dans la verrerie lui permet de commencer ses recherches. Il y dessine la forme des pièces qu’il fait réaliser dans l’atelier voisin et les achève ensuite en les décorant d’émaux.

Il produit de 1913 à 1922 des verres blancs, limpides, bullés, ou craquelés qu’il décore de réserves en émail : bleu, blanc, rouge, violacé ou jaune. A partir de 1919, il s’intéresse à un nouveau type de décor et commence à creuser la surface de ses verres qui s’épaissit. Il les taille lui-même à la roue ou les grave à l’acide. C’est ainsi que commence son travail sur la profondeur.

Ses verres sont gravées de larges surfaces à facettes stylisées et géométriques. Un dessin daté de 1926 et conservé au musée d’art moderne de Troyes nous permet de mieux le découvrir. En commençant à souffler lui-même ses pièces à partir de 1923, il expérimente ensuite un nouveau type de décor nommé décor intercalaire. Entre deux couches de verres, il insère des impuretés qui créent de larges trainées colorées ou bullées.

C’est de 1927 à 1937, date à laquelle il cesse complètement son activité de verrier, que Marinot est le plus moderne. Il modèle à chaud des verres épais et lourds qui feront dire à René Jullian, lors d’une exposition rétrospective de son œuvre en 1965.
Après un long perfectionnement, il a acquis la liberté de l’artiste verrier et réalise des flacons au décor interne et profond formant « un tout organique cohérent ».

Son objectif est de « contraindre le verre tout en faisant apparaître sa vie propre. Que le résultat soit celui d’une lutte avec ses actions et ses réactions comme dans les choses de la nature ».

Les œuvres d’art réalisées par Maurice Marinot sont aujourd’hui conservées dans de nombreux musées français et internationaux. Rares sont celles passants en ventes publiques aux enchères, ce qui explique qu’un petit vase d’époque pourra être généralement estimé 10 000 à 15 000 €.

Les signatures :

Les pièces de Maurice Marinot sont signées de son nom à l’mail, à la pointe ou à l’acide et, pour la plupart, sont numérotées selon des critères propres à l’artiste. Les modèles de 1912 sont marqués de 1 à 43, ceux de 1913 de 1 à 73 et ceux de 1914 de 1 à 64. A partir de 1919, les pièces de l’année sont numérotées de 1 à 84, auxquelles il ajoute des modèles de fonds d’atelier non commercialisés pendant la guerre (1914-1918) et numérotés de 85 à 148. A partir de 1920, la numérotation suit un mouvement chronologique qui va du numéro 149 au 247, en 1921 du 248 au 345, en 1922 du 346 au 529, en 1923 du 530 au 734, en 1924 du 735 au 966, en 1925 du 967 au 1104, en 1926 du 1105 au 1248, en 1927 du 1249 au 1444, en 1928 du 1445 au 1600, en 1929 du 1601 au 1786, en 1930 du 1787 au 1937, en 1931 au 1938 au 2078, en 1932 du 2079 au 2179, en 1933 du 2180 au 2282, pour s’achever en 1934 du 2283 au 2405.

Les pièces vendues après 1934 non pas été numérotées par l’artiste, mais à posteriori par sa fille Florence Marinot, sans respecter aucun ordre chronologique d’année de fabrication : cette numérotation qui court de 1 à 330 précédée de ses deux initiales FM, est transcrite à l’encre sur une étiquette apposée sur la pièce.

https://leverrelecristaletlapatedeverre.wordpress.com/2014/02/12/maurice-marinot-1882-1960-peintre-puis-verrier-dexception/

Coupe en pâte de verre de François-Emile DECORCHEMONT haute de 12 cm (France)

François-Emile DECORCHEMONT (1880-1971), coupe sur talon en pâte de verre à décor de frise fleurie en semi-relief sur fond jaune, signé. Diamètre : 12,5 cm. Hauteur : 12 cm. Estimation : 5 000 €.

François-Emile DECORCHEMONT (1880-1971) est un céramiste et maître verrier français. Il appartenait à une famille d’artistes, son père, Louis-Émile Décorchemont (1851-1921), était sculpteur. Après avoir étudié à l’École nationale des arts décoratifs, il réalisa de nombreux objets en pâte de verre qui lui apportèrent la notoriété. La technique de la pâte de verre s’était développée à la fin du XIXe siècle chez les verriers.

