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Vase de la VERRERIE DE VIERZON, Les fils THOUVENIN haut de 12 cm (France)

VERRERIE DE VIERZON, Les fils THOUVENIN (1887-1921), vase en verre gravé à l’acide à décor de scène de chasse. Hauteur : 12 cm. Estimation : 150 €.

Paul et Albert Thouvenin reprirent une ancienne verrerie (verrerie Vierzon-ville) en 1887 et lui donne le nom de « Verrerie de Vierzon-Les fils d’Adrien Thouvenin ». Ils débouchent alors plusieurs ouvriers des verreries de Vallerysthal en Moselle. Vosgiens, ils sont issus d’une famille de verriers. Le père Michel-Adrien Thouvenin a travaillé pendant 20 ans à la verrerie de la Rochère, puis il a dirigé la verrerie de Vallerysthal et le groupe verrier SA des Verreries réunis de Vallerysthal et Portieux.

A partir de 1877, le fils Paul devient le directeur de la verrerie de Vallerysthal et son frère Albert, directeur technique du groupe. Ils mettent leurs expériences en commun pour développer la nouvelle verrerie de Vierzon en se spécialisant dans la gobeleterie : verres unis, taillés et gravés, moulés et pressés … . En 1891, ils produisent des lampes à pétrole et services de table de qualité.

Vers 1900, les Frères Thouvenin réalisent des pièces dans le style Art Nouveau à motifs végétaux et animaux sur des verres multicouches, gravés en camée à l’acide puis émaillés avec la signature PThouvenin. En 1910, Paul rachète l’usine qui devient en 1921 la société Thouvenin & Cie. il dirige la verrerie de 1887 à 1919. Son fils Maurice préside la manufacture jusqu’à sa fermeture en 1957.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/04/04/verrerie-de-vierzon-les-fils-dadrien-thouvenin-1887-1921-creee-par-paul-et-albert-thouvenin-france/

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Sucrier signé DE VEZ (Camille Trutié de Varreux) haut de 8 cm (France)

DE VEZ (Camille TRUTIE DE VARREUX (1872-1942)), sucrier en verre gravé à l’acide à décor de paysage et pêcheur. Hauteur :  8 cm. Estimation : 200 €.

Peu de documents existent sur Camille Trutié de Varreux et son passage remarqué au Cristallerie de Pantin « Stumpf, Touvier, Viollet & Cie ».

Cette manufacture de cristal fondée en 1851 par E.S. Monot est transférée à Pantin en 1855 (84 rue de Paris), son dépôt est alors situé au  66 rue d’Hauteville à Paris en 1903.

Elle connaît plusieurs raisons sociales « Monot et Cie », puis « Monot Père et Fils et Stumpf », « Stumpf, Touvier, Viollet & Cie » après le retrait de Monot en 1889.

Camille Trutié de Varreux est le nouveau directeur artistique en 1907. Il codirige avec Viollet en proposant une orientation artistique nouvelle : vases, coupes, lampes, en verre à couches multiples, gravé à l’acide d’ornements.

Avant 1914, la Cristallerie de Pantin produit une petite quantité d’œuvres de style Art Nouveau gravée et signée Thiaucourt (attribuée à Emile Thiaucourt), verrier et graveur de talent. Au début de la guerre, la manufacture ferme pour rouvrir en 1919 avec une production de verres moulé pressé réalisée de manière industrielle.

En 1920, l’entreprise déclinant est reprise par la Société industrielle de Verrerie propriétaire de plusieurs verreries en France et dirigée par Touvier puis Jacquemin.

La cristallerie a été active, difficilement dans les derniers temps faute d’investissements et de modernisation des outils de production. Elle ferme en 1925. En 1931, elle est mise en vente et acquise par la société Paris-Pantin qui édifiera des constructions scolaires vers 1940.

Origines :

Charles Camille Trutié de Varreux est né le 17 novembre 1872 à Chambéry et est décédé le 18 octobre 1942 à Chambéry à l’âge de 69 ans.

Il est né de l’union de Claude Charles Trutié de Varreux né en 1837 et Capitaine au 74ème régiment de ligne (en garnison à Chambéry) et de Marie Bovet née en 1834. Il a eu 2 sœurs : Louise et Noémie.

