Vase des Frères MULLER à décor lacustre gravé à l’acide haut de 16 cm (France)

Frères MULLER (1897-1936), vase balustre en verre multicouche à décor dégagé à l’acide traité violet sur fond beige et mauve marmoréen. Signé MULLER Frères Lunéville, en réserve gravé en camée à l’acide. Hauteur : 16 cm. Estimation : 200 €.

Les signatures :

Les signatures pour la période entre 1897 et 1914 sont les suivantes : « Muller Croismare », « DMuller Croismare » pour Désiré Muller, « EMuller Croismare » pour Eugène Muller, « hMuller Croismare prés de Nancy » pour Henri Muller, « hMuller Croismare » pour Henri Muller, « CROISMARE », « Crois Mare GV », « Muller », avec des variantes.

Les signatures pour la période entre 1919 et 1933 sont les suivantes : « G.V. DE CROISMARE » pour Grande Verrerie de Croismare pour les luminaires, « MULLER FRES LUNEVILLE » avec des variantes, « MULLER FRES FRANCE » pour les modèles destinés à l’exportation, « MULLER FRERES LUNEVILLE » avec des variantes, « MULLER FRERES LUNEVILLE FRANCE » pour des modèles destinés à l’exportation, « M F » et « MULLER Fr. ».

Les signatures pour la période entre 1897 et 1933 sont les suivantes : « Verrerie d’Art de Lorraine Muller & Cie Croismare », « Cristallerie de l’Opéra Rue de la Paix Muller », « E.Corbin Muller Croismare » pour les modèles fabriqués pour les Magasins Réunis de Nancy dirigés par Eugène Corbin après 1903, « VSL » et  » Val St Lambert » pour les modèles fabriqués par Désiré et Eugène Muller aux Cristalleries de Val Saint Lambert avec des variantes entre 1905 et 1908,  » MULLER CROISMARE CLAIN & PERRIER » pour le diffuseur en gros parisien Clain & Perrier, « Muller Frères Fecit PRIMAVERA FRANCE » et « Atelier Primavera Muller Fres LUNEVILLE » pour les grands magasins du Printemps vers 1925, « Muller Frères Lunéville Chapelle » pour les pièces réalisées en collaboration avec la ferronnerie Chapelle entre 1925 et 1930, « Muller Fres Lunéville U. GUAITA » pour les pièces réalisées en collaboration avec l’atelier de ferronnerie Maroello Guaita, « NICS » pour les pièces réalisées avec l’atelier de ferronnerie des Etablissements Nics, et « ASERVA ».

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Coupe en verre six pieds d’Auguste JEAN (France)

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Auguste JEAN, coupe en verre supportée par six pieds. Dimension : 19,3 cm x 28 cm x 11,8 cm. Estimation : 150 €.

Auguste JEAN est né à Paris vers 1830. Fils de céramiste, il commence à être connu à partir de 1860 comme céramiste et décorateur de faïences fines avant de se tourner vers la verrerie d’art. Novice, il a apporté un bouleversement dans la technique des décors émaillés.

Ses premiers décors japonisants de vase sont peints aux émaux polychromes en haut relief et à l’or. Ils les réalisent sur des vases, coupes, corbeilles à base tripode et à corps penché.

Il les exécute à la Cristallerie de Clichy en cristal. Ses verreries sont remarquées pour la première fois à l’Exposition universelle de Paris de 1878 où il reçoit une médaille de bronze. Il propose des pièces de verre coloré de forme classique, mais compliquée par des saillies et des reliefs, obtenus par un travail de la masse vitreuse à la pince, à chaud, ce qui deviendra sa marque distinctive.

En 1885, il arrête toute production suite au rachat par de la Cristallerie de Clichy par celle de Sèvres. Inventeur inlassable, Auguste Jean a ouvert, grâce à la liberté et à l’invention de ces formes exubérantes, la voie aux recherches qui sont encore celles des verriers contemporains.

