Archives mensuelles : avril 2019

Vase VAL SAINT LAMBERT(1826-2013) & ORIVIT en verre hait de 42 cm (Belgique)

VAL SAINT LAMBERT(1826-2013) & ORIVIT, vase en verre balustre décor de narcisses avec monture en métal doré figurant des formes végétales sinueuses. La monture marqué ORIVIT et numérotée 2545 sous la base. Hauteur : 42 cm. Estimation : 1 500 €.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/31/val-saint-lambert-1826-2013-une-signature-belge-reconnue-pour-lexception-de-la-qualite-de-sa-production/

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Vase DAUM à décor de pois de senteur haut de 10 cm (France)

Frères DAUM, vase en verre à décor peint de pois de senteur sur fond légèrement cuivré et marbré. Signé. Hauteur : 10 cm. Estimation : 550 €.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/28/daum-un-style-depuis-1875/

Vase à décor de jacinthes d’Emile GALLE haut de 31 cm (France)

Emile GALLE (1846-1904),  vase à décor de jacinthes dans les tons jaunes et mauves
Vase dit « soufflé », moulé et gravé à l’acide. Signé sur le corps. Hauteur : 31 cm. Estimation : 2 000 €.

Emile Gallé meurt terrassé par une leucémie le 23 septembre 1904 à 6 h du matin à son domicile. Agé de 58 ans, il sera enterré le surlendemain dimanche 25 septembre à 14 h en toute simplicité et, conformément à ses vœux, sans l’apparat militaire dû à son rang de commandeur de la Légion d’honneur. Les artistes de l’Ecole de Nancy offrent une simple palme ornée de branches de chêne, brisée, dans laquelle s’ordonnaient des clématites sauvages, une jetée de roses et quelques branches de chardons de Nancy. L’inhumation a lieu au cimetière de Préville à Nancy.

Il existe aucune archives commerciales des Etablissements Gallé. Ils ont été volontairement détruites. Seuls des correspondances notamment celles de Paul Perdrizet permettent de connaître plus de détails dans la production de la manufacture.

Les Etablissements Gallé continueront à produire des verreries et des meubles de style Art Nouveau jusqu’à la fermeture de l’usine. C’est à contre courant de la mode et de l’évolution artistique vers l’Art Déco que les nancéens continueront à acheter « du Gallé ». Puis pendant quarante ans on ne parlera plus d’Emile Gallé. A l’exception de quelques amateurs avisés, bien des nancéiens se débarrasseront des Gallé en leur possession. Les anecdotes sont nombreuses. Une sellette marquetée et signée Emile Gallé est transformée en table basse …. Des vases serviront aux utilisations les plus diverses. On m’a rapporté que certains d’entres eux formés des bordures d’allées de potager …

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/20/emile-galle-1846-1904-le-maitre-verrier-de-l-art-nouveau-france/

Vase signé DE VEZ à décor lacustre avec fontaine d’une hauteur de 31 cm (France)

DE VEZ (Camille TRUTIE DE VARREUX (1872-1942)), vase à décor d’un paysage, avec un lac et une fontaine. Signé. Socle de fer forgé. Hauteur : 31 cm. Estimation : 150 €.

Les signatures de la Cristallerie de PANTIN de 1855 à 1914 :

Bon nombre de pièces produites n’ont pas été signées. S’il y a une signature elle est peinte en émail ou en or, gravée à l’acide ou à la roue ou moulée.

Vers 1855 signature « Cristallerie de Pantin », vers 1855-1888 « PANTIN » modèle étiquette, vers 1888-1907 « Pantin PE STV 1299 » pour Stumpf, Touvier, Viollet, et « Cristallerie * de Pantin * STV & C. » pour Stumpf, Touvier, Viollet & C., et « Cristallerie de Pantin * STV & B Marguery – Fleurs – Bordeaux », mais également « Cristallerie d’Art STV & C. » pour Stumpf, Touvier, Viollet & C. Après 1888 « STV » pour Stumpf, Touvier, Viollet et « PANTIN STV » pour Stumpf, Touvier, Viollet, parfois suivie d’un numéro. Vers 1900 « PANTIN et STV » pour Stumpf, Touvier, Viollet et « CP » initiales de Cristallerie de Pantin, signatures monogrammes variantes, également « Les Coquelicots AB CRISTALLERIE D’ART STV », « AB » initiales du décorateur. De 1907 à 1914 « DEVEZ ». Avant 1914 « THIAUCOURT ».

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/27/de-vez-camille-trutie-de-varreux-1872-1942-cristallerie-de-pantin-france/

Vase des Frères DAUM à décor de paysage de moulin à vent et voilier (France)

Frères DAUM, vase en cristal givré à décor de paysage de moulin à vent et voilier en camaïeux de bleu. Signé Daum – Nancy. Hauteur : 12,5 cm. Estimation : 150 €.