Il a été Président de la Chambre syndicale des propriétaires de Paris (1933-) et Capitaine de réserve à l’État major. Entré à Saint Cyr, promotion Siam, il est affecté à sa sortie au 30 ème RI. 

Deux évènements vont faire de Camille Trutié de Varreux se prédestine aux cristaux. Son mariage en 1896 avec Henriette Frémy dont le grand-père est Edmond Monod, fondateur de la Cristallerie de Pantin dont elle sera cohéritière. Le second fait est l’affaire des fiches qui conduit mon grand-père a démissionné de l’armée en 1906. Comme il fallait bien qu’il nourrisse sa famille, c’est tout naturellement qu’il a pris la direction de la cristallerie du moins jusqu’à la déclaration de guerre où, évidemment, il reprit du service.

Pour ce qui est de la production de cristaux, il faut distinguer plusieurs périodes qui, de toutes façons se chevauchent, voire cohabitent durablement : celle de la création (1851 ?) et des décennies suivantes où il s’agissait de fabriquer des cristaux de table : verres, carafes, présentoirs, aiguières etc .. et une seconde, où l’on voit la cristallerie produire des vases, des abats-jours et autres lampes décorées dans la masse : c’est surtout la période  »Stumpf, Touvier, Viollet & Cie » facilement reconnaissable sur les objets produits au monogramme doré qui reprend les initiales des trois gérants de l’époque. Enfin de la création de verre sous la marque  »de Vez ».

Les productions :

Charles Camille Trutié de Varreux signera ses produits « De Vez ». Il fera exécuter des verres à colorations superposées, gravés à l’acide et à la roue. Ce sont souvent des scènes champêtres, des animaux, des fleurs, des paysages de montagne, marin, dans de multiples couches de couleur avec une netteté de morsures jusque là inconnue. Ces décors ont le soucis du détail et de la composition, telle la recherche de la perspective par l’utilisation de dégradés en camaïeu avec des coloris superposés sophistiqués.

Les plus belles productions « De Vez » sont réalisées entre 1908 et 1910. La manufacture compte 265 ouvriers et possède un magasin d’exposition au 32 rue de Paradis à Paris.  Elle connait un succès jusqu’à la guerre de 1914.

Les signatures de la Cristallerie de PANTIN de 1855 à 1914 :

Bon nombre de pièces produites n’ont pas été signées. S’il y a une signature elle est peinte en émail ou en or, gravée à l’acide ou à la roue ou moulée.

Vers 1855 signature « Cristallerie de Pantin », vers 1855-1888 « PANTIN » modèle étiquette, vers 1888-1907 « Pantin PE STV 1299 » pour Stumpf, Touvier, Viollet, et « Cristallerie * de Pantin * STV & C. » pour Stumpf, Touvier, Viollet & C., et « Cristallerie de Pantin * STV & B Marguery – Fleurs – Bordeaux », mais également « Cristallerie d’Art STV & C. » pour Stumpf, Touvier, Viollet & C. Après 1888 « STV » pour Stumpf, Touvier, Viollet et « PANTIN STV » pour Stumpf, Touvier, Viollet, parfois suivie d’un numéro. Vers 1900 « PANTIN et STV » pour Stumpf, Touvier, Viollet et « CP » initiales de Cristallerie de Pantin, signatures monogrammes variantes, également « Les Coquelicots AB CRISTALLERIE D’ART STV », « AB » initiales du décorateur. De 1907 à 1914 « DEVEZ ». Avant 1914 « THIAUCOURT ».

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/27/de-vez-camille-trutie-de-varreux-1872-1942-cristallerie-de-pantin-france/

Vase signé D’ARGENTAL de Paul NICOLAS haut de 33 cm (France)

Paul NICOLAS (1875-1952), D’ARGENTAL, vase en verre double gravé à l’acide d’un paysage de montagne. Signé. Hauteur : 33 cm. Estimation : 400 €.

Paul Nicolas est issu de l’École de Nancy. Elève d’Émile Gallé dont il rejoint l’entreprise en 1894 après un bref passage chez l’architecte Charles André. Il crée en 1919 sa propre entreprise avec trois artistes de chez Gallé : Pierre Mercier, Emile Villermaux et Eugène Henri Windeck et le soutien des Cristalleries de Saint-Louis.

