Archives mensuelles : janvier 2019

Lampe DAUM après piètement MAJORELLE haute de 53 cm (France)

Frères DAUM , lampe à deux bras de lumière, piètement d’origine en fer forgé , ciselé et martelé de la maison Majorelle des deux tulipes de Daum sont à décor de chardon stylisé et signé. Hauteur : 53 cm. Estimation : 4 000 €

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/28/daum-un-style-depuis-1875/

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Vase de la Verrerie de MURANO haut de 80 cm (Italie)

Verrerie de MURANO, vase de forme évasée en verre bleu godronné, la partie basse à décor de paillons dorés. Hauteur : 80 cm.

La renommée de Murano est internationale depuis 800 ans, car elle s’est rendue maîtresse de l’Art du Verre qu’elle détient encore, quoique banalisé, mais toujours prospère. L’art du verre fut pratiqué, en Europe, dès l’époque romaine. Il s’est sans doute développé à Venise vers le 10e siècle et a pris rapidement une importance, malgré le danger que représentait le fonctionnement des fours (fornace) dans une ville au tissu urbain très dense. En 1201, le Sénat de Venise rédigea un décret qui obligeait les verriers de Venise à installer leurs fours sur l’île de Murano. De nombreux incendies s’étaient en effet déclarés à Venise au départ des fours de verriers et les Vénitiens s’inquiétaient des risques encourus par leurs maisons en bois. La condition insulaire permettait en outre de préserver plus facilement le secret de la fabrication du verre.

C’est en 1291 que le gouvernement du Doge décida de déplacer définitivement les fours à l’île proche de Murano. Ce transfert, outre qu’il faisait éviter les incendies, permettait aussi de mieux préserver les secrets de fabrication d’une verrerie réputée et d’assurer la sécurité des stocks de matières premières dont l’entrepôt portait d’ailleurs le nom de « chambre des poisons » .

L’activité de l’île prit vite une dimension industrielle qui lui donna richesse et renommée. Elle devint la grande manufacture du verre et du cristal de Venise. Murano est alors soumise à de stricts règlements spécifiques en raison de l’importance de cette industrie dans le négoce de la Sérénissime.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/03/02/verrerie-de-murano-italie-la-protegee-italie/

Jardinière de Richard BURGSTHAL à décor de village en verre haute de 12 cm (France)

Richard BURGSTHAL (1884-1944), jardinière à corps ovoïde et col étiré à chaud en verre doublé vert foncé sur fond rosé à décor d’un village devant une rivière, gravé en camée à l’acide. Signé Richard. Hauteur : 12 cm. Longueur : 14 cm. Estimation : 250 €.

Richard BURGSTHAL, musicien, artiste peintre et maître verrier français, de son vrai nom René Billa, est né à Nice en 1884 et décédé à Juan-les-Pins en 1944 signe ses œuvres RICHARD. Né en d’un père architecte et aquarelliste né à Valparaiso (Chili) et d’une mère italienne, professeur de piano, Richard Burgsthal, prit ce pseudo en hommage à Wagner.

Musicien et pianiste de formation il entre au Conservatoire de Paris en 1895. Wagnérien passionné, il rencontre la compositrice Rita Strohl La Villette en 1903, auteur d’opéras et de légendes celtique d’inspiration wagnérienne. Tous deux sont proches du mouvement théosophique. Encouragé par Rita Strohl, Richard Burgsthal se lance dans la peinture et traduit en grandes aquarelles colorées les visions que lui inspire la musique.

La rencontre avec Gustave Fayet en 1910 à la galerie Barbazanges à Paris où il expose ses œuvres sera décisive. Le riche négociant, mécène et collectionneur, l’engage pour décorer l’abbaye de Fontfroide à Narbonne puis, à partir de 1912, pour y réaliser des vitraux. Burgsthal réalise ainsi en 1912 des décorations : cinq grands triptyques dans le parloir qui illustrent les thèmes légendaires ou mythologiques dans une nature féérique et luxuriante, deux fresques pour le dortoir des moines (qui devient la salle de musique) l’une inspirée du Vaisseau Fantôme de Richard Wagner et l’autre représentant la Musique sacrée, une série d’aquarelles sur papier de Chine s’inspirant de la Tétralogie.

À partir de 1912, avec Gustave Fayet qui acquiert une sablonnière et la verrerie des Sablons dans la vallée de Chevreuse, Richard Burgsthal s’installe à Bièvres. Il met au point son propre four et ses propres techniques de fabrication, s’aidant du traité du moine Théophile (Theophilus Presbyter) datant de 1125 et d’un traité datant de 1202. Il multiplie les essais dans la verrerie des Sablons jusqu’à ce qu’il découvre les bleus de Chartres en avril 1913, les rouges rubis en juillet.

Un éditeur parisien Edmond Etling fera exécuter les vases Richard entre 1920 et 1929 chez Johann LOETZ WITWE en Bohême du Sud à Klostermühle.

Après 1925, Richard Burgsthal continuera de créer des vitraux modernes mais surtout restaurera des vitraux anciens (cathédrale d’Albi, cathédrales de Carcassonne, Narbonne, Saint Bertrand de Comminges…).

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/02/14/richard-burgsthal-1884-1944-musicien-peintre-et-verrier-signe-ses-pieces-richard/

Vase signé DE VEZ à décor lacustre haut de 27 cm (France)

DE VEZ (Camille TRUTIE DE VARREUX (1872-1942)), vase en verre doublé bleu sur fond mélangé vert, jaune et rose à décor de paysage lacustre gravé en camée à l’acide.
Signé. Hauteur : 27 cm. Estimation : 400 €.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/27/de-vez-camille-trutie-de-varreux-1872-1942-cristallerie-de-pantin-france/

Vase de la Verrerie de LEUNE à décor émaillé haut de 36 cm (France)

Verrerie de LEUNE (1861-1930), vase en verre émaillé à décor de paysage lacustre, 2 anses sur la partie basse. Hauteur :36 cm. Estimation : 100 €.

