J. MICHEL, PARIS (1925-1935), une signature parisienne (France)

J. MICHEL, PARIS (1925-1935), une signature parisienne (France)

« J. MICHEL Paris » est la signature des productions de cet artiste. Ses œuvres semblent provenir de la période 1925-1935. La technique et les motifs des décors, celle de gravure à l’acide est proche de productions De VEZ de la Cristallerie de Pantin.

Son usine se trouvait 39, rue de l’Egalité dans la commune Les Lilas située en Seine Saint Denis.

L’appel est lancé à toutes personnes qui pourrait alimenter cet article en information sur J. Michel.

Vase d’Auguste HOUILLON en verre épais à décor géométrique (France)

Auguste HOUILLON (1885-1954), vase ovoïde en verre épais translucide à décor géométrique en creux taillé au burin Signés « A.Houillon Nancy ». Estimation : 300 €.

Auguste HOUILLON est né en 1885 à Baccarat. Il rentre à 13 ans dans la célèbre cristallerie de sa ville de naissance. Il fait des études de dessin dans l’école de la manufacture. Après verrier, tailleur de cristaux puis graveur, il est affecté au service artistique avant la première guerre.

Il entre en 1921 à la Cristallerie de Nancy en tant que directeur artistique. Il produira un important et varié catalogue de pièces fourni par 500 employés. Auguste HOUILLON n’abandonne pas sa passion pour la sculpture avec une production importante de sculptures en terre cuite, bois, bronze. Il sculpte également le cristal au burin. Il est très ami avec Amalric Walter. Il conçut ainsi de nombreuses pâtes de verre. Il a réalisé également des peintures.

Après la fermeture de la Cristallerie de Nancy, il se consacra à la sculpture et rejoint une cristallerie fondée à Lemberg en 1925, suite à un conflit avec Saint-Louis.

Elle avait prospérée jusqu’à compter plus de 200 ouvriers malgré des temps difficiles. En 1937, cette cristallerie offrit à Auguste Houillon, distingué la même année « Meilleur ouvrier de France » pour ses gravures de cristaux au burin, le poste de directeur artistique tout en lui laissant sa liberté d’artiste.

Il mourut en 1954 à Nancy. On gardera de lui un savoir-faire dans la technique de gravure au burin du cristal.

Les signatures entre 1924 et 1954 :

Elles sont réalisées à la pointe ou gravées de son nom : « A. Houillon » ou « Auguste Houillon ». Egalement « AWALTER NANCY AH » pièces réalisées en pâte de verre en collaboration avec Amalric WALTER par A. Houillon. A partir de 1937 « A. Houillon 1e Ouvrier de France Nancy ». Entre 1938 et 1940 « A Houilon 1er Ouvrier de France Lemberg Moselle ».

Auguste HOUILLON (1885-1954) graveur du cristal au burin

Vase « Girofla » de VAL SAINT LAMBERT réalisé par René DELVENNE (Belgique)

VAL SAINT LAMBERT (1826-2013), vase en verre fumé réalisé par René DELVENNE pour Val Saint Lambert, vase modèle « Girofla ». Signé. Hauteur : 25 cm. Estimation : 250 €.

Les débuts :

Suite à la chute de Napoléon à Waterloo, Aimé-Gabriel d’Artigues (1773-1848), propriétaire de la Verrerie impériale et royale de Vonêche qui écoulait une grande partie de sa production en France, connaît des difficultés financières. Son principal commanditaire, Louis XVIII accepte de l’aider s’il s’occupe de la Cristallerie de Baccarat. Il délaisse donc Vonêche dont l’avenir ne s’annonce guère brillant. Un de ses collaborateurs, François Kemelin (1784-1855) lui propose alors, en juillet 1825, de racheter les installations de Vonêche pour 500 000 francs. Irascible, d’Artigues le renvoie sur le champ. Après quelques vaines tentatives de réconciliation, François Kemelin participe à la création d’une entreprise concurrente à Seraing. Le site est propice : le combustible est abondant, il y a des carrières de calcaire non loin, la région est active dans la métallurgie des non-ferreux, il sera facile de s’y procurer le plomb nécessaire à la fabrication du cristal et, enfin, Liège est prospère et avide d’objets de luxe. Kemelin a emmené avec lui son fidèle compagnon, Auguste Lelièvre (1796-1869) et quelques ouvriers de Vonêche. La société bénéficie d’importants soutiens financiers de la part de Guillaume d’Orange et du Baron Joseph de Bonaert. Le départ est donc rapide. En mai 1826, le premier four (à bois) est allumé, il comporte 8 creusets de 200 à 250 kilos. Le 6 juin 1826, la société anonyme des Verreries et Établissements du Val Saint-Lambert est créée. Kemelin en sera le directeur général jusqu’en 1838 (date à laquelle il quitte le Val pour fonder une nouvelle glacerie dans le Hainaut, à l’abbaye d’Oignies (Aiseau-Presles), il est alors remplacé par Lelièvre qui a jusque-là occupé le poste de directeur technique.