Il fit évoluer dans les premières années du XXe siècle la technique de la pâte de verre fine puis épaisse et diaphane. Il s’imposa alors comme maître verrier. Il inventa une matière nouvelle, la pâte de cristal. Chrétien fervent, c’est en fréquentant l’église de son village, dotée de superbes vitraux de la Renaissance, que lui vint l’idée d’appliquer sa technique à l’art du vitrail dans les années 1930. Après la guerre, il se consacra plus particulièrement aux vitraux notamment dans sa région. Personnage très discret et peu communiquant il gardait secrètes ses découvertes et ses techniques. Peintre, céramiste, verrier, il créait l’ensemble de ses œuvres, le dessin, le moule, la finition. Son œuvre se caractérise par un dessin épuré, aux lignes simples et par l’éclat, la transparence et la luminosité des couleurs.

Ses créations n’ont pas de valeur fonctionnelle mais seulement esthétique de par leur fragilité et leur coût de production. Il éditait ses œuvres en petites séries et ne cherchait pas le rendement mais l’esthétisme. François Décorchemont est le grand-père des verriers Antoine Leperlier et Étienne Leperlier.

https://leverrelecristaletlapatedeverre.wordpress.com/2014/01/25/francois-emile-decorchemont-1880-1971-des-creations-de-pates-de-verre-exceptionnelles/

Verre « Ma grand mère quand je danse » provenant du service à eau d’Emile GALLE humoristique comprenant cruche et verre réalisé vers 1880 (France)

Emile GALLE (1943-1904), verre « Bon voyage monsieur Dumollet » comprenant une cruche et 8 verres à décor émaillé de scènes humoristiques : « Bon voyage monsieur Dumollet », « Ma Grand-mère, quand je danse « , « Le chien de Jean de Nivelle », « Il pleut, il pleut bergère », « Le Marquis de Carabas » (2), « A vos souhaits » (2) et « Je t’en brasse » (cruche). Il existe également un verre « L’instruction obligatoire » et un variante de la cruche représentant une alsacienne et un alsacien à la mine réjouie avec la citation « Quand vin a tiré fot l’boire ».

C’est un service à eau à décor inspiré des traditions populaires en cristal incolore à côtes vénitiennes et  émaux polychromes opaques (rouges, bleus et jaunes) soulignés de noir.

Le décor est probablement dû au crayon d’Emile Gallé lui-même. Les émaux, mis en place à Meisenthal sont de facture assez sommaire. Le motif a été exécuté par un décorateur de l’équipe de Désiré Christian, à qui on demandait plus de rapidité que de dextérité.

Hauteur verres : 11 cm. Hauteur cruche : 24, 5 cm. Estimation du service à eau : 1 500 €.

https://leverrelecristaletlapatedeverre.wordpress.com/2014/01/20/emile-galle-1846-1904-le-maitre-verrier-de-l-art-nouveau-france/

 

 

Verre « Il pleut, il pleut bergère » provenant du service à eau d’Emile GALLE humoristique comprenant cruche et verre réalisé vers 1880 (France)

Emile GALLE (1943-1904), verre « Il pleut, il pleut bergère »comprenant une cruche et 8 verres à décor émaillé de scènes humoristiques : « Bon voyage monsieur Dumollet », « Ma Grand-mère, quand je danse « , « Le chien de Jean de Nivelle », « Il pleut, il pleut bergère », « Le Marquis de Carabas » (2), « A vos souhaits » (2) et « Je t’en brasse » (cruche). Il existe également un verre « L’instruction obligatoire » et un variante de la cruche représentant une alsacienne et un alsacien à la mine réjouie avec la citation « Quand vin a tiré fot l’boire ».

C’est un service à eau à décor inspiré des traditions populaires en cristal incolore à côtes vénitiennes et  émaux polychromes opaques (rouges, bleus et jaunes) soulignés de noir.

Le décor est probablement dû au crayon d’Emile Gallé lui-même. Les émaux, mis en place à Meisenthal sont de facture assez sommaire. Le motif a été exécuté par un décorateur de l’équipe de Désiré Christian, à qui on demandait plus de rapidité que de dextérité.

Hauteur verres : 11 cm. Hauteur cruche : 24, 5 cm. Estimation du service à eau : 1 500 €.

https://leverrelecristaletlapatedeverre.wordpress.com/2014/01/20/emile-galle-1846-1904-le-maitre-verrier-de-l-art-nouveau-france/