Archives pour la catégorie BAROVIER & TOSO est née en 1835 (Italie)

Sapins de BAROVIER & TOSO en verre de Murano estimés 600 € créés en 1960 (Italie)

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BAROVIER & TOSO, paire de sapins stylisés en verre de Murano transparent pailleté or. Hauteur : 25 cm.

La firme Barovier & Toso est née en 1935, de la fusion de deux verreries vénitiennes : la Vetreria Artistica Barovier & C. (1919-1935), dirigée par Ercole Barovier ; et la S.A.I.A.R. (Società Anonima Italiana Arti Riunite) Ferro Toso & C. (1902-1935), dirigée par Decio et Artemio Toso. Dans la région, le nom des familles Barovier et Toso était cependant déjà lié depuis des siècles au travail ou au commerce du verre (respectivement depuis les XIVe et XVIIe siècles). Les maisons Fratelli Toso et Fratelli Barovier existaient en outre depuis 1854 et 1883.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/04/16/barovier-toso-une-verrerie-souvent-recompensee-1854-italie/

Vase réalisé en 1952 par BAROVIER & TOSO (Italie)

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BAROVIER & TOSO, vase en verre d’une hauteur de 20 cm réalisé en 1952.

La firme Barovier & Toso est née en 1935, de la fusion de deux verreries vénitiennes : la Vetreria Artistica Barovier & C. (1919-1935), dirigée par Ercole Barovier ; et la S.A.I.A.R. (Società Anonima Italiana Arti Riunite) Ferro Toso & C. (1902-1935), dirigée par Decio et Artemio Toso. Dans la région, le nom des familles Barovier et Toso était cependant déjà lié depuis des siècles au travail ou au commerce du verre (respectivement depuis les XIVe et XVIIe siècles). Les maisons Fratelli Toso et Fratelli Barovier existaient en outre depuis 1854 et 1883.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/04/16/barovier-toso-une-verrerie-souvent-recompensee-1854-italie/

Pour DIOR, vase bouteille BAROVIER & TOSO années 70 estimé 1 500/2 000 € (Italie)

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BAROVIER & TOSO pour Christian DIOR, vase bouteille en verre soufflé à corps quadrangulaire à décor « scozzese » dans les tons bleus et bruns sur fond vert. Signé « Christian Dior ». Circa 1969-1970. H : 25 cm.

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Vase « Spacchi » de Barovier & Toso (Italie)

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De 1983 à 1984, Toni Zuccheri travaille comme designer pour la maison Barovier & Toso. De cette collaboration naissent plusieurs séries, toutes inspirées par la nature. Toni Zuccheri porte en effet un intérêt marqué pour la faune et la flore. Dans ses rapports avec le verre, il créé des pièces représentant des animaux (nombreuses figurines dédiées aux volatiles) ou des vases évoquant des plantes (troncs ou fleurs).

Comme pour les séries Morbidi et Minassia, les vases de la collection Spacchi (fentes) rappellent la forme d’une corolle florale. La particularité de ce modèle tient tant dans la fente incisée dans le verre (incandescent), et dont l’un des bords est replié, que dans son décor vertical, composé de deux couleurs différentes, l’une distribuée sur la surface externe, l’autre sur la surface interne. Les pièces les plus courantes ont été produites avec des baguettes de verre noires et blanches, qui leur confèrent une élégance classique. Il en existe toutefois aussi dans des tons verts (vert pomme pour la paroi extérieure, et vert clair pour la paroi intérieure), mais distribuées à moins grande échelle.

Les vases Spacchi semblent avoir déjà marqué l’histoire du verre vénitien contemporain. Un modèle a d’ailleurs été choisi pour illustrer cette période lors de la grande exposition consacrée au verre de Murano par le Musée Correr (L’Avventura del Vetro, un millennio d’arte veneziana, Venise, décembre 2010 – avril 2011).

Vase « Barbarico » par Ercole Barovier 1889-1974 (Italie)

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Tout au long des années 1950, Ercole Barovier (1889-1974) poursuit sans relâche ses expérimentations sur la technique de la coloration à chaud sans fusion. Ses recherches aboutissent ponctuellement à de nouvelles collections, dont les : Basalto (1950), Barbarici (1951), Aborigeni et Diafani (1954), Cobaltei (1956), Nuragici (1957), etc.

La série Barbarico (ou Barbariche) est présentée pour la première fois en 1951, d’abord lors de l’Exposition internationale du verre tenue au Pavillon de Marsan à Paris, puis à la Triennale de Milan. Le succès est immédiat, et conduit à la faire apparaître dans plusieurs articles de l’époque. Tant ses formes archaïques que son originale matière bronzée interpellent les critiques.

Ercole Barovier obtient cette surface très particulière en couvrant la masse vitreuse incandescente d’oxydes métalliques. Après cuisson (sans fusion), la couche se craquelle et donne un verre opaque et rugueux au toucher. En 1952, Ercole Barovier aura encore l’idée d’ajouter des feuilles d’or au procédé, créant ainsi une variante, appelée Barbarici aurati.

La production de verres Barbarici semble avoir été limitée à une centaine de pièces. D’autres séries de chez Barovier & Toso emprunteront ou réinterpréteront par la suite leurs formes, à l’exception des vases zoomorphes avec oiseau(x) stylisé(s), typiques de cette collection.

Vase « Brillantati » par Ercole Barovier 1889-1974 (Italie)

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En 1934, Paolo Venini présente à la Biennale de Venise les verres Diamante (« à pointes de diamant »),l’une de ses premières créations en tant que designer.

