Gabriel ARGY-ROUSSEAU (1885-1953), la vie et l’œuvre d’un passionné (France)

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De son vrai nom Joseph-Gabriel Rousseau, Gabriel Argy-Rousseau est né dans un petit village de Beauce à Meslay le Vidame (Eure et Loire),  dans une famille d’ouvriers agricoles. Il prit ce nom à son mariage en 1913, en accolant à son propre nom les quatre premières lettres du nom de sa femme, en hommage à son apport culturel, sentimental et familial.

Il entra à 17 ans en 1903 à l’Ecole Nationale de Céramique de Sèvres où il eut Albert Dammouse comme professeur. Les recherches d’Henri Cros, qui disposait d’un atelier mis à sa disposition dans l’enceinte de la manufacture, éveillèrent son intérêt pour la pâte de verre.

Il fit des études brillantes. Esprit vif et créatif, passionné de peinture, il s’installe dans un petit atelier au 52 avenue des Ternes à Paris.

Ses premières créations furent exposées en 1914, au Salon des Artistes Français. La guerre freinera ses créations. A partir de 1919, il développe momentanément une production en série de flacons, vases, etc .. avec succès. Les pâtes de verre décoratives qu’il produira ensuite, marqueront à toujours sa style et seront récompensées à travers de nombreux prix.

En 1921, il créée « Les Pâtes de verre d’Argy-Rousseau » dont le siège situé au 52 avenue de Ternes, sera transféré en 1923 au 9 rue du Simplon à Paris. Il sera composé de près de 30 employés. Ces pièces sont à contre-courant de la production : épuration des formes, retour de la transparence, et emploie des thèmes encore de l’Art Nouveau (faune et flore). Il emploie des pâtes aux coloris vifs, lumineux et chatoyants avec une forte tendance pour le rouge. Il utilise des moules pour la réalisation des pièces et élabore des pâtes de verre sans plomb.

Après 1931, ne disposant plus d’atelier il présente des pâtes de cristal. Le décor se stylise et plus proche dans les goûts de l’époque. Il sera récompensé en 1927 d’une médaille d’or.

En 1932, le krach américain l’oblige à ralentir son activité comme la plupart de ces confrères qui pour certains ont fermé les manufactures. Il travaille pratiquement seul, car créateur avant tout, il est. Il possède un petit atelier au 10, rue Cail à Paris. Jusqu’en 1939, il présente une petite production de qualité et en petite quantité.

Son décès précéda de peu le fulgurant retour de la vogue des pâtes de verre. Oublié, ruiné et dans la douleur d’une maladie, il meurt à Paris en 1952. Son travail redécouvert aujourd’hui, lui rend justice. Ces pièces restent exemplaires de l’Art Déco.

 

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