Charles SCHNEIDER (1881-1953) un Maître-Verrier apprécié outre-atlantique (France)

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Charles SCHNEIDER (1881-1953) de la verrerie appréciée outre-atlantique

De la grande époque de la verrerie Art nouveau-Art déco (entre 1895 et 1935), le grand public retient surtout trois noms, Daum, Gallé et Lalique. Un quatrième, Schneider, plus discret, fait également partie de cette pléiade qui a pris son envol avec l’École de Nancy, lorsque les artistes, souvent lorrains ou alsaciens, se sont repliés sur l’autre versant des Vosges après la défaite de 1870, là où se trouvent, encore aujourd’hui, nombre de cristalleries de renom, Baccarat ou Saint Louis notamment. Une toute récente exposition permet de découvrir cette verrerie au style particulier, très appréciée par les amateurs et collectionneurs, de plus en plus nombreux, de cet art décoratif, aux cotes qui ne cessent de grimper.

Il y a Charles Schneider (formé chez Daum) l’artiste et son frère Ernest le gestionnaire, originaires de Lorraine, rachètent en 1913 une verrerie à Epinay-sur-Seine près de Paris, là où se trouvent les clients fortunés. Pendant la Grande Guerre, la verrerie fournit du matériel médical et dès l’armistice, connait un immense succès commercial : en 1925 elle compte plus de 500 salariés.

Mais avec la crise de 1929, la verrerie périclite pour fermer en 1939 (prononciation de la faillite). Pendant une dizaine d’années, le succès est tel, qu’adepte du marketing à outrance avant l’heure, la société instaure trois marques bien distinctes : à côté des oeuvres  originales toujours signées Schneider, les plus chères, les plus sophistiquées, sont produites en plus grande série des pièces sous l’appellation soit Charder (contraction de Charles Schneider) soit Le Verre Français, histoire de répondre à une forte demande du marché, notamment américain. Car la verrerie colorée de style est très à la mode dans les milieux aisés, soutenue par des artistes tels Delaunay, Dufy ou Léger et des décorateurs, Dufrène ou Sornay. De 1930 à 1933 la ligne signée Verçais produit des verreries moulées, originales et de bonne qualité avec un prix de vente plus adapté au contexte économique de l’époque. Elle rencontre le succès après des Grands Magasins.

Le succès s’explique d’abord par l’aspect esthétique d’une production soignée, le verre Schneider rompant avec le naturalisme tarabiscoté propre à l’Art nouveau pour décliner des formes plus épurées aux couleurs vives, avec une prédilection pour l’assemblage d’orange et rouge, violet et jaune, bleu et vert. Il vient aussi de ses prix plus abordables, la fabrication-maison du poudré-moucheté étant plus rentable que celle, plus traditionnelle, du doublé-triplé de ses concurrents d’autant que  la verrerie fabrique ses propres matières premières là où Gallé et Daum les achètent en Bohème. Le succès accompagne aussi l’élan artistique de son époque, les créations de Schneider étant proches des recherches cubistes et futuristes du travail des couleurs et de la lumière.

Ces originalités font qu’aujourd’hui, les objets de Schneider sont recherchées par les collectionneurs un peu en France, beaucoup en Allemagne, au Japon ou aux Etats-Unis: même si les cotes n’atteignent pas (encore) celles de Gallé ou Lalique pour les pièces rares, les plus beaux modèles dépassent déjà les 15 000 € aux enchères. Et devraient continuer à progresser. En particulier les coupes, emblèmes de la maison, déclinées en diverses formes élégantes, les plus célèbres étant les coupes à pied noir ou jambe vénitienne ainsi que les toutes petites coupes bijoux démontrant la virtuosité des verriers, avec pour la plupart des pièces uniques, un contraste de couleurs franches où le tango (orange) domine.

Pour mieux apprécier le travail des Schneider, on peut visiter la galerie Choses et Autres au Marché Biron des Puces de Saint Ouen. (D’après Jérôme Stern)

Pour renaître après la Seconde Guerre mondiale sous l’impulsion d’une nouvelle génération : les enfants de Charles, Charles junior, ingénieur et Robert-Henri, directeur artistique, font bâtir une nouvelle manufacture, toujours à Epinay-sur-Seine. Le cristal ayant remplacé le verre, la cristallerie Schneider ouvre en 1949 (85, avenue Jean Jaures à Epinay sur Seine) et épouse les tendances de son époque. Les couleurs s’estompent, les formes s’étirent, de nouveaux objets (bougeoirs, pendules…) apparaissent dans les collections. Détruite par une explosion de gaz en 1957, la cristallerie est reconstruite à Lorris (Loiret) en 1961, mais fermera définitivement ses portes en 1981.

 

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