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Pichet en verre émaillé d’Emile GALLE haut de 23 cm à décor d’un brasseur et de 2 femmes avec mentions « Je t’embrasse » et « Brasserie » (France)

Émile GALLE (1846-1904), pichet en verre émaillé polychrome à décor d’un brasseur et deux jeunes femmes, souligné de branchages fleuris oranges et marqué au revers « Je t’embrasse » et marqué à la partie supérieure Brasserie. Signé à la pointe au revers E. GALLE, Nancy. Hauteur : 23 cm. Largueur : 17 cm. Estimation : 800 €.

L’après Gallé :

Emile Gallé meurt terrassé par une leucémie le 23 septembre 1904 à 6 h du matin à son domicile. Agé de 58 ans, il sera enterré le surlendemain dimanche 25 septembre à 14 h en toute simplicité et, conformément à ses vœux, sans l’apparat militaire dû à son rang de commandeur de la Légion d’honneur. Les artistes de l’Ecole de Nancy offrent une simple palme ornée de branches de chêne, brisée, dans laquelle s’ordonnaient des clématites sauvages, une jetée de roses et quelques branches de chardons de Nancy. L’inhumation a lieu au cimetière de Préville à Nancy.

Il existe aucune archives commerciales des Etablissements Gallé. Ils ont été volontairement détruites. Seuls des correspondances notamment celles de Paul Perdrizet permettent de connaître plus de détails dans la production de la manufacture.

Les Etablissements Gallé continueront à produire des verreries et des meubles de style Art Nouveau jusqu’à la fermeture de l’usine. C’est à contre courant de la mode et de l’évolution artistique vers l’Art Déco que les nancéens continueront à acheter « du Gallé ». Puis pendant quarante ans on ne parlera plus d’Emile Gallé. A l’exception de quelques amateurs avisés, bien des nancéiens se débarrasseront des Gallé en leur possession. Les anecdotes sont nombreuses. Une sellette marquetée et signée Emile Gallé est transformée en table basse …. Des vases serviront aux utilisations les plus diverses. On m’a rapporté que certains d’entres eux formés des bordures d’allées de potager …

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Vase de Paul NICOLAS haut de 24 cm à décor de daturas signé « D’ARGENTAL) (France)

Paul NICOLAS (1875-1952), vase à corps ovoïde et long col conique en verre doublé vert sur fond jaune orangé. Décor de daturas gravé en camée à l’acide.  Signé D’ARGENTAL. Hauteur : 24 cm. Estimation : 500 €.

Paul Nicolas est issu de l’École de Nancy. Elève d’Émile Gallé dont il rejoint l’entreprise en 1894 après un bref passage chez l’architecte Charles André. Il crée en 1919 sa propre entreprise avec trois artistes de chez Gallé : Pierre Mercier, Emile Villermaux et Eugène Henri Windeck et le soutien des Cristalleries de Saint-Louis.

Il produit à contre-courant des goûts de l’époque, des verreries Art Nouveau proches des séries industrielles des Etablissements Gallé toujours en activités. Les blancs sont produits à Saint Louis, alors que la gravure à l’acide est exécutée à Nancy, dans son atelier.

Il signe d’abord ses productions « d’Argental », puis à partir de la fin des années 1920, de son nom, « P. Nicolas », en y ajoutant de temps en temps la mention « Nancy » et parfois la Croix de Lorraine.

Le style de Paul Nicolas évolue avec le temps. Les oeuvres signées « d’Argental » sont typiques de l’École de Nancy, puis s’en écartent progressivement, en particulier en témoignant de l’influence de l’art déco.

Les œuvres signées « P .Nicolas » qui sont donc plus tardives, témoignent de la recherche personnelle de l’artiste vers la stylisation, ainsi que vers des techniques mettant en valeur le cristal, seule matière sur laquelle il travaille jusqu’à la deuxième guerre mondiale. Au sortir de celle-ci, ne pouvant plus se fournir en cristal à Saint-Louis, il travaille le verre jusqu’à sa mort en 1952. Il utilise au cours de sa carrière l’ensemble des techniques de travail du verre et du cristal : émaillage, gravure à l’acide, gravure à la roue, taille à la meule, applications à chaud, décor intercalaire…

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Vase de Paul NICOLAS signé D’ARGENTAL haut de 16 cm (France)

Paul NICOLAS ( 1875-1952), vase en verre à décor de charbons gravé à l’acide. Hauteur 16 cm. Signé : « D’ARGENTAL ». Estimation : 700 €.

