Vase DEGUE réalisé par David GUERON haut de 19 cm à décor stylisé avec une femme (France)

David GUERON (1892-1950), vase boule en verre multicouches dégagées à l’acide à décor en réserve de femme et d’ondes géométriques bleues sur fond transparent. Hauteur : 27 cm. Diamètre : 19 cm. Estimation : 500 €.

En 1926, David GUERON (1892-1950) reprend une ancienne verrerie-cristallerie à Compiègne (Oise), spécialisée dans les flacons de parfumerie qui nomme : « SA Cristalleries de Compiègne ».  Il fonde la même année la « Verrerie d’Art Degué » au 63 boulevard Malherbes à Paris (fabrique) et acquière un local au 41 rue de Paradis dans le 10 ième arrondissement (magasin d’exposition),  afin de présenter avec une production de vases et luminaires aux couleurs vives et de qualité. Ce dernier sera déplacé au 52, rue de Londres à Paris.

Il s’inspire d’un style Art Déco des décors de Charles Schneider ce qui lui voudra dans poursuites judiciaires pour contrefaçon avec gain de cause par Schneider en 1932. Edouard Cazeaux est le directeur artistique de David Guéron.

La cristallerie produit également des verres, gobelets industriels entre 1934 et 1935. Elle a réalisée une commande de 6000 pièces pour le paquebot « Le Normandie » destinées à la décoration murale et lumineuse composée de dalles de verre taillées au burin.

C’est la seconde guerre mondiale qui mit un terme à la Verrerie d’Art Degué, David Guéron quittant la France en 1939 pour échapper aux nazis.

Les signatures : Elles sont signées pour la majorité « DEGUE » ou « GUE » dans un cercle. Mais également « GUERON » avec une variante un pointe dans le « O », « GUERON COMPIEGNE », « GUERON MADE IN FRANCE », « GUERON CAZAUX », « CAZAUX », « COMPIEGNE », « GUE » dans un cercle au dessus de « COMPIEGNE » ou « COMPIEGNE MADE IN FRANCE »

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/16/degue-david-gueron-signature-dun-artiste-verrier-des-annees-1930/

Pichet signé CHARDER réalisé vers 1927-1929 par Charles SCHNEIDER haut de 22 cm (France)

Charles SCHNEIDER (1881-1953), pichet en verre à décor de palmiers jaunes. Signature dégagée à l’acide et signature à la pointe CHARDER. Hauteur  22 cm. Estimation : 800 €.

De la grande époque de la verrerie Art nouveau-Art déco (entre 1895 et 1935), le grand public retient surtout trois noms, Daum, Gallé et Lalique. Un quatrième, Schneider, plus discret, fait également partie de cette pléiade qui a pris son envol avec l’École de Nancy, lorsque les artistes, souvent lorrains ou alsaciens, se sont repliés sur l’autre versant des Vosges après la défaite de 1870, là où se trouvent, encore aujourd’hui, nombre de cristalleries de renom, Baccarat ou Saint Louis notamment. Une toute récente exposition permet de découvrir cette verrerie au style particulier, très appréciée par les amateurs et collectionneurs, de plus en plus nombreux, de cet art décoratif, aux cotes qui ne cessent de grimper.

Il y a Charles Schneider (formé chez Daum) l’artiste et son frère Ernest le gestionnaire, originaires de Lorraine, rachètent en 1913 une verrerie à Epinay-sur-Seine près de Paris, là où se trouvent les clients fortunés. Pendant la Grande Guerre, la verrerie fournit du matériel médical et dès l’armistice, connait un immense succès commercial : en 1925 elle compte plus de 500 salariés.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/24/charles-schneider-1881-1953-un-maitre-verrier-apprecie-outre-atlantique/

Coupe des Frères VESSIERE avec mention 23 déc 1923 haute de 6 cm (France)

Frères VESSIERE (1901-1950) , coupe ronde en verre satiné à décor peint de chardons
Signée et datée 23 déc 1923. Hauteur : 6 cm. Diamètre : 11 cm. Estimation : 90 €.

Charles et Justin Vessière ont créé en 1901 un atelier de décoration. Le magasin d’exposition et de vente était situé au 4 de la rue Saint Dizier à Nancy. Ce magasin était connu en temps que dépositaire des produits des Cristallerie de Baccarat mais aussi les propres productions des Frères Vessière.

