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VAL SAINT LAMBERT (1826-2013), une signature Belge reconnue pour l’exception de la qualité de sa production (Belgique)

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Les origines :

L’abbaye du Val Saint Lambert fut créée au début du XIIIe siècle par des moines cisterciens au confluent du ruisseau de Villencourt et de la Meuse. Ils y observèrent la Règle de saint Benoît jusqu’à la Révolution, époque à laquelle ils furent chassés et leurs biens confisqués. Le domaine appartint alors à Jean-François Deneef, dernier bourgmestre de Seraing lors du Royaume-Uni des Pays-Bas, jusqu’en 1825. Il y installa une filature mécanique de lin qui ne connut pas le succès. En 1825, le Val Saint Lambert changea de propriétaires dans l’intention d’y installer une cristallerie.

Les débuts :

Suite à la chute de Napoléon à Waterloo, Aimé-Gabriel d’Artigues (1773-1848), propriétaire de la Verrerie impériale et royale de Vonêche qui écoulait une grande partie de sa production en France, connaît des difficultés financières. Son principal commanditaire, Louis XVIII accepte de l’aider s’il s’occupe de la Cristallerie de Baccarat. Il délaisse donc Vonêche dont l’avenir ne s’annonce guère brillant. Un de ses collaborateurs, François Kemelin (1784-1855) lui propose alors, en juillet 1825, de racheter les installations de Vonêche pour 500 000 francs. Irascible, d’Artigues le renvoie sur le champ. Après quelques vaines tentatives de réconciliation, François Kemelin participe à la création d’une entreprise concurrente à Seraing. Le site est propice : le combustible est abondant, il y a des carrières de calcaire non loin, la région est active dans la métallurgie des non-ferreux, il sera facile de s’y procurer le plomb nécessaire à la fabrication du cristal et, enfin, Liège est prospère et avide d’objets de luxe. Kemelin a emmené avec lui son fidèle compagnon, Auguste Lelièvre (1796-1869) et quelques ouvriers de Vonêche. La société bénéficie d’importants soutiens financiers de la part de Guillaume d’Orange et du Baron Joseph de Bonaert. Le départ est donc rapide. En mai 1826, le premier four (à bois) est allumé, il comporte 8 creusets de 200 à 250 kilos. Le 6 juin 1826, la société anonyme des Verreries et Établissements du Val Saint-Lambert est créée. Kemelin en sera le directeur général jusqu’en 1838 (date à laquelle il quitte le Val pour fonder une nouvelle glacerie dans le Hainaut, à l’abbaye d’Oignies (Aiseau-Presles), il est alors remplacé par Lelièvre qui a jusque-là occupé le poste de directeur technique.

La notoriété :

Rapidement, les fours à bois sont remplacés par des fours plus performants au charbon. Au départ, la production ne se distingue pas par son originalité, le Val Saint Lambert produit des bouteilles, du verre à vitre et petit à petit, de la gobeleterie commune en demi-cristal. En 1836, la Société générale de Belgique rachète l’entreprise et Léopold Ier devient un actionnaire important. En 1839, le catalogue est imprimé en cinq langues, ses produits sont exportés dans le monde entier. Une chaudière à vapeur est installée pour actionner les tours des tailleurs. On produit des pièces soufflées dans des moules fermés puis des pressées, ce qui permet d’imiter les articles taillés mais à moindre coût. En 1843, des services qui deviendront célèbres apparaissent. L’entreprise investit aussi dans le social : maisons, école, infirmerie sont créées. VSL participe à l’Exposition des Produits de l’Industrie Belge à Bruxelles de 1841. La recherche technique est grande, on pratique la taille riche, des procédés de coloration, l’inclusion de filigranes.

La crise :

En 1848, rien ne va plus, l’Europe est en pleine agitation. L’exportation étant devenue difficile, voire impossible, le Val Saint Lambert doit alors ralentir sa production, il fait travailler ses fours et son personnel en alternance. Le chiffre d’affaires est divisé par trois.

Dans les années 1850, la production reprend de plus belle. Le chiffre d’affaires triple par rapport à celui de 1839. De nouvelles innovations techniques sont apportées (par exemple, la gravure à l’acide en 57), notamment avec l’arrivée d’un nouveau directeur, Jules Deprez en 1863. Un four Boëtius (four à gaz alimenté par un gazogène) est installé en 1870.