VAL SAINT LAMBERT (1826-2013), une signature Belge reconnue pour l’exception de la qualité de sa production (Belgique)

Veilleuse « Huppes » de Gabriel ARGY-ROUSSEAU créée en 1925 haute de 16 cm (France)

Gabriel ARGY-ROUSSEAU (1885-1953), veilleuse « Huppes » en pâte de verre mauve, orange et bleue à décor en léger relief de coqs et d’enroulements  Base circulaire en fer forgé martelé Signée « G Argy Rousseau France ». Hauteur : 16 cm. Estimation : 5 000 €.

De son vrai nom Joseph-Gabriel Rousseau, Gabriel Argy-Rousseau est né dans un petit village de Beauce à Meslay le Vidame (Eure et Loire),  dans une famille d’ouvriers agricoles. Il prit ce nom à son mariage en 1913, en accolant à son propre nom les quatre premières lettres du nom de sa femme Marianne Argyriadès, en hommage à son apport culturel, sentimental et familial.

Il entra à 17 ans en 1903 à l’Ecole Nationale de Céramique de Sèvres où il eut Albert Dammouse comme professeur. Les recherches d’Henri Cros, qui disposait d’un atelier mis à sa disposition dans l’enceinte de la manufacture, éveillèrent son intérêt pour la pâte de verre.

Il fit des études brillantes. Esprit vif et créatif, passionné de peinture, il s’installe dans un petit atelier au 52 avenue des Ternes à Paris.

Gabriel ARGY-ROUSSEAU (1885-1953), la vie et l’œuvre d’un passionné (France)

Vase de Paul NICOLAS signé D’ARGENTAL à décor lacustre haut de 20 cm (France)

Paul NICOLAS (1875-1952), vase signé D’ARGENTAL en verre double à décor gravé d’un paysage lacustre de couleur brun nuancé sur un fond jaune opaque et rouge-orangé évoquant le soleil couchant. Hauteur : 20 cm. Estimation : 550 €.

La signature « D’Argental » :

La signature « d’Argental » fait référence au lieu même de production, à Münzthal : la vallée de l’argent. Il est alors une sorte de traduction ou de dérivé du nom d’origine du village investit par les verriers de Holbach en 1586. La signature « d’Argental » permet de distinguer les pièces de style Art Nouveau des autres pièces, car les articles fantaisie sont nombreux et seront encore produits après 1930 dans un style art déco. Les articles portent alors une autre signature : simplement « Saint-Louis » ou même sans signature. Il reste aujourd’hui un mystère autour de cette autographe. En effet, il y a deux signatures utilisées simultanément pour les articles de style Art Nouveau : « d’Argental » et « d’Argental ‡ » (Croix de Lorraine).

Par l’observation des différentes pièces confondues, on note que la signature suivie de la croix de Lorraine apparaît à partir de 1923, ce qui coïncide avec la rupture de l’association de Paul Nicolas d’avec ses comparses Mercier, Windeck et Villermaux. Et cette signature va être utilisée à peu prés jusqu’à la fin de la collaboration entre Nicolas et Saint-Louis.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/16/paul-nicolas-1875-1952-ou-dargental-verrier-lorrain-un-de-mes-preferes/

Vase en verre de Philippe-Joseph BROCARD haut de 28 cm (France)

Philippe-Joseph BROCARD (1831-1896), vase balustre en verre émaillée sur piédouche à décor de résille et motifs floraux bleu, vert, rouge et blanc sur un fond miel. Signé BROCARD. Hauteur : 28 cm. Estimation : 2 000 €.

Philippe-Joseph BROCARD (1831-1896) verrier émailleur et originellement restaurateur d’antiquité. Il  est un artiste méconnu mais qui jouissait à son époque d’une grande notoriété. Collectionneur, restaurateur d’objets d’Art et créateur autodidacte, il fut le premier artiste verrier moderne en parvenant à retrouver les secrets des émaux arabes des XIII ème et XIV ème  siècle (Art des mosquées Mamelouk). Il participa ainsi à l’évolution des techniques du verre. Il put copier des lampes de mosquées de façon presque parfaite en maniant les émaux avec une finesse mesurée.  