Jusque dans les années 1950, plusieurs décorateurs formés dans les autres verreries nancéiennes, gravent à l’acide, émaillent et pratiquent la dorure dans cet atelier jusque dans les année 50. Deux générations de Vessière se succèdent au magasin de Nancy jusque dans les années 1990 et quatre au magasin de Baccarat, la cinquième génération est très active et a su s’adapter au changement de la clientèle.

Parallèlement depuis 1882, le magasin Vessière de Baccarat dispose dès son début d’un atelier de décoration réputé. Les modèles bruts ou blanc sont fournis par les Cristalleries de Baccarat, la verrerie des Frères Muller à Croismare ou les Cristalleries de Nancy avec des décors floraux gravés en camée à l’acide sur des verres multicouches ou peints aux émaux polychromes sur des verres teintés. Entre 1910 et 1930, les productions des Frères Vessière sont typiques de celles de l’Ecole de Nancy.

Les signatures :

Les pièces sont généralement signées « C. Vessière Nancy ». Il existe des pièces avec la mention « Baccarat » ou « Croismare » suivie de « Nancy », « C. Vessière NANCY », « justin vessière », « C.Vessière suivie de la Croix de Lorraine », « Vessiere Baccarat Nancy », « C. Vessière Les Pavots. C. Vessière Nancy suivie de la Croix de Lorraine », « Les Glycines C. Vessière NANCY suivie de la signature par un dessin avec une Croix de Lorraine avec une lettre F pour France » ou « Les Chardons C. Vessière Baccarat NANCY ».

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2017/01/18/freres-vessiere-1901-1950-editeurs-et-createurs-a-nancy-et-baccarat-france/

Lampe de table signée DEGUE haute de 23 cm (France)

DEGUE (David GUERON (1892-1950), lampe de table champignon en verre marmoréen bleuté, rouille et violet. Monture en fer forgé. Signature sur la base. Hauteur: 23 cm. Estimation : 400 €.

En 1926, David GUERON (1892-1950) reprend une ancienne verrerie-cristallerie à Compiègne (Oise), spécialisée dans les flacons de parfumerie qui nomme : « SA Cristalleries de Compiègne ».  Il fonde la même année la « Verrerie d’Art Degué » au 63 boulevard Malherbes à Paris (fabrique) et acquière un local au 41 rue de Paradis dans le 10 ième arrondissement (magasin d’exposition),  afin de présenter avec une production de vases et luminaires aux couleurs vives et de qualité. Ce dernier sera déplacé au 52, rue de Londres à Paris.

Il s’inspire d’un style Art Déco des décors de Charles Schneider ce qui lui voudra dans poursuites judiciaires pour contrefaçon avec gain de cause par Schneider en 1932. Edouard Cazeaux est le directeur artistique de David Guéron.

La cristallerie produit également des verres, gobelets industriels entre 1934 et 1935. Elle a réalisée une commande de 6000 pièces pour le paquebot « Le Normandie » destinées à la décoration murale et lumineuse composée de dalles de verre taillées au burin.

C’est la seconde guerre mondiale qui mit un terme à la Verrerie d’Art Degué, David Guéron quittant la France en 1939 pour échapper aux nazis.

Les signatures : Elles sont signées pour la majorité « DEGUE » ou « GUE » dans un cercle. Mais également « GUERON » avec une variante un pointe dans le « O », « GUERON COMPIEGNE », « GUERON MADE IN FRANCE », « GUERON CAZAUX », « CAZAUX », « COMPIEGNE », « GUE » dans un cercle au dessus de « COMPIEGNE » ou « COMPIEGNE MADE IN FRANCE »

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Vase de la Verrerie de LEUNE (France)

Verrerie de LEUNE (1961-1930), vase en verre à décor stylisé émaillé. Estimation : 80 €.

La première trace de la verrerie Leune, nous l’avons dans un document de la préfecture de police de la Seine Saint Denis. Ce document nous indique que son installation a eu lieu le 15 février 1861 à Epinay sur Seine.

Entre 1904 et 1914, les établissements Leune produisent des porcelaines, des verreries médicales, des bibelots, des coupes  et vases à décor de paysages idylliques et romantiques, ainsi que des oiseaux et fleurs, peint à l’émail fixé à chaud. Ces productions décoratives sont de prix abordables et en série.