La saga des Daum débute lorsqu’un notaire de Bitche, Jean Daum, ayant fui l’annexion de la Moselle après la défaite de 1870 achète une verrerie industrielle de Nancy en 1875, la verrerie Sainte-Catherine.

Ses fils, Auguste et Antonin, décident de se lancer dans la verrerie artistique et adoptent rapidement le style Art nouveau que Gallé a développé. De 1890 à 1914, les frères Daum vont mettre en oeuvre toutes les techniques verrières connues et en inventeront de nouvelles. Pas moins de 3000 modèles différents seront produits pendant cette période, du plus humble au plus sophistiqué. Les verreries Art Nouveau des frères Daum se reconnaissent entre toutes, à la fois par les techniques utilisées et leur style. Beaucoup, font partie des plus grands chefs-d’oeuvre de l’histoire du verre.

Les frères Daum ont employé plusieurs des plus grands noms du verre Art Nouveau : Jacques Gruber (1870-1936) a débuté à l’école municipale des beaux-arts de Nancy, puis suit l’enseignement de Gustave Moreau à Paris. De retour à Nancy en 1893, il enseigne à l’Ecole des beaux-arts tout en travaillant pour les frères Daum en tant que créateur de modèle. En 1897, il lance sa propre entreprise et devient, avec Louis-Comfort Tiffany à New York, un des plus grands créateurs de vitraux Art Nouveau. Jacques Gruber s’est aussi intéressé à d’autres matériaux comme le bois et le cuivre. Il quitte Nancy pour Paris en 1920 et adopte l’Art Déco.

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Vase à décor lacustre signé DE VEZ haut de 10 cm (France)

DE VEZ (Camille TRUTIE DE VARREUX (1872-1942)), vase à décor lacustre. Hauteur : 10 cm. Estimation : 150 €.
Après le rétablissement du vrai prénom du maître verrier « Adrien Mazoyer » et non « Albert Mazoyzer », grâce à son petit-fils, c’est au tour des productions DE VEZ (Cristallerie de Pantin) avec son directeur artistique Camille Trutié de VARREUX que votre site rétablit la vérité.
Depuis des décennies des professeurs d’Histoire de l’Art, des collectionneurs, des experts, des auteurs, des commissaires-priseurs … mais aussi votre serviteur ont orthographié Camille « Tutré de Varreux » alors que la bonne orthographe est « Trutié de Varreux ».
Cette information nous est confirmée par les archives de la BNF (Bibliothèque Nationale de France). Voir photo ci-jointe.

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Vase des Frères MULLER à décor de paillons d’or et argent intercalaires (France)

Frères MULLER (1897-1936), vase en verre marbré polychrome orné de paillons d’or et d’argent intercalaires. Signé à la pointe. Hauteur : 32 cm. Diamètre : 20 cm. Estimation : 400 €.

Au nombre de 10, les frères Muller sont formés à la cristallerie de Saint Louis lès Bitche puis, certains d’entre eux travaillent plusieurs années chez Gallé à Nancy de 1894 à 1897.

En 1897, ils s’installent à Croismare, à côté de Lunéville, et démarrent une production verrière très proche de celle d’Emile Gallé ou des Frères Daum.

Même si l’on peut considérer que les Frères Muller possédèrent  «la troisième manufacture de verre de l’Ecole de Nancy», ils ne furent pas membres de celle-ci. Ils surent toutefois tirer profit de l’intense activité artistique de la ville et de l’engouement spectaculaire pour les arts décoratifs au début du 20ème siècle, en privilégiant le répertoire naturaliste cher à l’Art nouveau nancéien. Parfois accusés de pastiches, les Frères Muller ont produit des pièces originales et d’une grande sophistication tant technique que décorative, à même de faire la démonstration de l’originalité et de l’excellence de la production verrière lorraine à cette période.

En 1905, deux des Frères Muller s’installent au Val Saint Lambert, en Belgique, où ils travaillent trois années durant à la création de 400 modèles. Ils y employèrent une technique qui avait fait le succès de la manufacture Muller, la fluogravure. Cette collaboration fructueuse illustre la circulation des idées, des techniques et des concepts artistiques entre de grands centres de création verrière Art nouveau.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/02/11/freres-muller-a-luneville-1897-1936-lhistoire-dune-famille-verrier-france/

Sculpture signée Antoine LEPERLIER (France)

Antoine LEPERLIER, sculpture en verre et pâte de verre.

Antoine Leperlier est né en 1953 à Conches (France). Ce Maître Verrier est spécialiste des pâtes de verre et il sait de qui tenir …puisqu’il est le petit-fils de François Decorchemont (1880-1971). Naturellement, il fréquente l’atelier de son grand-père et prend goût à la magie de la fabrication de la matière.