La concurrence s’intensifie, des événements internationaux nuisent aux exportations (Guerre de Sécession, la guerre franco-prussienne de 1870).

Le renouveau artistique :

L’Exposition universelle de 1878 à Paris, provoque un renouveau artistique. Jules Deprez, grand voyageur, crée des représentations dans le monde entier. Le 1er août 1879 c’est l’acquisition des établissements des Verreries Namuroises et l’indépendance par rapport à la Société générale. En 1880, le Val occupe 2 800 personnes et produit 120 000 pièces par jour, c’est-à-dire cinquante millions par an.

En 1889, après la mort inopinée de Jules Deprez, c’est Henri Lepersonne qui reprend la direction, puis Georges Deprez (fils de Jules), en 1894. L’entreprise continue d’être à la pointe de la modernité : éclairage électrique, magasins, salle d’exposition, usine à gaz, voie de chemin de fer menée jusqu’à la fabrique…

Des artistes prestigieux travaillent au Val Saint Lambert, c’est l’époque de l’Art nouveau : Philippe Wolfers, Victor Horta et Henri van de Velde pour les Belges, Les frères Muller, Jean Désiré, pour les Français. La Manufacture de Val Saint Lambert a également produit des séries selon Gallé jusqu’à la fin des années vingt.

Au début du XXe siècle, ce sont plus de 160 000 objets qui sont fabriqués par jour ; 90 % de la production est exportée. 5 000 personnes y travaillent. On y pratique maintenant la fluogravure. En 1904, le catalogue reprend 192 modèles de services de table.

Pendant la Première Guerre mondiale, la production est interrompue.

Au lendemain de l’Armistice, les fours sont rallumés et la production redémarre tant bien que mal. En 1921 — année de création du Parti communiste en Belgique — on assiste à la première grève.

Dans les années 1920 apparaît la galvanoplastie. Le centenaire de l’entreprise est fêté en grande pompe les 26 et 27 juillet 1926. Le prince et futur roi Léopold III est présent et de nombreux ouvriers sont décorés. Le directeur, à cette époque, est Marcel Fraipont. Mais, dans les années 1930, le verre de luxe est en crise. La mécanisation et l’automatisation font une entrée en force dans le verre commun.

Le Val Saint Lambert n’a pas trop à souffrir de la Seconde Guerre mondiale, il conserve ses ouvriers qui échappent à la déportation.

Toutefois la grande époque est passée. Le Val Saint Lambert connaît toujours une production prestigieuse de grande qualité artistique, mais la puissance économique n’y est plus. On y produit aussi des vitraux pour des bâtiments publics et ecclésiastiques. Le nombre de personnes employées décline, les ennuis financiers s’accumulent. L’État devient actionnaire en 1971, via la Société nationale d’investissement. Après de nombreuses péripéties, le décembre 2005, Val Saint Lambert International entre en Bourse. En 2008, les ateliers des Cristalleries du Val Saint-Lambert existent toujours, ils occupent 58 personnes.

Dès les origines, le Val-Saint-Lambert s’attache de grands artistes pour créer des modèles qui, devenus classiques sont produits en grande quantité. Citons, par exemple, Camille Renard (14 mai 1832-?), Léon Foller, Louis Leloup

Représentation mondiale :

Vers 1900, le réseau commercial couvre le monde entier. La société dispose de dépôts à Bruxelles, à New York, et d’agents partout dans le monde : Londres, Paris, Marseille, Amsterdam, mais aussi en Italie, en Espagne, au Portugal, en Autriche, en Turquie, en Égypte, en Roumanie, en Grèce ; il y a neuf agents aux Indes, cinq en Australie, un au Canada, quatre en Chine et [Combien ?] au Japon. D’autres contrées sont visitées par des agents itinérants.

Les catalogues (tarifs) ont été édités régulièrement (1855, 1862, 1872, 1879). Des services classiques (Poniatowsky, Metternich, Lallaing…) seront produits pendant plus de cent ans. Certains produits sont adaptés à la demande étrangère (verre à sherry, à whisky britannique, bourbon américains…).