Auguste Heiligenstein sera conseiller technique de 1922 à 1926. Spécialiste dans l’émaillage sur verre, il fournira au catalogue de la société, de nouvelles création de qualité. Les Frères Daum fourniront en blancs l’atelier de décoration de l’établissement. Vers 1920-1930, la  société domicilié au 28 bis de la rue du Cardinal Lemoine à Paris (5ième arrondissement);  suivra la mode de la production de verres moulés ou soufflés, incolore ou opale portant la signature de Leunox.

Leune déposera le bilan après la crise de 1929 comme de nombreuses manufactures. Dans une édition catalogue de 1936, on retrouve une reprise d’activités par la suite sous le nom « Anciens Etablissement Leune », pour les laboratoires, hôpitaux, etc …

Les signatures :

Les pièces sont signées « LEUNE », « LEUNE/PARIS/FRANCE/MARQUE DEPOSEE », « LN », « LEUNOX FRANCE », « ETALEUNE », « ETALEUNE PARIS FRANCE », « ETALEUNE PARIS-FRANCE » ou « LEUNOR ».

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Coupe de François-Théodore LEGRAS à décor d’hémérocalles d’un diamètre de 30 cm (France)

François-Théodore LEGRAS (1839-1916), coupe en verre émaillé à décor d’hémérocalles. Signé Legras. Hauteur : 8 cm. Diamètre : 30 cm. Estimation : 100 €.

Âgé de 20 ans, il entre comme commis dans des verreries proches de son hameau natal. C’est là qu’il apprend son métier. A 25 ans, il quitte ses Vosges natales pour aller travailler à la verrerie de la Plaine Saint-Denis quartier de la ville de Saint Denis proche de Paris où il est embauché comme commis de nuit. En 1867, il se marie avec Elise Constance Broissard, couturière, puis toujours la même année devient directeur de la verrerie, celle-ci ayant changée de mains.

En 1871, il fit alors construire une nouvelle usine moderne et une cité ouvrière qui au fil des années devint un ensemble industriel de près de 20 000 mètres carrés. Sans fortune, François-Théodore Legras a recours à des commanditaires et constitue une société dont il demeurera le seul directeur gérant responsable.

En 1888, la verrerie de la Plaine Saint-Denis reçoit une médaille d’or à l’exposition de Barcelone : c’est la consécration. Le 27 décembre de cette année, le jour de ses 49 ans, il est fait Chevalier de la Légion d’Honneur par le Président de la République Sadi Carnot.

L’exposition universelle de 1889 est un succès pour le verrier qui propose un catalogue extrêmement varié. Il obtient de nouvelles récompenses, ce qui provoque une nouvelle expansion afin d’augmenter la capacité de production d’autant qu’en 1897 la verrerie de Pantin est rattachée à celle de Saint-Denis. 

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/21/francois-theodore-legras-1839-1916-le-destin-extraordinaire-dun-verrier-vosgien/

Vase cornet de Charles SCHNEIDER haut de 17 cm (France)

Charles SCHNEIDER (1881-1953), vase cornet sur talon à large col en verre clair teinté violet vers la base, au décor gravé à l’acide. Signé SCHNEIDER sur le pourtour du talon. Hauteur : 17 cm. Estimation : 600 €.

Il y a Charles Schneider (formé chez Daum) l’artiste et son frère Ernest le gestionnaire, originaires de Lorraine, rachètent en 1913 une verrerie à Epinay-sur-Seine près de Paris, là où se trouvent les clients fortunés. Pendant la Grande Guerre, la verrerie fournit du matériel médical et dès l’armistice, connait un immense succès commercial : en 1925 elle compte plus de 500 salariés.

Mais avec la crise de 1929, la verrerie périclite pour fermer en 1939 (prononciation de la faillite). Pendant une dizaine d’années, le succès est tel, qu’adepte du marketing à outrance avant l’heure, la société instaure trois marques bien distinctes : à côté des oeuvres  originales toujours signées Schneider, les plus chères, les plus sophistiquées, sont produites en plus grande série des pièces sous l’appellation soit Charder (contraction de Charles Schneider) soit Le Verre Français, histoire de répondre à une forte demande du marché, notamment américain. Car la verrerie colorée de style est très à la mode dans les milieux aisés, soutenue par des artistes tels Delaunay, Dufy ou Léger et des décorateurs, Dufrène ou Sornay. De 1930 à 1933 la ligne signée Verçais produit des verreries moulées, originales et de bonne qualité avec un prix de vente plus adapté au contexte économique de l’époque. Elle rencontre le succès après des Grands Magasins.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/24/charles-schneider-1881-1953-un-maitre-verrier-apprecie-outre-atlantique/

Coupe série « Bijoux »de Charles SCHNEIDER haute de 20 cm (France)

Charles SCHNEIDER (1881-1953), série « Bijoux », coupe sur pied en verre poudré polychrome en intercalaire, la partie basse du calice au décor de cabochons bleus appliqués à chaud. Le pied constitué d’une jambe en verre teinté noir reposant sur une base en verre poudré rouge. Signée SCHNEIDER, à l’or sur la base. Hauteur : 20 cm. Estimation : 800 €.