La première trace de la verrerie Leune, nous l’avons dans un document de la préfecture de police de la Seine Saint Denis. Ce document nous indique que son installation a eu lieu le 15 février 1861 à Epinay sur Seine.

Entre 1904 et 1914, les établissements Leune produisent des porcelaines, des verreries médicales, des bibelots, des coupes  et vases à décor de paysages idylliques et romantiques, ainsi que des oiseaux et fleurs, peint à l’émail fixé à chaud. Ces productions décoratives sont de prix abordables et en série.

Auguste Heiligenstein sera conseiller technique de 1922 à 1926. Spécialiste dans l’émaillage sur verre, il fournira au catalogue de la société, de nouvelles création de qualité. Les Frères Daum fourniront en blancs l’atelier de décoration de l’établissement. Vers 1920-1930, la  société domicilié au 28 bis de la rue du Cardinal Lemoine à Paris (5ième arrondissement);  suivra la mode de la production de verres moulés ou soufflés, incolore ou opale portant la signature de Leunox.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/03/09/verrerie-de-leune-1861-1930-specialiste-de-lemail-fixe-a-chaud-france/

Vase signé DE VEZ en verre à décor d’arbres haut de 16 cm (France)

DE VEZ (Camille TRUTIE DE VARREUX (1872-1942)), vase en verre multicouche à décors d’arbres sur fond jaune. Hauteur : 16 cm. Estimation : 150 €.
Après le rétablissement du vrai prénom du maître verrier « Adrien Mazoyer » et non « Albert Mazoyzer », grâce à son petit-fils, c’est au tour des productions DE VEZ (Cristallerie de Pantin) avec son directeur artistique Camille Trutié de VARREUX que votre site rétablit la vérité.
Depuis des décennies des professeurs d’Histoire de l’Art, des collectionneurs, des experts, des auteurs, des commissaires-priseurs … mais aussi votre serviteur ont orthographié Camille « Tutré de Varreux » alors que la bonne orthographe est « Trutié de Varreux ».

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/27/de-vez-camille-trutie-de-varreux-1872-1942-cristallerie-de-pantin-france/

Vase signé DE VEZ par Camille TRUTIE DE VARREUX à décor de cervidés (France)

DE VEZ (Camille TRUTIE DE VARREUX)), vase en verre multicouche à décor de cervidés mauve dégagé à l’acide. Hauteur : 16 cm. Estimation : 150 €.

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Vase « dahlias » d’Emile GALLE haut de 30 cm (France)

 

Emile GALLE (1846-1904), vase « Dahlias » à deux larmes modelées et collées à chaud en chute de l’épaulement en verre, teinté vert dans la masse, au décor tournant dégagé à l’acide et aux émaux polychromes sur fond givré et granité. Les motifs floraux enrichis à l’or. Signé GALLE en lettres japonisantes gravées en camée à l’acide et dorées. Hauteur : 30 cm. Estimation : 2 000 €.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/20/emile-galle-1846-1904-le-maitre-verrier-de-l-art-nouveau-france/

Vase de Paul NICOLAS signé D’ARGENTAL haut de 20 cm à décor géométrique (France)

Paul NICOLAS (1875-1952) D’ARGENTAL, vase en verre gravé à décor géométrique. Hauteur :  20 cm. Signé « D’ARGENTAL ». Estimation : 400 €.

En 1919, il quitte l’entreprise Gallé avec trois autres artistes : Mercier, Villermaux et Windeck, pour créer sa propre entreprise : « les graveurs réunis » (cette association sera dissoute en 1923, les trois autres artistes retournant aux établissements Gallé). Il passe un contrat avec les Cristalleries de Saint Louis, qui lui fournissent les « bruts » sur la base de ses commandes, et il les travaille à son domicile, au 64 rue de la république à Nancy, dans son atelier. Pendant une année, il utilise la signature « Saint Louis Nancy », puis « d’Argental », accompagné en principe d’une croix de Lorraine pour distinguer sa production de celle des Cristalleries, qui utilisent également la signature « d’Argental ».

L’entreprise connaît un grand succès jusqu’à la crise de 1929, qui coïncide également la désaffection du public pour l’art nouveau. Il se sépare petit à petit de ses collaborateurs. Il parvient à produire son activité seul, en donnant une orientation stylistique nouvelle. Il ne reprend pas pour autant une production semi-industriel comme au début, mais participe à de nombreuses expositions où son savoir-faire et reconnu et récompensé par de nombreux prix. Sa production se termine jusqu’en 1952, avec une interruption lors de la seconde guerre mondiale.

Les œuvres qu’il produit de la fin des années 20 à la fin des années 30 sont les plus intéressantes sur le plan artistique de par leur originalité et leur technicité, ainsi que par l’utilisation de couleurs froides comme le vert et le bleu, assez peu usitées dans l’École de Nancy. Ces productions sont signées en général « P. Nicolas », avec ou sans l’adjonction de « Nancy » et parfois, mais très rarement, la date. Après la deuxième guerre mondiale, il se fournit en bruts chez Daum et utilise le four d’Amalric Walter, son ami le plus proche, pour cuire ses vases émaillés, tout en continuant à travailler certaines de ses pièces à l’acide et à la roue.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/16/paul-nicolas-1875-1952-ou-dargental-verrier-lorrain-un-de-mes-preferes/