Archives mensuelles : mai 2019

Vase signé LEUNE à décor émaillé stylisé haut de 20 cm (France)

Verrerie de LEUNE (1861-1930), vase à panse élargie en verre émaillé à décor stylisé. Signé. Porte le numéro 1 sous la base. Hauteur : 20 cm. Estimation : 100 €.

La première trace de la verrerie Leune, nous l’avons dans un document de la préfecture de police de la Seine Saint Denis. Ce document nous indique que son installation a eu lieu le 15 février 1861 à Epinay sur Seine.

Entre 1904 et 1914, les établissements Leune produisent des porcelaines, des verreries médicales, des bibelots, des coupes  et vases à décor de paysages idylliques et romantiques, ainsi que des oiseaux et fleurs, peint à l’émail fixé à chaud. Ces productions décoratives sont de prix abordables et en série.

Auguste Heiligenstein sera conseiller technique de 1922 à 1926. Spécialiste dans l’émaillage sur verre, il fournira au catalogue de la société, de nouvelles création de qualité. Les Frères Daum fourniront en blancs l’atelier de décoration de l’établissement. Vers 1920-1930, la  société domicilié au 28 bis de la rue du Cardinal Lemoine à Paris (5ième arrondissement);  suivra la mode de la production de verres moulés ou soufflés, incolore ou opale portant la signature de Leunox.

Leune déposera le bilan après la crise de 1929 comme de nombreuses manufactures. Dans une édition catalogue de 1936, on retrouve une reprise d’activités par la suite sous le nom « Anciens Etablissement Leune », pour les laboratoires, hôpitaux, etc …

Les signatures :

Les pièces sont signées « LEUNE », « LEUNE/PARIS/FRANCE/MARQUE DEPOSEE », « LN », « LEUNOX FRANCE », « ETALEUNE », « ETALEUNE PARIS FRANCE », « ETALEUNE PARIS-FRANCE » ou « LEUNOR ».

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/03/09/verrerie-de-leune-1861-1930-specialiste-de-lemail-fixe-a-chaud-france/

Vase d’Emile GALLE à décor de fougères haut de 21 cm (France)

Emile GALLE (1846-1904), vase soliflore en verre à décor gravé à l’acide de fougères avec panse aplatie. Hauteur : 21 cm. Signature en camée période 1907-1914. Estimation : 600 €

C’est le 29 mai 1894 que la mise à feu des fours a lieu avenue de Garenne. Le Nancéien devient réellement Maître de Verreries en inaugurant sa propre cristallerie. Gallé a conquis son indépendance de créateur et d’industriel. Toute son œuvre va pouvoir enfin être exécutée sur un seul et même site. Il a la possibilité d’expérimenter sur place et de confronter en permanence, en temps réel, la création en atelier de dessin et l’exécution dans ses ateliers. Les premières pièces sortent le 31 mai. La halle est pourvue d’un four à quatre pots et de dix places de verrier. La cristallerie comprend deux ateliers de décoration (gravure à la roue, gravure à l’acide et émaillage) situés dans un bâtiment de deux étages construit face à la halle dans le même style que le bâtiment de 1885 où sont installés les ateliers d’ébénisterie et de  céramique. Emile Gallé fait construire une salle d’expédition qui donne avenue de la Garenne. Il fait installer une porte en chêne massif à double battant. Exécutée par Eugène Vallin est à décor de feuilles de marronnier, elle porte la devise d’Emile Gallé : « Ma racine est au fond des bois ».

https://leverrelecristaletlapatedeverre.wordpress.com/2014/01/20/emile-galle-1846-1904-le-maitre-verrier-de-l-art-nouveau-france/

Coupe des Frères DAUM à décor de grappes de raisin et de pampres de vigne haute de 21 cm (France)

Frères DAUM, coupe sur piédouche à corps étiré à chaud de trois pointes en verre multicouche anthracite sur fond jaspé vert, orange et brun, à décor gravé à l’acide de grappes de raisin et pampres de vigne. Signature gravée à l’acide « Daum Nancy ».
Hauteur : 21 cm. Diamètre : 22 cm. Estimation : 1 800 €.

https://leverrelecristaletlapatedeverre.wordpress.com/2014/01/28/daum-un-style-depuis-1875/

Suspension de Charles SCHNEIDER signée CHARDER haute de 54 cm (France)

Charles SCHNEIDER (1881-1953), suspension « Dahlias » à structure en fer forgé à patine noire à décor de liserons et volutes, grande vasque en verre multicouche mauve et violet sur fond jaspé rose et satiné, décor gravé à l’acide d’une composition de dahlias. Signatures gravée à l’acide « Charder » et incisée « Le Verre Français ». Hauteur : 74 cm. Diamètre : 54 cm. Estimation : 3 000 €.

https://leverrelecristaletlapatedeverre.wordpress.com/2014/01/24/charles-schneider-1881-1953-un-maitre-verrier-apprecie-outre-atlantique/

 

Nécessaire à écrire des Frères DAUM à décor émaillé de bleuets et d’applications de coléoptères réalisé en 1905 (France)

Frères DAUM, nécessaire d’écriture Ma-Lou en verre soufflé-moulé gravé à l’acide et à la roue, peint à l’émail de bleuets et rehaussé d’or et d’applications de coléoptères.