De la grande époque de la verrerie Art nouveau-Art déco (entre 1895 et 1935), le grand public retient surtout trois noms, Daum, Gallé et Lalique. Un quatrième, Schneider, plus discret, fait également partie de cette pléiade qui a pris son envol avec l’École de Nancy, lorsque les artistes, souvent lorrains ou alsaciens, se sont repliés sur l’autre versant des Vosges après la défaite de 1870, là où se trouvent, encore aujourd’hui, nombre de cristalleries de renom, Baccarat ou Saint Louis notamment. Une toute récente exposition permet de découvrir cette verrerie au style particulier, très appréciée par les amateurs et collectionneurs, de plus en plus nombreux, de cet art décoratif, aux cotes qui ne cessent de grimper.

Il y a Charles Schneider (formé chez Daum) l’artiste et son frère Ernest le gestionnaire, originaires de Lorraine, rachètent en 1913 une verrerie à Epinay-sur-Seine près de Paris, là où se trouvent les clients fortunés. Pendant la Grande Guerre, la verrerie fournit du matériel médical et dès l’armistice, connait un immense succès commercial : en 1925 elle compte plus de 500 salariés.

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Vase des Frères MULLER « Mère bretonne et sa fille sur fond de paysage breton aux voiliers » gravé à l’acide haut de 32 cm (France)

Frères MULLER (1897-1936), vase  » Mère bretonne et sa fille sur fond de paysage breton aux voiliers  » en verre multicouche au décor tournant, dégagé à l’acide, traité vert et noir sur fond gris-blanc nuancé de rose par endroits. Signé MULLER Frères Lunéville, en réserve gravé en camée à l’acide. Hauteur : 32 cm. Estimation : 800 €.

En 1905, deux des Frères Muller s’installent au Val Saint Lambert, en Belgique, où ils travaillent trois années durant à la création de 400 modèles. Ils y employèrent une technique qui avait fait le succès de la manufacture Muller, la fluogravure. Cette collaboration fructueuse illustre la circulation des idées, des techniques et des concepts artistiques entre de grands centres de création verrière Art nouveau.

Les frères Muller se sont retrouvés à la tête d’un ensemble industriel à Lunéville Croismare employant près de 300 personnes, qui s’est effondré en 1936.

Si l’énorme production qui en résulté est bien connue sur le Marché de l’Art, peu de documents fiables relatent cette aventure. Les décors des Muller sont le plus souvent gravés en camée à l’acide, mais l’émaillage et diverses techniques complexes, comme la marqueterie, ont été utilisées. La gravure à la roue et la cémentation à l’argent ou au cuivre a été particulièrement bien maîtrisée par les frères Muller.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/02/11/freres-muller-a-luneville-1897-1936-lhistoire-dune-famille-verrier-france/

Vase « Montagne arborée » des Frères MULLER haut de 34 cm (France)

Frères MULLER (1897-1936), vase  » Montagne arborée «  à large col légèrement évasé en verre multicouche au décor tournant, dégagé à l’acide, traité bleu outremer sur fond marmoréen tacheté de beige et de roux. Signé MULLER Frères Lunéville, en réserve gravé en camée à l’acide. Hauteur : 34 cm. Estimation : 700 €.

Les frères Muller se sont retrouvés à la tête d’un ensemble industriel à Lunéville Croismare employant près de 300 personnes, qui s’est effondré en 1936.

Si l’énorme production qui en résulté est bien connue sur le Marché de l’Art, peu de documents fiables relatent cette aventure. Les décors des Muller sont le plus souvent gravés en camée à l’acide, mais l’émaillage et diverses techniques complexes, comme la marqueterie, ont été utilisées. La gravure à la roue et la cémentation à l’argent ou au cuivre a été particulièrement bien maîtrisée par les frères Muller

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/02/11/freres-muller-a-luneville-1897-1936-lhistoire-dune-famille-verrier-france/