Des verres à boire, des flacons, des verres d’éclairage, coupes à fruits, vases de décoration, mais aussi des presse-papier, des coupe-papier…

 

Production intégrée :

Vers 1900, l’entreprise s’étend sur quatre sites : le site principal du Val Saint-Lambert, les établissements de Herbatte à Namur fondés en 1851 et de Jambes (1850), tous deux faisant partie des Verreries namuroises absorbées en 1879. Et, enfin, les établissements de Jemeppe qui datent de 1881 et furent achetés en 1883. Ils sont tous reliés à la ligne de chemin de fer Liège-Namur.

La qualité des matières premières étant de la plus haute importance, elles sont fabriquées sur place. Le sable y est lavé (7 000 tonnes), Le minium y est fabriqué. Les fours et creusets sont également fabriqués sur place (1 500 tonnes de terre réfractaire). Le gaz des fours à gaz Siemens ou Boëtius de douze à dix-huit creusets est fabriqué sur place. L’alimentation des fours en charbon (54 000 tonnes) se fait en sous-sol pour ne pas contaminer les produits. Huit halles de vingt fours occupent 8 000 mètres carrés. La chaleur des fours boëtius est récupérée pour faire de la vapeur. Lors de la moulure, le souffle du verrier est remplacé par de l’air comprimé. Le coupage à la flamme a également été un perfectionnement notable. Une machine, conduite par une seule opératrice, peut produire 3 000 gobelets par jour. L’énergie nécessaire à la taille, à l’origine manuelle fut rapidement remplacée par une roue hydraulique et, dès 1836, par une machine à vapeur. Il y a 800 tours dans six tailleries (quatre au Val-Saint-Lambert, une à Herbatte, une à Jemeppe).

La gravure, qui se faisait au tour, fut ensuite réalisée à l’acide fluorhydrique après application d’un masque d’encre imprimé. Cela permet de réaliser de grandes quantités de pièces de manière économique. Ainsi, 40 000 cheminées de lampe sont gravées chaque jour avec le logo de différents fabricants liégeois de lampes à pétrole. On a aussi la gravure au sable inventée par l’américain Tilghman où un jet d’air ou de vapeur entraîne du sable. On y effectue également de la peinture sur verre.

L’éclairage est au gaz et à l’électricité. Une usine à gaz produit journellement plus de 2 000 m³ de gaz, 58 lampes à arc et 656 lampes à incandescence éclairent l’entreprise. Les établissements sont reliés au chemin de fer Liège-Namur.

Il y a des ateliers mécaniques pour la construction des moules en fonte, d’autres pour la fabrication des caisses d’emballage.

En Octobre 2013, elle déposé le bilan.

Quelques sites Internet évoquant la Cristallerie de Val Saint Lambert : http://www.val-saint-lambert.com/#/index/html/lang/fr http://www.cema-givet.com/content/view/27/37/

Une fusée en cristal de 2,6 mètres !

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Un record pour une Cristallerie, celui de réaliser une pièce de 2,6 mètres et de 200 kms. C’est un bon moyen concret de présenter le savoir faire d’une grande maison de prestige Belge : Val Saint Lambert.

C’est en 2010, que cette exceptionnelle pièce a été réalisée, afin d’honorer le pavillon Belge de l’Exposition universelle de Shanghai. 15 personnes (designer, maîtres-verriers et tailleurs) ont été nécessaires pour sa réalisation, qui a demandé 325 heures de travail.

Bonne Année Chinoise ! Nous entrons dans l’année du Cheval.

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DAUM Cheval Hadrien H : 33,5 cms - 4 600 €
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Dans l’horoscope chinois, le signe du cheval de bois symbolise l’inventivité, l’évolution, l’action, la réflexion mais aussi de soin de nouveaux horizons. Selon l’astro chinoise, 2014 devrait donc être pleine de surprises et de nouveaux projets.

Je n’ai pu résister à vous présenter des représentations du plus bel animal que l’homme et la femme … ont pu dominer !

 

Eugène MICHEL, graveur à la roue originaire de Lunéville (1848-1904) (France)

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Initié par son père, tailleur et graveur de cristal à Lunéville, Eugène MICHEL est né en 1848 à Lunéville. Il est formé à la Cristallerie de Baccarat et aurait été engagé dans l’atelier de Charles Gallé. Il n’a que 19 ans quand il est remarqué par François-Eugène Rousseau (1827-1890). Il travaille pour lui comme graveur et décorateur avec toute une gamme de verrerie d’un esprit très « Art Nouveau ». A partir de 1885, il travaille chez Ernest-Baptiste Léveillé.