Diplômé en arts plastiques et sciences de l’art, il s’orient rapidement vers les créations en pâte de verre. Les premières expositions nationales et internationales sont réalisées dans les années 1980 avec son frère Antoine. Le succès arrive rapidement avec des créations dont seul restait la lumineuse qualité de la pâte de verre propre à François-Emile Decorchemont. Ces deux frères ont finalement pris un parcours propre à leur inspiration et ont créé leur atelier.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/03/24/antoine-leperlier-maitre-verrier-specialiste-de-la-pate-de-verre-et-petit-fils-de-francois-emile-decorchemont-france/

Coupe de Paul NICOLAS produite dans les années 1928-1930 (France)

Paul NICOLAS (1875-1952), coupe en cristal avec décor d’inclusions. Diamètre : 31 cm. Estimation : 100 €.

Les signatures :

Entre 1919 et 1920 « P. Nicolas et Mercier St Louis Nancy », « St Louis Nancy » signature gravée en camée à l’acide. Entre 1919 et 1921 « P. Nicolas Windeck » signature gravée en camée à l’acide. Entre 1919 et 1923 « P. Nicolas Villermaux » signature gravée en camée à l’acide et « P. Nicolas Villermaux Nancy » signature gravée en camée à l’acide, « P. Nicolas Mercier Villermaux Nancy » signée en camée à l’acide. Entre 1919 et 1925 « D’Argental » signature gravée à l’acide sur de modèles créés par Paul Nicolas, commercialisés par les Cristalleries de Saint Louis. A partir de 1920 « D’Argental avec la Croix de Lorraine » signatures variantes gravées à camée à l’acide sur les modèles de Paul Nicolas à Nancy. En 1920 « Paul Nicolas 27. RUE MARBEUF PARIS » étiquette. A partir de 1922 « ART VERRIER St LOUIS » signature gravée sur certains modèles dessinés par Paul Nicolas, fabriqués et commercialisés par les Cristalleries de Saint Louis » signature utilisée uniquement par St Louis. A partir de 1925 « P. Nicolas » signature gravée avec variantes et « P. Nicolas Nancy » signature gravée avec variantes et « D’Argental avec Croix de Lorraine SL ».

La signature « D’Argental » :

La signature « d’Argental » fait référence au lieu même de production, à Münzthal : la vallée de l’argent. Il est alors une sorte de traduction ou de dérivé du nom d’origine du village investit par les verriers de Holbach en 1586. La signature « d’Argental » permet de distinguer les pièces de style Art Nouveau des autres pièces, car les articles fantaisie sont nombreux et seront encore produits après 1930 dans un style art déco. Les articles art déco portent une autre signature : simplement « Saint-Louis » ou même sans signature. Pour en finir sur la signature « d’Argental », il reste aujourd’hui un mystère autour de cette autographe. En effet, il y a deux signatures utilisées simultanément pour les articles de style Art Nouveau : « d’Argental » et « d’Argental ‡ » (Croix de Lorraine).

Par l’observation des différentes pièces confondues, on note que la signature suivie de la croix de Lorraine apparaît à partir de 1923, ce qui coïncide avec la rupture de l’association de Paul Nicolas d’avec ses comparses Mercier, Windeck et Villermaux. Et cette signature va être utilisée à peu prés jusqu’à la fin de la collaboration entre Nicolas et Saint-Louis.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/16/paul-nicolas-1875-1952-ou-dargental-verrier-lorrain-un-de-mes-preferes/

Lampe « Dahlias » en verre de Charles SCHNEIDER réalisée entre 1923-1928 haute de 40 cm (France)

Charles SCHNEIDER (1881-1953), lampe « Dahlias » en verre jaspé rose et violet, à décor gravé à l’acide de motifs végétaux stylisés, monture en fer forgé à patine noire. Signature incisée « Le Verre Français ».  Hauteur : 40 cm. Estimation : 2 500 €.

De la grande époque de la verrerie Art nouveau-Art déco (entre 1895 et 1935), le grand public retient surtout trois noms, Daum, Gallé et Lalique. Un quatrième, Schneider, plus discret, fait également partie de cette pléiade qui a pris son envol avec l’École de Nancy, lorsque les artistes, souvent lorrains ou alsaciens, se sont repliés sur l’autre versant des Vosges après la défaite de 1870, là où se trouvent, encore aujourd’hui, nombre de cristalleries de renom, Baccarat ou Saint Louis notamment. Une toute récente exposition permet de découvrir cette verrerie au style particulier, très appréciée par les amateurs et collectionneurs, de plus en plus nombreux, de cet art décoratif, aux cotes qui ne cessent de grimper.

Il y a Charles Schneider (formé chez Daum) l’artiste et son frère Ernest le gestionnaire, originaires de Lorraine, rachètent en 1913 une verrerie à Epinay-sur-Seine près de Paris, là où se trouvent les clients fortunés. Pendant la Grande Guerre, la verrerie fournit du matériel médical et dès l’armistice, connait un immense succès commercial : en 1925 elle compte plus de 500 salariés.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/24/charles-schneider-1881-1953-un-maitre-verrier-apprecie-outre-atlantique/