Le décor en treillis caractérisant cette série est obtenu à partir d’un verre épais, soufflé successivement dans deux moules comportant des lamelles de fer disposées en diagonale. La surface externe du verre étant marquée dans un autre sens que sa surface interne, les sillons s’entrecroisent au regard. Ce motif est aussi repris par la manufacture Seguso Vetri d’Arte, mais avec un autre procédé de production. En 1939, Ercole Barovier (1889-1974) obtient à son tour le même genre d’effet décoratif, avec une technique propre à la maison Barovier & Toso. Il crée ainsi la série des verres Brillantati.

À la différence de Paolo Venini, Ercole Barovier se sert de deux couches de verre, dont il superpose les motifs dans le sens opposé. Il imbrique ainsi en quelque sorte deux vases, l’un dans l’autre. Les imperfections liées à cette technique complexe de réalisation (points de liaison entre les couches de verre visibles sur la paroi et sur la lèvre) permettent de distinguer la production de chez Barovier & Toso de celles des maisons Venini et Seguso. Ercole Barovier ajoute en outre à ses créations des inclusions de feuille d’or.

Les pièces Brillantati semblent relativement rares. Cette série est d’ailleurs peu documentée.

Vase « A Grosse costolature» par Ercole Barovier 1889-1974 (Italie)

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Entre la fin des années 1930 et le milieu des années 1940, Ercole Barovier (1889-1974) continue à orienter sa production vers des pièces en verre transparent / translucide, de plus en plus épais. Il présente ainsi en 1938 les séries Rostrati (modèles hérissés de rostres pyramidaux proéminents) et A Mugnoni (constellés d’excroissances), ou encore en 1940 la série A Lenti (avec une multitude de reliefs hémisphériques).

Entre 1938 et 1942, ses expérimentations aboutissent également à la création de coupes et de bols imitant la forme du tridacne, coquillage communément appelé bénitier. La série prend le nom italien d’A Grosse costolature (« à grosses nervures »), en référence directe aux côtes verticales (parois) et aux lobes très prononcés (lèvre) des pièces.

Si les nervures verticales et la lèvre ondulée se retrouvent dans tous les modèles de cette collection, les pièces adoptent des formes diverses : reproduction stylisée du mollusque, avec ou sans base/pied appliqué(e) ; en corne d’abondance (placée debout), avec l’extrémité inférieure de la paroi repliée en colimaçon ; en éventail, avec les parois allongées (sans nervures horizontales), et posées sur une base appliquée ; etc.

Le verre utilisé est généralement translucide et incolore. Il en existe toutefois plusieurs exemples dans des tons pastels (rose, vert, etc.), en verre opaque (notamment violet) ou transparent. Dans le cas présent, le maître verrier a combiné deux techniques complémentaires, afin de renforcer l’effet visuel de la pièce. Le verre est ainsi non seulement opalescent (introduction de substances métalliques dans la masse de verre en fusion), mais aussi irisé en surface (exposition de l’objet à des vapeurs métalliques). La série fut publiée pour la première fois en 1942, dans la revue Domus.

Les 2 modèles illustrant cet article, sont tirés dans publicité en pleine page de la manufacture Barovier-Toso. Selon Attilia Dorigato, historienne de l’art, l’exécution de certaines pièces A Grosse costolature pourrait être attribuée au maître verrier Ferdinando Toso, dit « Fei ».

Vase « A Stelle» par Ercole Barovier 1889-1974 (Italie)

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À partir de 1937, le designer Ercole Barovier (1889-1974) s’intéresse particulièrement au verre cristallo, type de verre incolore et totalement transparent cherchant à imiter le cristal de roche. Il travaille cette matière pour créer plusieurs séries de vases, la modifiant en y adjoignant des bulles d’air prises dans la masse, en modelant des excroissances, en y appliquant des éléments stylisés (anneaux, plumes, étoiles), ou en la colorant dans des tons pâles.

La série A Stelle apparaît en 1942. Elle doit son nom aux étoiles stylisées appliquées sur la surface externe du verre (les vases de forme identique, mais avec des applications de plumes, appartiennent par contre à la série Piumato). Une photographie fut publiée pour la première fois dans un article de la revue italienne Domus consacré au verre italien en octobre 1942, accompagnée de la légende « Vasi in cristallo stellato. – Creazioni di Ercole Barovier, editi da Barovier-Toso ».

Cette série comprend aussi des vases de forme tronconique et ovoïdale. Il existe en outre des versions colorées de la pièce (toujours en verre cristallo transparent), notamment rose pâle, ou encore rouge pâle avec des reflets bleus irisés, et des versions sans pied appliqué.

Vase « Spuma di mare » par Ercole Barovier 1889-1974 (Italie)

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Après avoir créé les séries Crepusculo, Autunno gemmato, Marina gemmata et Laguna gemmata entre 1935 et 1936, Ercole Barovier (1889-1974) réutilise sa technique de la coloration à chaud sans fusion entre 1938 et 1940 pour développer la collection Spuma di mare.

La couleur verte des pièces et les bulles d’air emprisonnées dans la masse sont cette fois obtenues par l’adjonction de silicate de soude et de poudre d’aventurine entre les deux couches de verre cristallo. Outre la technique, la filiation entre cette série et les précédentes se manifeste au travers des formes développées, récurrentes à l’époque dans la production d’Ercole Barovier, et de leur poids (les pièces sont alors souvent lourdes, à cause de l’épaisseur du verre). C’est le cas de ce vase, dont les décors latéraux, appliqués à chaud, et reprenant des modèles antérieurs, sont en verre massif.

S’il existe encore aujourd’hui de nombreuses pièces issues des séries Crepusculo, Autunno gemmato, Marina gemmata et Laguna gemmata, les Spuma di mare sont beaucoup plus rares.