En 1889, il ouvre son propre atelier rue de la Michodière à Paris en collaborant avec la maison Harant & Guignard. Eugène MICHEL se spécialise dans la réalisation de vases à la sculpture en fort relief avec une gravure parfaitement maîtrisée et des cristaux multicouche de couleur.

S’il n’avait excellé comme verrier, Eugène Michel aurait sans aucun doute fait merveille parmi les lapidaires. Côté inspiration, notre artiste est en phase avec son époque, avec l’art l’Extrême-Orient, tout particulièrement le Japon. Longtemps ignoré du monde occidental, ce pays s’ouvre aux échanges commerciaux au milieu du XIXe siècle : en 1854 avec les États-Unis, quatre ans plus tard avec la France. En 1868, la chute du quinzième shogun et l’accession au trône de Mutsuhito favorise encore l’ouverture. Après Londres, Paris fait la part belle aux pavillons japonais pour les Expositions universelles de 1867 et de 1878.

Son œuvre est difficile à juger dans son ensemble. Il semble par les quelques exemples qui nous en restent, il soit influencée principalement par François-Eugène Rousseau, son maître, par l’art japonais et par les verreries chinoises, à plusieurs couches, des XVIII ième et XIX ième siècles. Ses œuvres sont parfois signées à la pointe. Si elles le sont, elles portent la signature « Léveillé », ceux réalisées pour Harant & Guignard, portent la signature « HG ».

 

 

Adjugé 37 800 € frais compris pour un vase d’Eugène MICHEL

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Adjugé 37 800 € frais compris à DROUOT

 Ce vase Eugène MICHEL, né à Lunéville (1848-1904)

Tulipe perroquet, vase en verre multicouche opalin, à décor de larges feuilles, de lierre et de tulipes, monture de vermeil, h : 15,5 cms , diam. 18 cms.

Val Saint Lambert, 180 ans de savoir-faire et de création

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Val Saint Lambert, 180 ans de savoir-faire et de création

Anne PLUYMAEKERS, Christine KREMER

Editions Versant Sud

Livre broché – 157 pages couleur – Format 255 x 300 cm

C’est à Versant Sud que le Val Saint Lambert et La Renaissance du Livre ont confié la réalisation du beau livre qui célèbre les 130 ans de la célèbre manufacture belge qui s’est s’imposée sur toutes les routes vouées au commerce depuis le XIXe siècle, des palais des maharadjahs aux wagons de l’Orient-Express en passant par les tables d’apparat de la haute société européenne.

Date de parution : 2007

Prix public conseillé :39,50 €

610.649,73 € pour une Lampe Berger Cristallerie de Baccarat !

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610.649,73 € pour une Lampe Berger Cristallerie de Baccarat !

Un record pour l’acquisition d’une Lampe Berger vu sur un site coréen (source : http://www.bergermania.fr/index.php?topic=1866.0) C’est Bergermania, un site internet incontournable pour les passionnés et collectionneurs de Lampe Berger, qui nous rapporte ce record.

Quelques mots sur la production Baccarat pour Berger :

Fournisseur privilégié des cours royales et princières, la Cristallerie de Baccarat va devenir un des principaux fournisseurs de flacons de la société Berger qui suit les traces déjà empruntées par le pharmacien Muller.  La forme des flacons restera limitée à quatre : l’Amphore, la Boule, la Longue et l’Antique (court cylindre décagonal sur piédouche carré).  Ces lampes seront parfois décorées d’arabesques dorés, de garniture de bronze.  On les trouvera également sous des couleurs différentes (roses, bleues, ambres) ainsi que des modèles irisés.  

Le Verre HARCOURT de Baccarat, l’art de la table à la Française

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Verre Baccarat Harcourt 1841 Happy Hours 73 €
Verre Baccarat Harcourt 1841 Happy Hours 73 €
Verre Baccarat Harcourt Louis Philippe 375 €
Verre Baccarat Harcourt Louis Philippe 375 €
Service à Caviar Baccarat 4 100 €
Service à Caviar Baccarat 4 100 €
Flûte à Champagne Baccarat Harcourt Empire 260 €
Flûte à Champagne Baccarat Harcourt Empire 260 €
Gobelet Baccarat Harcourt 1841 140 €
Gobelet Baccarat Harcourt 1841 140 €

Pur, puissant et élégant à la fois, campé sur son pied hexagonal, le plus célèbre des verres de table en cristal à côtes plates fut inspiré au début du XIXe siècles aux maîtres verriers de Baccarat par le verre Talma, préféré de Napoléon Ier et devra a posteriori son nom à Pauline d’Harcourt qui l’avait choisi en 1824 pour son mariage et apparaîtra au catalogue un siècle plus tard, en 1928.