Il produit à contre-courant des goûts de l’époque, des verreries Art Nouveau proches des séries industrielles des Etablissements Gallé toujours en activités. Les blancs sont produits à Saint Louis, alors que la gravure à l’acide est exécutée à Nancy, dans son atelier.

Il signe d’abord ses productions « d’Argental », puis à partir de la fin des années 1920, de son nom, « P. Nicolas », en y ajoutant de temps en temps la mention « Nancy » et parfois la Croix de Lorraine.

Le style de Paul Nicolas évolue avec le temps. Les oeuvres signées « d’Argental » sont typiques de l’École de Nancy, puis s’en écartent progressivement, en particulier en témoignant de l’influence de l’art déco.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/16/paul-nicolas-1875-1952-ou-dargental-verrier-lorrain-un-de-mes-preferes/

Pichet de Georges de FEURE en verre haut de 21 cm (France)

Georges de FEURE (1868-1943), pichet à corps tubulaire en verre soufflé brun vert orné de deux bandes de verre noir appliquées à chaud. Hauteur : 21 cm. Estimation : 150 €.

Georges Joseph Van Sluÿters (1868-1943), alias Georges de FEURE est un artiste français. Il est d’origine hollandaise par son père et belge par sa mère. Il est né à Paris en 1868, mais la famille est obligée d’émigrer en 1870 lors du déclenchement de la guerre franco-prussienne. Peintre et poète raffiné, il vivait entouré de lévriers

De retour à Paris en 1889, il s’établit à Montmartre et se joint à la Bohème parisienne. Son cercle d’intimes inclus les compositeurs Claude Debussy, Maurice Ravel et Erik Satie. Son œuvre picturale est définitivement inspirée par les poèmes de Charles Baudelaire et les romans de Georges Rodenbach. Dans les années 1890, il est reconnu par Puvis de Chavannes comme l’un des peintres les plus importants du mouvement symboliste français.

Son œuvre est caractérisée par de nombreuses représentations de la femme fatale, thème que l’on retrouve dans l’ensemble des œuvres du courant Art nouveau. Il a également réalisé des vases.

Sa renommée comme peintre symboliste et son expérience comme affichiste pousse le marchand d’art Siegfried Bing à l’approcher afin de lui confier la réalisation de la façade du « pavillon de l’Art nouveau » à l’Exposition universelle de 1900 qui se tient à Paris. Quatre de ses affiches sont reproduites dans la revue Les maîtres de l’affiche (1895-1900), à savoir : 5e exposition du Salon des Cent, Magasin des nouveautés Jeanne d’Arc, Le Journal des ventes et Thés du Palais Indien.  Une grande rétrospective de son œuvre se tient en 1903 puis voyage de Paris à Hambourg et La Haye.

Durant les premières décennies du XXe siècle, il continue à créer des ensembles décoratifs (évoluant du style Art nouveau vers le style Art déco), puis il fonde une compagnie de construction d’aéroplanes et s’intéresse à la confection de costumes et de décors pour le théâtre.

En février 1942, à la suite d’une longue maladie, il demande au ministère des Beaux-Arts d’acquérir deux de ses tableaux pour la collection nationale, ce qui lui sera refusé. Il meurt le 26 novembre 1943 dans le Paris de l’Occupation.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/02/06/georges-de-feure-1868-1943-maitre-du-symbolisme-et-de-lart-nouveau-a-realise-quelques-vases/

Vase de David GUERON signé DEGUE à décor stylisé haut de 22 cm (France)

DEGUE dit David GUERON (1892-1950), vase en verre multicouche à décor stylisé en bleu. Signé. Hauteur : 22 cm. Estimation : 350 €.

En 1926, David GUERON reprend une ancienne verrerie-cristallerie à Compiègne (Oise), spécialisée dans les flacons de parfumerie qui nomme : « SA Cristalleries de Compiègne ».  Il fonde la même année la « Verrerie d’Art Degué » au 63 boulevard Malherbes à Paris (fabrique) et acquière un local au 41 rue de Paradis dans le 10 ième arrondissement (magasin d’exposition),  afin de présenter avec une production de vases et luminaires aux couleurs vives et de qualité. Ce dernier sera déplacé au 52, rue de Londres à Paris.