Ce nécessaire d’écriture a été offert par les enfants d’Antonin DAUM à Marie-Louise, fille de Jules MAJORELLE témoignant ainsi des liens étroits unissant les deux grandes familles d’artistes nancéens. Il est composé d’un étui, d’un coupe papier, d’un porte plumier, d’un porte-plume, d’un sceau et d’un encrier.

https://leverrelecristaletlapatedeverre.wordpress.com/2014/01/28/daum-un-style-depuis-1875/

Vase de François-Eugène ROUSSEAU en verre haut de 30 cm (France)

François-Eugène ROUSSEAU (1827-1890), vase en verre double massif transparent, à panse bosselée et haut col droit. Fond craquelé à inclusions de feuilles d’or éclatées et coulures de poudres intercalaires polychrome. Hauteur : 30 cm. Diamètre : 20 cm. Estimation : 1 500 €.

Il était un marchand-éditeur parisien, spécialisé au début de sa carrière dans la faïence et la porcelaine.

Vers 1867, à peu près en même temps que Gallé, il se prit de passion pour l’art du Japon et fit réaliser des services en faïence de Monteraux  japonisants en association avec un graveur, Félix Bracquemond. La même année il se mit à la verrerie en faisant appelle aux talents de Eugène Michel pour lui faire graver toute une gamme de verrerie dans l’esprit « Art Nouveau ».

En 1869, deux de ses verres peints furent achetés par le Victoria and Albert Museum. Ses verreries japonisantes produites avec le concours probable des frères Appert à Clichy, apparaîtront en 1874 à Paris à la IVe Exposition de l’Union centrale des Beaux-arts appliqués à l’industrie.

En 1877, il collabore avec Alphonse-Georges Reyen. Il mena des expériences dans les ateliers des frères Appert, qui se solda par des réalisations au couleurs de plus en plus rares et précieuses.

Son atelier était situé au 43 de la rue Coquillère à Paris. Ancienne maison Duban, fondée à la même adresse, en 1753 par Louis-Picard Duban (mort en 1783), faïencier, et reprise en 1784 par son fils, Louis-François-Picard Duban, faïencier breveté, seul fournisseur de la Maison du Roi et des Princes. Joseph Rousseau (Lys 1787-Paris 1855) loue le fonds de commerce à partir de 1826. François-Eugène Rousseau succède à son père en 1856 et vend son fonds à Léveillé en 1885. Ce dernier continua à travailler dans le style de son maître, tout en l’adaptant progressivement à l’esprit fin de temps. Léveillé mourut en 1913.

https://leverrelecristaletlapatedeverre.wordpress.com/2014/07/08/francois-eugene-rousseau-1827-1890-marchand-editeur-parisien-specialise-dans-la-ceramique-et-le-verre-france/

Coupe d’André HUNEBELLE créée en 1940 d’un diamètre de 30 cm (France)

André HUNEBELLE (1896-1958), coupe creuse circulaire en verre opalescent moulé à décor taillé motifs géométriques. Signé A. HUNEBELLE France. Diamètre : 30 cm. Estimation : 100 €.

André Hunebelle est un maître verrier et un réalisateur français né en 1896 à Meudon, mort en 1985 à Nice.

Après avoir préparé l’Ecole polytechnique, il choisit le métier de décorateur, de designer, puis de maître verrier. Entre 1927 et 1931, il édite ses verreries de table qu’il diffuse en ouvrant un magasin sur l’avenue des Champs-Elysées à Paris. De formation scientifique, André Hunebelle est devenu éditeur verrier par passion vers le milieu des années 1920. Il s’est surtout fait connaître grâce aux lignes rigoureuses, mais toujours élégantes et singulières, exposées dans son luxueux magasin, aujourd’hui disparu. On lui doit aussi de nombreux modèles de vases, de coupes et de luminaires aux décors moulés, strictement géométriques, originaux et de facture soignée et exécutés à la cristallerie de Choisy-le-Roi. Son nom apparaît systématiquement moulé sur ces objets, soit seul, soit accompagné de celui de R.Cogneville, un sculpteur dont il s’assure la collaboration.