Entre-temps, le verre Harcourt était devenu un classique, et se sera invité à la table de la grande bourgeoisie comme des cours d’Europe. Ambassadeur du goût français, il sera de tous les banquets officiels, notamment utilisé à la présidence de la République pour les grands repas donnés hors de l’Elysée.

Du Vatican au Brésil via quelques royautés exotiques, le verre Harcourt brille d’un éclat particulier. En 2002 quelques designers – les Tsé-Tsé, Inga Sempé, Vincent Dupont-Rougié… n’hésitent pas à transformé l’icône de la cristallerie de Baccarat en série limitée, des créations collectors aujourd’hui – puis en 2005 Philippe Starck le « glamourise » en imaginant le célèbre verre en cristal onyx. Harcourt n°3 est né et avec lui une véritable légende.

Que justifie de tels prix ?

Quotidiennement lors de la fabrication,  il est jeté 30 % à 50 % des pièces réalisées. C’est l’exigence de la maison Baccarat pour avoir des produits parfaits sur le marché. Pour réaliser un verre Harcourt vendu 190 € il faut 30 personnes différentes et 10 heures pour le réaliser. Tout ce travail peut justifier un tel prix.

A découvrir le site Baccarat Art de la Table : http://www.baccarat.fr/

La Cristallerie de BACCARAT, le Prestige Français à l’étranger ! (France)

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250 ans en 2014 !!!!

Histoire de la Cristallerie de BACCARAT :

De 1764 à 1816 :

En 1764 le roi Louis XV donna la permission de fonder une verrerie d’art dans la ville de Baccarat dans la Lorraine à l’évêque de Metz Louis-Joseph de Montmorency-Laval (1761-1802).

Après la fermeture récente des salines, une grande quantité de bois jusqu’alors apporté par flottage à Baccarat devenait disponible. Le propriétaire de la forêt d’où venait ce bois (Monsieur de Montmorency-Laval, alors évêque de Metz) désirait leur trouver un autre usage et cherchait à faire créer à Baccarat une usine à feux. Cela aurait pu être une forge s’il y avait eu du minerai de fer sur place, ou une faïencerie, mai on lui préféra néanmoins une verrerie. La justification donnée à la création de cette entreprise dans une requête faite au Roi en 1764 par le propriétaire du site, Monseigneur de Montmorency-Laval est « Sire, la France manque de verrerie d’art, et c’est pour cela que les produits de Bohême y entrent en si grande quantité : d’où il suit une exportation étonnante de deniers, au moment où le royaume en aurait si grand besoin pour se relever de la funeste guerre de Sept Ans, et alors que depuis 1760, nos bûcherons sont sans travail ».

La vaste enceinte de la Compagnie des Cristalleries de Baccarat se confond alors rapidement avec presque toute le petite ville de Baccarat. La production consistait à la fabrication de carreaux à vitre, mais aussi de miroirs (argenté au mercure) et de services de verre. En 1785, l’usine est devenue la troisième plus grande verrerie d’Europe, seulement concurrencé par la cristallerie de Saint-louis et la cristallerie de Saint-Quirin.

Après la Révolution Française, l’entreprise périclita jusque sa faillite en 1806, date à laquelle elle fut vendue aux enchères à un négociant de Verdun. Les activités de la Verrerie continuèrent ensuite avec difficulté jusque 1816.

En 1816, la Verrerie fut rachetée par l’industriel franco-belge Aimé-Gabriel d’Artigues (1773-1848), déjà propriétaire des Cristalleries de Vonêche en Belgique, ce qui lui permet de retrouver une clientèle française sans avoir a payer de taxes d’importation, car Vonêche venait de quitter le royaume de France pour la Belgique. En échange de son investissement en France, d’Artigues obtient le droit d’importer 10 000 quintaux de « cristal brut » à tailler et ciseler en France, mais il a en contrepartie deux ans pour (re)lancer à Baccarat la production d’au moins 10 000 quintaux de cristal par an1. Le premier four à cristal commença à opérer à cette époque et jusqu’à 300 personnes étaient employées sur le site.