Il s’inspire d’un style Art Déco des décors de Charles Schneider ce qui lui voudra dans poursuites judiciaires pour contrefaçon avec gain de cause par Schneider en 1932. Edouard Cazeaux est le directeur artistique de David Guéron.

La cristallerie produit également des verres, gobelets industriels entre 1934 et 1935. Elle a réalisée une commande de 6000 pièces pour le paquebot « Le Normandie » destinées à la décoration murale et lumineuse composée de dalles de verre taillées au burin.

C’est la seconde guerre mondiale qui mit un terme à la Verrerie d’Art Degué, David Guéron quittant la France en 1939 pour échapper aux nazis.

Les signatures : Elles sont signées pour la majorité « DEGUE » ou « GUE » dans un cercle. Mais également « GUERON » avec une variante un pointe dans le « O », « GUERON COMPIEGNE », « GUERON MADE IN FRANCE », « GUERON CAZAUX », « CAZAUX », « COMPIEGNE », « GUE » dans un cercle au dessus de « COMPIEGNE » ou « COMPIEGNE MADE IN FRANCE »

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/16/degue-david-gueron-signature-dun-artiste-verrier-des-annees-1930/

Vase Art déco des Frères MULLER représentant des oiseaux stylisés, diamètre et hauteur : 21 cm (France)

Frères MULLER (1897-1936), vase sphérique sur piédouche en verre multicouches bleu et blanc à décor dégagé à l’acide et repris à la roue d’oiseaux dans des motifs géométriques et intercalaire de feuilles d’argent éclatées. Signé à la pointe sous son pied  » Muller Fres Luneville ». Hauteur : 21 cm. Diamètre : 21 cm. Estimation : 2 000 €.

Les signatures :

Les signatures pour la période entre 1897 et 1914 sont les suivantes : « Muller Croismare », « DMuller Croismare » pour Désiré Muller, « EMuller Croismare » pour Eugène Muller, « hMuller Croismare prés de Nancy » pour Henri Muller, « hMuller Croismare » pour Henri Muller, « CROISMARE », « Crois Mare GV », « Muller », avec des variantes.

Les signatures pour la période entre 1919 et 1933 sont les suivantes : « G.V. DE CROISMARE » pour Grande Verrerie de Croismare pour les luminaires, « MULLER FRES LUNEVILLE » avec des variantes, « MULLER FRES FRANCE » pour les modèles destinés à l’exportation, « MULLER FRERES LUNEVILLE » avec des variantes, « MULLER FRERES LUNEVILLE FRANCE » pour des modèles destinés à l’exportation, « M F » et « MULLER Fr. ».

Les signatures pour la période entre 1897 et 1933 sont les suivantes : « Verrerie d’Art de Lorraine Muller & Cie Croismare », « Cristallerie de l’Opéra Rue de la Paix Muller », « E.Corbin Muller Croismare » pour les modèles fabriqués pour les Magasins Réunis de Nancy dirigés par Eugène Corbin après 1903, « VSL » et  » Val St Lambert » pour les modèles fabriqués par Désiré et Eugène Muller aux Cristalleries de Val Saint Lambert avec des variantes entre 1905 et 1908,  » MULLER CROISMARE CLAIN & PERRIER » pour le diffuseur en gros parisien Clain & Perrier, « Muller Frères Fecit PRIMAVERA FRANCE » et « Atelier Primavera Muller Fres LUNEVILLE » pour les grands magasins du Printemps vers 1925, « Muller Frères Lunéville Chapelle » pour les pièces réalisées en collaboration avec la ferronnerie Chapelle entre 1925 et 1930, « Muller Fres Lunéville U. GUAITA » pour les pièces réalisées en collaboration avec l’atelier de ferronnerie Maroello Guaita, « NICS » pour les pièces réalisées avec l’atelier de ferronnerie des Etablissements Nics, et « ASERVA ».