Il présenta ces premières pièces émaillées avec succès, lors de l’Exposition Universelle de 1867 à Paris. Il suscitera l’admiration d’Emile Gallé présent à celle exposition pour le compte de son père Charles Gallé. Les verreries influencèrent beaucoup les premiers verres émaillés d’Emile Gallé, qui à son tour dans les années 1880, inspirera Brocard dans ses créations aux formes et décors européens. 

L’œuvre de P.-Joseph Brocard a été partiellement étudiée et de façon éparse. Les dates sont mal connues. Grâce à des exemples de signatures on peut cependant affirmer qu’il réside dès les années 1870 au 23, rue Bertrand et qu’il commence à travailler avec son fils Emile-Joseph vers 1878 (Gazette de l’Hôtel Drouot) et signe alors BROCARD et FILS.

Des grands musées, tels le British Museum ou le Victoria & Albert museum de Londres, font l’acquisition de ses pièces. Gallé a rendu visite dans son atelier parisien.

Brocard participa à de nombreuses expositions telles que :

L’Exposition Universelle de 1867 à Paris

L’Exposition de l’Union Centrale des Arts Décoratifs de 1869

L’Exposition Universelle de 1871 et 1872 à Londres

L’Exposition Universelle de 1873 à Vienne (Médaille d’Or)

L’Exposition Universelle de 1876 à Philadelphie

L’Exposition Universelle de 1878 et 1889 à Paris

En 1891 Brocard fit breveter son procédé de fabrication.

Après sa mort, en 1896, la Maison continuera peu de temps sa production sous le nom de VERRERIE BROCARD et participera en 1904 à l’Exposition Internationale Universelle de Saint Louis (E.U.) (Catalogue général / Exposition / Saint-Louis 1904).

Source : http://www.atelier-dl.com/index.php/collection-fr/brocard

Avec nos remerciements au Atelier DL – Didier LUTTENBACHER – Eric GASQUET (Paris)

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/28/philippe-joseph-brocard-1831-1896-verrier-emailleur-un-des-peres-meconnus-de-lart-nouveau/

Soliflore signé DEGUE violet, jaune et orange haut de 32,50 cm (France)

David GUERON (1892-1950), soliflore en verre jaspé violet, jaune et orange. Signé DEGUE. Hauteur : 32,50 cm. Estimation : 300 €.

Il s’inspire d’un style Art Déco des décors de Charles Schneider ce qui lui voudra dans poursuites judiciaires pour contrefaçon avec gain de cause par Schneider en 1932. Edouard Cazeaux est le directeur artistique de David Guéron.

La cristallerie produit également des verres, gobelets industriels entre 1934 et 1935. Elle a réalisée une commande de 6000 pièces pour le paquebot « Le Normandie » destinées à la décoration murale et lumineuse composée de dalles de verre taillées au burin.

C’est la seconde guerre mondiale qui mit un terme à la Verrerie d’Art Degué, David Guéron quittant la France en 1939 pour échapper aux nazis.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/16/degue-david-gueron-signature-dun-artiste-verrier-des-annees-1930/

Calendrier 2021 des Puces Gourmandes à Nancy (France)

Mise à jour le 14.09.21

Ce nouveau rendez-vous des brocanteurs et chineurs est situé place Charles III à Nancy entre le centre commercial saint Sébastien et le marché couvert de Nancy. Ce sont les responsables de la Galerie 31 qui sont à l’initiative. Lancé en 2020, il a connu un début difficile avec la crise sanitaire en nombre de dates, mais les visiteurs ont été au rendez-vous à chaque fois.

On retrouve des produits du terroir (d’où Les Puces Gourmandes) mais aussi une présence importante d’antiquaires et brocantes. Ainsi verrerie, objets des années 70 et 80, aux vinyles et meubles scandinaves tendances actuels font le bonheur de toutes les bourses.

Entrée gratuite.