L’ancienne « Verrerie Saint-Anne » devint ainsi une Cristallerie sous le nom de « Établissements de Vonêche à Baccarat ». Ce fut le début de la prestigieuse ascension des Cristalleries de Baccarat.

De 1817 à 1870 :

Bien que l’intitulé de la raison sociale de l’usine soit encore « Verrerie », elle est en fait déjà spécialisée dans le cristal1 qui provient encore en Europe surtout de Bohême (Cristal de Bohême).

L’entreprise embauche mais peine à rentabiliser sa production puis se trouve en difficulté financière.

Son vrai démarrage date du rachat (pour la somme de 396 000 F) des parts trois associés (Pierre-Antoine Godard-Desmarets, François-Marie- Augustin Lescuyer, propriétaire à Charleville, et Nicolas-Rémy Lolot, négociant à Charleville), en 1822/1823 par un parisien fortuné, Pierre-Antoine Godard-Desmarest qui achète aussi cette même année dans la Thiérache du nord de la France la verrerie de Trélon, petite usine proche de vastes forêts très productives en bois, et qui produisait jusqu’alors du verre à vitre (Dans l’ombre de la première, elle produira du cristal de 1826 à 1874 pour le compte de Baccarat). En 1824 la cristallerie obtient le statut légal de Société anonyme.

Godard-Desmarest confie la direction de la société à un jeune Polytechnicien, Jean-Baptiste Toussaint. De cette décision date la naissance de deux dynasties familiales, l’une possédant le capital de la société, et l’autre dirigeant l’entreprise.

Baccarat reçut sa première commande royale en 1823 du roi Louis XVIII. Ce fut le début d’une longue série de commandes pour les familles royales et chefs d’état de toute la planète. Ce fut également une période de forte croissance internationale.

En 1855 Baccarat gagna sa première médaille d’or à l’exposition universelle de Paris.

Baccarat dépose à partir de 1860 sa marque déposée sur ses pièces (La marque était alors une simple étiquette collée sur les pièces).

La production de cristal prit son ampleur durant cette période dans la cristallerie de luxe, où Baccarat s’est construit une réputation mondiale en fabriquant des verres au plomb de très grande qualité, des chandeliers, des vases et des flacons de parfum.

De 1870 à 1936 :

L’ère impériale s’acheva en 1870 avec la défaite de Napoléon III. Les échanges extérieurs à la France commencèrent à avoir une plus grande influence sur le travail de Baccarat, particulièrement les importations du Japon.

Une forte croissance continua en Asie pour Baccarat, la manufacture pouvant y répondre par la mécanisation de certaines étapes de la fabrication. En 1891, 4 189 des 5 723 habitants travaillaient à la cristallerie ou vivaient avec des employés de la Cristallerie. Elle passe de 1 125 ouvriers en 1855 à 2 223 en 1900, ce qui faisait d’elle une des grandes usines françaises.

Fin XIXe siècle la maison Baccarat fait construire un dépôt, magasin de vente et atelier de bronze au sud de l’enclos Saint-Lazare, rue de Paradis-Poissonnière, actuelle rue de Paradis à Paris, aux nos 30 et 30bis. Ce dépôt comptait 246 employés en 1899. Ce bâtiment deviendra par la suite musée Baccarat jusqu’en 2003 et hébergera un temps la Pinacothèque de Paris à partir de 2003.

Un des marchés les plus forts pour Baccarat était les flacons de parfums, en 1907 la production était de plus de 4000 flacons par jour.

En 1936, Baccarat signe toutes ses pièces à l’acide ou au sablage.

Les cristalleries sont dirigées depuis 1868 par Paul Michaut, qui a été sous-directeur, administrateur-adjoint, puis administrateur-directeur, à la suite de son mariage avec la fille de jean-Baptiste Toussaint. Lui a succédé en 1883 son fils Adrien Michaut, qui a dirigé la compagnie jusqu’à son décès en 1936. Un autre de ses fils, Henri Michaut, a été administrateur et sénateur.