Paul Nicolas a été un exceptionnel Maître-Verrier de Nancy qui a marqué l’Ecole de Nancy. Après avoir travaillé avec Emile Gallé, il créé en 1919 son atelier qui sera situé dans sa maison, au 64 de la rue de la République à Nancy. Au plus fort de son succès, il a compté jusqu’à 12 décorateurs. 

En juin 2013, j’ai eu la chance de rencontrer Florence Nicolas sa petite fille qui vit à Paris. Fille de Jacques (dernier enfant de Paul Nicolas) et Colette Nicolas, elle n’a pas connue son grand-père mais très bien sa grand-mère. Lors de notre rencontre, j’avais le sentiment de vivre un moment extraordinaire. Je buvais ses paroles et je ne cessais de l’observer. Elle avait le regard de Paul Nicolas que j’ai pu découvrir sur des photos d’époque : claire, intelligent et honnête. Florence Nicolas voue son temps à faire connaître son grand-père, qui était d’un humanisme reconnu par tous.

Paul Nicolas est né en 1875 à Laval devant Bruyères dans les Vosges, en territoire annexé par l’Allemagne depuis 1871. En 1888, ses parents décident comme beaucoup d’autres de rester français et déménagent à Laxou.

Son père Jean-Pierre Nicolas, achète une propriété à Saint-Anne (quartier de Laxou) et fonde son entreprise d’horticulture. Ce qui était au départ un drame pour la famille, devient ainsi une opportunité : Nancy est à l’époque un creuset pour les arts et les sciences, avec le mouvement Art Nouveau.

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Carte de Service de Paul NICOLAS pour l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs et Industriels Modernes de Paris de 1925 (France)

Paul  NICOLAS (1875-1952), Laisser-passer (Carte de Service) de l’artiste pour l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs et Industriels Modernes de Paris de 1925. Estimation : 100 €.

Paul Nicolas a été un exceptionnel Maître-Verrier de Nancy qui a marqué l’Ecole de Nancy. Après avoir travaillé avec Emile Gallé, il créé en 1919 son atelier qui sera situé dans sa maison, au 64 de la rue de la République à Nancy. Au plus fort de son succès, il a compté jusqu’à 12 décorateurs. 

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Plat « Martigues » réalisé en 1920 par René LALIQUE d’un diamètre de 37 cm (France)

René LALIQUE (1860-1945), plat  « Martigues  » en verre jaune moulé pressé. Signé.
Hauteur : 6 cm. Diamètre : 37 cm. Estimation : 1 500 €.

Il a réellement créé un art. Perles, diamants et pierres, émails et or étaient des éléments dont il jouait, il les choisissait non pour leur valeur vénale, mais pour leur charme ou leur éclat. Il les orchestrait en féeries somptueuses et subtiles. Les visiteurs du Salon de 1901 admirèrent avec surprise des grands serpents en cristal produit par l’artiste et peu à peu Lalique devenait un verrier artiste.

Né à Ay en Champagne, il commença une première vie dans le métier de l’orfèvrerie et de la bijouterie d’art. Puis en 1907, il se lança dans l’art verrier avec la création de flacons de verre moulé industriellement pour le parfumeur Coty.

L’acquisition d’une verrerie près de Paris, à Combs la Ville en 1909, puis la construction en Alsace à Wingen sur Moder en 1921, lui permit de mettre en application ses recherches en toute indépendance. Il sera au sommet de sa carrière en 1925 dans le domaine verrier, lors de l’Exposition internationale des Arts décoratifs de Paris. René Lalique a marqué profondément le Style Art Déco par l’élégance soigné de ses productions. Elles sont toujours en vogue actuellement et recherchées par les collectionneurs et amateurs de beaux objets.