Les signatures pour la période entre 1935 et 1952 sont les suivantes : « Muller Fs Lunéville » pour les Muller fils Lunéville, « G. Muller Fs » pour Georges Muller fils avant 1940, « G MULLER Fs Lunéville » pour Georges Muller fils Lunéville avant 1940, « G & M Muller Fs Lunéville » pour Georges et Marcel Muller fils Lunéville avant 1940, « G. Muller Fils » pour Georges Muller fils avant 1940, « G M Muller Fs » pour Georges et Marcel Muller fils avant 1940 et « Muller Lunéville France » pour les pièces destinées à l’exportation.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/02/11/freres-muller-a-luneville-1897-1936-lhistoire-dune-famille-verrier-france/

Coupe à décor de violettes des Frères DAUM en verre givré haute de 7 cm (France)

Frères DAUM, coupe polylobée en verre givré émaillé, à décor dégagé à l’ acide de violettes, signée. Hauteur : 7 cm. Estimation : 500 €.

Daum aujourd’hui :

La famille fondatrice a cédé sa société en 1986. Elle appartient aujourd’hui à un fonds d’investissements. Sophie Le Tanneur a été nommée présidente du directoire de la société en 2005, avec pour mission de donner un nouveau souffle à la marque en l’associant à des artistes contemporains.

Les productions de l’atelier de création DAUM situé à Nancy sont toujours exceptionnelles. Tous les prototypes y sont réalisés ainsi que les pièces de prestige exécutées à quelques exemplaires. Pour les plus grands tirages, la phase industrielle se déroule à Vannes-le-Châtel (Meurthe-et-Moselle), à une cinquantaine de kilomètres.

Aujourd’hui DAUM est présente dans plus de 10 pays (Europe, Japon, Chine, Emirats Arabes Unis …) et compte plus de 180 personnes en DAUM France et 20 personnes pour DAUM Etats Unis et Asie. Le site de Nancy accueille l’atelier de création des nouveaux produits comprenant l’activité de modelage et de moulage, le prototypage et la production des pièces de séries très limitées. Le site de Vannes le Châtel comprend l’activité de fusion du cristal pour constituer la première matière, un atelier de production complet depuis le moulage jusqu’à la finition et l’emballage, les services généraux, financiers et administratifs, le stock de produits finis et les expéditions.

Pour chaque pièce réalisée, DAUM conserve la maquette mère ou d’atelier, c’est à dire une sculpture avec tous les éléments techniques rajoutés pour la production. Les moules sont conservées  jusqu’à la fin du tirage, ils sont détruits ensuite. Un exemplaire fini en cristal des Editions d’Art et autres pièces significatives d’une technique ou d’un collection particulière.

DAUM fait incontestablement partie du patrimoine culturel aussi bien national qu’international et possède de filiales.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/28/daum-un-style-depuis-1875/

Verre de Nicolas-Jean Alphonse GIBOIN haut de 17 cm à décors émaillés orientales (France)

Nicolas-Jean Alphonse GIBOIN (1828-1921), Verre à pied émaillé et peint à décor de caractères orientaux sur fond noir. Signé sous la base. Hauteur : 17 cm. Estimation : 150 €.

Nicolas-Jean Alphonse Giboin (1828-1921) est né à Villebois-La Valette en Charente le 28 juillet 1828. Après une carrière administrative au Ministère des Finances qui débutera en 1851, il séjournera au Mexique avant de revenir à Paris en 1867.

Parallèlement à sa carrière de fonctionnaire, il se passionne pour les arts décoratifs et installe un atelier avec un four dans le jardin de sa propriété de Libourne. L’ouverture en 1852 du Japon au commerce occidental ne laisse pas indifférent cet artiste. Il exposera une coupe au décor japonais au Salon de la Société des Artistes français en 1908.

Nicolas-Jean Alphonse Giboin va s’inspirer du Recueil des dessins pour l’Art et l’Industrie gravés par Adalbert de Beaumont et Eugène Collinot et réédité en 1883. Il est composé de scènes insolites et exotiques. Il s’en inspirera pour des décors de plats, de verres et de vases.

À Paris, il met en dépôt-vente quelques verreries émaillées chez Rouard, propriétaire d’un grand magasin de céramique et de verrerie «À la Paix», 32, avenue de l’Opéra à Paris. L’artiste est domicilié à Libourne, rue Jean-Jacques Rousseau mais également à Paris, 28, rue Nollet.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2018/12/13/gobelet-a-decor-de-medaillon-de-lion-aile-realise-par-nicolas-jean-alphonse-giboin-france/