Paul Michaut a imprimé de sa forte personnalité les destinées de la compagnie, surtout à partir des années 1870, en ce qui concerne les transformations industrielles et les règles sociales, fondées sur un « ordre social » paternaliste et catholique, méfiant à l’égard des initiatives sociales antérieures. Son fils est à l’origine de la fondation d’une crèche (1895), d’un système de protection sociale combinant prévoyance et épargne, d’un fonds de chômage. La compagnie a d’ailleurs reçu un prix en 1889 lors de l’exposition sociale de 1889.

Depuis 1936 :

Baccarat créa une filiale américaine en 1948 à New York. En 2005 il existait 13 magasins aux États-Unis. Une rétrospective fut tenue en 1964 au Musée du Louvre pour célébrer le 200e anniversaire des réalisations en cristal. En 1994 Baccarat réalise un gigantesque lustre en cristal de 230 lumières pour son 230e anniversaire.

En 1993 Baccarat se mit à la bijouterie et en 1997 étendit son activité dans la parfumerie. En 2005, le célèbre designer Philippe Starck dessine une collection spéciale « noire » : Darkside, dont le lustre Zenith.

Verre Harcourt :

Harcourt est une collection de verres de table en cristal de la maison Baccarat. Créée en 1841, elle se distingue par une ligne simple et la mise en valeur de la forme et porte le nom de « forme gondole à triple bouton ». C’est à l’occasion de l’exposition internationale de 1925 que la collection change, comme beaucoup d’autres chez Baccarat, de nom, celui d’Harcourt, faisant référence à l’une des plus vieilles famille noble française. Ces verres sont présents sur la table de Napoléon III puis des dîners présidentiels, d’ambassades et même du pape. À partir de 2002, des designers revisitent les verres Harcourt, comme Philippe Starck qui les noircit. Pour les 170 ans de la ligne, Baccarat les décline avec des médaillons représentant Louis XV et son épouse Marie Leszczynska (le roi ayant autorisé la création de la manufacture Baccart).

Actionnariat :

En 1853, Mlle Godard-Desmarest, la riche héritière des cristalleries épouse Joseph, Dominique, Aldebert de Chambrun, philanthope inspiré par les idées de Le Play, qui n’a pas réussi à convaincre la direction de la société de suivre ses recommandations, jugées trop hardies, mais finança l’agrandissement de l’hôpital de Baccarat qui recueillit ses ouvriers les plus atteints (tuberculose, saturnisme des minionneurs, graves accidents du travail). La société restera dans la famille de Chambrun jusqu’en 1989 lorsque la Fondation Josée et René de- hambrun auquel René de Chambrun avait apporté ses actions céda au groupe Taittinger une part majoritaire du capital. Elle sera alors présidée par Anne-Claire Taittinger jusqu’en 2005.

Le groupe Taittinger céda son capital en juillet 2005 au fonds d’investissement américain Starwood Capital Group des frères Barry et Russell Sternlicht. Barry Sternlicht est l’actuel président de Baccarat.

En juin 2007, la Fondation de Chambrun et la Fondation Cognacq-Jay cédèrent respectivement 33 % et 1 % du capital de la société à Starwood Capital Group.

À septembre 2011, le capital est réparti de la manière suivante:

Zoom sur Baccarat, un autre regard sur les orfèvres de la lumière

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Zoom sur Baccarat, un autre regard sur les orfèvres de la lumière

Editions Associations d’Idées

Création, photos et réalisation : Denise Bloch. Textes, recherches citations et poèmes : Rachel Quinet.

112 pages en quadrichromie – Format : 300 mm x 215 mm à l’italienne.
Reliure : livre d’art cousu-collé  – Dos carré 18 mm – Couverture : cartonnée pelliculée brillant.

Le livre traite d’une balade photographique peu commune dans l’univers des cristaux de Baccarat. Restant ainsi fidèle à l’esprit de cette collection « Zoom », qui tente à l’aide de gros plans de détails d’une perfection absolue, de se rapprocher au plus près des textures, couleurs et formes des trésors de notre patrimoine verrier. Images symboliques et mots viennent accompagner l’iconographie des pièces représentées. Cet ouvrage a été réalisé en collaboration avec le Musée de la Manufacture de Baccarat et la Galerie-Musée Baccarat de Paris.

Date de parution : 2007

Prix neuf conseillé : 35 €