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Pichet d’Emile GALLE en verre à décor aquatique et de paysage haut de 21 cm (France)

Émile GALLE (1864-1904), pichet à corps ovoïde sur piédouche, anse latérale détachée en application et petit bec verseur modelé à chaud. Épreuve en verre vert d’eau à application d’un ruban de verre galbé sur la panse. Décor aquatique et coquillages sur fond d’un paysage en grisaille. Email polychrome au naturel rehaussé de dorure. Signé Cristallerie d’Émile Gallé, Nancy, et annoté Modèle et décor déposé. Hauteur : 21 cm. Estimation : 1 000 €.

En 1877, la maison de cristaux et porcelaines devient l’entreprise Emile Gallé et remporte une médaille de bronze (verrerie et céramique) à l’Exposition Universelle de Paris. Travailleur acharné, il développe l’affaire en 1885 en construisant de vastes ateliers, non seulement de faïence et de verrerie mais aussi d’ébénisterie. Emile Gallé s’y réserve au centre une pièce où il élabore les projets, dont il confie ou moins partiellement la réalisation à ses collaborateurs. Cette même année, il conclut un contrat tripartie avec la société Burgun, Schwerer et Désiré Christian qui s’engage à exécuter les commandes de Gallé, à les signer à son nom, en échange d’un volume de travail garanti. Etabli pour dix ans, il ne sera pas renouvelé.

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Vase produit chez BURGUN, SCHVERER & Cie (1824-1939), VERRERIE DE MEISENTHAL (1702-1969), VERRERIE D’ART DE LORRAINE d’une hauteur de 15 cm (France)

BURGUN, SCHVERER & Cie (1824-1939), VERRERIE DE MEISENTHAL (1702-1969), VERRERIE D’ART DE LORRAINE (1893-1903), vase quadrangulaire en verre mélangé vert et rouge et marqueterie intercalaire de verre rose à décor de digitales. Signé sous la base à l’or et marqué modèle déposé. Hauteur : 15 cm. Estimation : 1 500 €.

Située dans les Vosges du Nord, elle est née au début du XVIIIe siècle de l’abandon, faute de combustible, de la verrerie de Soucht, le village est mentionné en 1704 avec sa verrerie, sous la forme Meisenbach, le ruisseau des mésanges, puis en 1711 sous sa forme actuelle, Meisenthal, la vallée des mésanges. Le village aurait été précédé par une première verrerie appelée Glasthal, installée au XVIe siècle et disparue au siècle suivant.

Elle devient Burgun, Schverer & C° en 1824. De grands noms franchir la porte de cette verrerie soit pour s’initier avec Emile Gallé (1867) dans la décoration du verre et Désiré Christian.

On la trouve sur la dénomination de Verrerie de Meisenthal entre 1702 et 1969 et Verrerie d’Art de Lorraine entre 1893 et 1903.

A l’issue de la guerre de (1870-1871), Meisenthal se retrouva en Lorraine annexée par la Prusse. Gallé Père & Fils ne pouvaient y accéder régulièrement depuis Nancy. La verrerie employait plus d’un millier d’ouvriers, d’où à l’époque de consacrer une production de verreries d’usage et utilitaires. Un atelier de décoration dirigé par Désiré Christian permettait de mettre une valeur ajoutée aux pièces produites.

De plus l’effectif de cette usine et la crainte de perdre un personnel qui pourrait vendre son savoir-faire ailleurs, nécessité une production importante commissionnée par Emile Gallé. Le succès de l’artiste nancéien à l’exposition universelle de 1889 submergea la verrerie de commandes puis soudainement une baisse.

En 1901, Burgen, Schverer et C° fut transformée en société anonyme, puis pris l’enseigne Désiré Christian & Fils. L’activité de la verrerie cesse en 1939.

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Vase boule de Marcel GOUPUY de style Art Déco à décor de fleurs stylisés haut de 12 cm (France)

Marcel GOUPY (1886-1954), vase boule en verre à décor peint de guirlandes de fleurs. Le col souligné d’un filet noir. Hauteur : 12 cm. Diamètre : 13 cm. Estimation : 120 €.

Les pièces des productions de Marcel Goupy son signées de son nom « M Goupy », ‘M Goupy. », « MG », mais également celles diffusées par la galerie Rouard « Rouard France ».

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