Eugène MICHEL, graveur à la roue originaire de Lunéville (1848-1904) (France)

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Initié par son père, tailleur et graveur de cristal à Lunéville, Eugène MICHEL est né en 1848 à Lunéville. Il est formé à la Cristallerie de Baccarat et aurait été engagé dans l’atelier de Charles Gallé. Il n’a que 19 ans quand il est remarqué par François-Eugène Rousseau (1827-1890). Il travaille pour lui comme graveur et décorateur avec toute une gamme de verrerie d’un esprit très « Art Nouveau ». A partir de 1885, il travaille chez Ernest-Baptiste Léveillé. En 1889, il ouvre son propre atelier rue de la Michodière à Paris en collaborant avec la maison Harant & Guignard. 

Eugène MICHEL se spécialise dans la réalisation de vases à la sculpture en fort relief avec une gravure parfaitement maîtrisée et des cristaux multicouche de couleur. S’il n’avait excellé comme verrier, Eugène Michel aurait sans aucun doute fait merveille parmi les lapidaires. Côté inspiration, notre artiste est en phase avec son époque, avec l’art l’Extrême-Orient, tout particulièrement le Japon. Longtemps ignoré du monde occidental, ce pays s’ouvre aux échanges commerciaux au milieu du XIXe siècle : en 1854 avec les États-Unis, quatre ans plus tard avec la France. En 1868, la chute du quinzième shogun et l’accession au trône de Mutsuhito favorise encore l’ouverture. Après Londres, Paris fait la part belle aux pavillons japonais pour les Expositions universelles de 1867 et de 1878.

Son œuvre est difficile à juger dans son ensemble. Il semble par les quelques exemples qui nous en restent, il soit influencée principalement par François-Eugène Rousseau, son maître, par l’art japonais et par les verreries chinoises, à plusieurs couches, des XVIII ième et XIX ième siècles. Ses œuvres sont parfois signées à la pointe. Si elles le sont, elles portent la signature « Léveillé », ceux réalisées pour Harant & Guignard, portent la signature « HG ». A sa mort, sa veuve Adèle Eugénie Michel gère l’atelier jusqu’en 1911 où il est repris par le graveur L. Parot. L’atelier devient « L. Parot succ. Michel ». A noter que certains historiens de l’art qu’Eugène Michel aurait produit des pièces signées « Michel » précédée d’une Croix de Lorraine, suivi « de Nancy » ou « de Paris ». Le mystère reste.

Toutes les créations d’Eugène Michel ne sont pas signées. Elles le sont gravées à la roue ou à la pointe : « E. Michel », « EM », « Toy & Léveillé », « HG Le Rosey Paris », « Le Rosey XI rue de la Paix/Paris », « L’Escalier de Cristal », « L’Escalier de Cristal Paris », « E. ENOT », « Ed. Enot Paris » ou « Ed. Enot 13 Rue Pyramides Paris « .

 

 

 

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