Son magasin a cessé toute activité en 1938. Après guerre, il s’engagea dans la production de films. Il fait débuter Michel Audiard dans la carrière de scénariste et dialoguiste, dans lequel il affiche d’emblée son sens très particulier de la repartie. Après avoir réalisé de nombreuses comédies comme « Les trois Mousquetaires », il délaisse ce genre et se tourne vers le film de cape et d’épée avec le film « Le Bossu » (1959). Considéré comme celui qui tira Louis de Funès de l’anonymat, il le dirigera plusieurs fois dans sa carrière, entre autres avec Jean Marais dans sa trilogie des « Fantômas » (1964-1965-1967).

https://leverrelecristaletlapatedeverre.wordpress.com/2014/02/21/andre-hunebelle-1896-1985-maitre-verrier-et-realisateur-de-fantomas-et-le-bossu-france/

Vase signé D’ARGENTAL à décor de vignes haut de 13 cm (France)

Paul NICOLAS (1875-1952) signé D’ARGENTAL, vase en verre double rouge et blanc à décor de feuilles et fruits de vignes. Signé. Hauteur : 13 cm. Estimation : 200 €.

Paul Nicolas est né en 1875 à Laval devant Bruyères dans les Vosges, en territoire annexé par l’Allemagne depuis 1871. En 1888, ses parents décident comme beaucoup d’autres de rester français et déménagent à Laxou.

Son père Jean-Pierre Nicolas, achète une propriété à Saint-Anne (quartier de Laxou) et fonde son entreprise d’horticulture. Ce qui était au départ un drame pour la famille, devient ainsi une opportunité : Nancy est à l’époque un creuset pour les arts et les sciences, avec le mouvement Art Nouveau.

https://leverrelecristaletlapatedeverre.wordpress.com/2014/01/16/paul-nicolas-1875-1952-ou-dargental-verrier-lorrain-un-de-mes-preferes/

Vase en cristal taillé signé VAL SAINT LAMBERT haut de 20 cm (Belgique)

VAL SAINT LAMBERT (1826-2013), vase en cristal taillé doublé bleu. Pastille sous la base. Hauteur : 20 cm. Largeur : 15 cm. Estimation : 300 €.

Vers 1900, l’entreprise s’étend sur quatre sites : le site principal du Val Saint-Lambert, les établissements de Herbatte à Namur fondés en 1851 et de Jambes (1850), tous deux faisant partie des Verreries namuroises absorbées en 1879. Et, enfin, les établissements de Jemeppe qui datent de 1881 et furent achetés en 1883. Ils sont tous reliés à la ligne de chemin de fer Liège-Namur.

La qualité des matières premières étant de la plus haute importance, elles sont fabriquées sur place. Le sable y est lavé (7 000 tonnes), Le minium y est fabriqué. Les fours et creusets sont également fabriqués sur place (1 500 tonnes de terre réfractaire). Le gaz des fours à gaz Siemens ou Boëtius de douze à dix-huit creusets est fabriqué sur place. L’alimentation des fours en charbon (54 000 tonnes) se fait en sous-sol pour ne pas contaminer les produits. Huit halles de vingt fours occupent 8 000 mètres carrés. La chaleur des fours boëtius est récupérée pour faire de la vapeur. Lors de la moulure, le souffle du verrier est remplacé par de l’air comprimé. Le coupage à la flamme a également été un perfectionnement notable. Une machine, conduite par une seule opératrice, peut produire 3 000 gobelets par jour. L’énergie nécessaire à la taille, à l’origine manuelle fut rapidement remplacée par une roue hydraulique et, dès 1836, par une machine à vapeur. Il y a 800 tours dans six tailleries (quatre au Val-Saint-Lambert, une à Herbatte, une à Jemeppe).

La gravure, qui se faisait au tour, fut ensuite réalisée à l’acide fluorhydrique après application d’un masque d’encre imprimé. Cela permet de réaliser de grandes quantités de pièces de manière économique. Ainsi, 40 000 cheminées de lampe sont gravées chaque jour avec le logo de différents fabricants liégeois de lampes à pétrole. On a aussi la gravure au sable inventée par l’américain Tilghman où un jet d’air ou de vapeur entraîne du sable. On y effectue également de la peinture sur verre.

L’éclairage est au gaz et à l’électricité. Une usine à gaz produit journellement plus de 2 000 m³ de gaz, 58 lampes à arc et 656 lampes à incandescence éclairent l’entreprise. Les établissements sont reliés au chemin de fer Liège-Namur.

Il y a des ateliers mécaniques pour la construction des moules en fonte, d’autres pour la fabrication des caisses d’emballage. En octobre 2013, Val Saint Lambert dépose le bilan.

https://leverrelecristaletlapatedeverre.wordpress.com/2014/01/31/val-saint-lambert-1826-2013-une-signature-belge-reconnue-pour-lexception-de-la-qualite-de-sa-production/

Vase signé Emile GALLE à décor d’orchidées haut de 40 cm (France)

Emile GALLE (1846-1904), vase tubulaire en verre vert à décor peint d’orchidées polychromes aux émaux durs en relief fixés au moufle. Signature sous la base. Hauteur : 40 cm. Estimation : 2 500 €.

https://leverrelecristaletlapatedeverre.wordpress.com/2014/01/20/emile-galle-1846-1904-le-maitre-verrier-de-l-art-nouveau-france/