Voici les dates pour cette année sous réserve des conditions sanitaires du moment :

Samedi 12 et dimanche 13 juin 2021 (samedi de 8 h à 19 h / dimanche de 8 h à 18 h)

Samedi 10 et dimanche 11 Juillet 2021 (samedi de 8 h à 19 h / dimanche de 8 h à 18 h)

Vendredi 6 et samedi 7 Août 2021 (vendredi de 8 h à 22 h /samedi de 8 h à 19 h)

Vendredi 10 et samedi 11 septembre 2021 (vendredi de 8 h à 22 h /samedi de 8 h à 19 h)

Vendredi 17 et samedi 18 septembre 2021 (vendredi de 8 h à 20 h /samedi de 8 h à 19 h)

Vendredi 8 et samedi 9 octobre 2021 (vendredi de 8 h à 22 h /samedi de 8 h à 19 h)

Nous mettons régulièrement à jour nos informations.

Vase signé Verrerie de LEUNE haut de 18 cm (France)

VERRERIE DE LEUNE (1861-1930), vase en verre sablé à décor de motifs émaillés et polychromes art déco. Hauteur : 18 cm. Estimation : 150 €.

La première trace de la verrerie Leune, nous l’avons dans un document de la préfecture de police de la Seine Saint Denis. Ce document nous indique que son installation a eu lieu le 15 février 1861 à Epinay sur Seine.

Entre 1904 et 1914, les établissements Leune produisent des porcelaines, des verreries médicales, des bibelots, des coupes  et vases à décor de paysages idylliques et romantiques, ainsi que des oiseaux et fleurs, peint à l’émail fixé à chaud. Ces productions décoratives sont de prix abordables et en série.

Auguste Heiligenstein sera conseiller technique de 1922 à 1926. Spécialiste dans l’émaillage sur verre, il fournira au catalogue de la société, de nouvelles création de qualité. Les Frères Daum fourniront en blancs l’atelier de décoration de l’établissement. Vers 1920-1930, la  société domicilié au 28 bis de la rue du Cardinal Lemoine à Paris (5ième arrondissement);  suivra la mode de la production de verres moulés ou soufflés, incolore ou opale portant la signature de Leunox.

Leune déposera le bilan après la crise de 1929 comme de nombreuses manufactures. Dans une édition catalogue de 1936, on retrouve une reprise d’activités par la suite sous le nom « Anciens Etablissement Leune », pour les laboratoires, hôpitaux, etc …

Les signatures :

Les pièces sont signées « LEUNE », « LEUNE/PARIS/FRANCE/MARQUE DEPOSEE », « LN », « LEUNOX FRANCE », « ETALEUNE », « ETALEUNE PARIS FRANCE », « ETALEUNE PARIS-FRANCE » ou « LEUNOR ».

Dans nos recherches, nous avons découverts des extraits d’un catalogue de la verrerie, proposant des verreries pour parfumerie. Nous ne sommes pas en mesure de confirmer qu’il s’agit de la même société (voir les 4 photocopies ci-dessus).

Verrerie de LEUNE (1861-1930) spécialiste de l’émail fixé à chaud (France)

Vase de Paul NICOLAS signé D’ARGENTAL haut de 29 cm (France)

Paul NICOLAS (1875-1952), vase en verre multicouches à décor en camée dégagé à l’acide de feuilles d’érable. Signé D’ARGENTAL, Hauteur : 29 cm. Estimation : 450 €.

Paul Nicolas a été un exceptionnel Maître-Verrier de Nancy qui a marqué l’Ecole de Nancy. Après avoir travaillé avec Emile Gallé, il créé en 1919 son atelier qui sera situé dans sa maison, au 64 de la rue de la République à Nancy. Au plus fort de son succès, il a compté jusqu’à 12 décorateurs. 

En juin 2013, j’ai eu la chance de rencontrer Florence Nicolas sa petite fille qui vit à Paris. Fille de Jacques (dernier enfant de Paul Nicolas) et Colette Nicolas, elle n’a pas connue son grand-père mais très bien sa grand-mère. Lors de notre rencontre, j’avais le sentiment de vivre un moment extraordinaire. Je buvais ses paroles et je ne cessais de l’observer. Elle avait le regard de Paul Nicolas que j’ai pu découvrir sur des photos d’époque : claire, intelligent et honnête. Florence Nicolas voue son temps à faire connaître son grand-père, qui était d’un humanisme reconnu par tous.

Paul Nicolas est né en 1875 à Laval devant Bruyères dans les Vosges, en territoire annexé par l’Allemagne depuis 1871. En 1888, ses parents décident comme beaucoup d’autres de rester français et déménagent à Laxou.

Paul NICOLAS (1875-1952) (D’Argental) élève d’Emile GALLE (France)