Archives pour la catégorie Comprendre la matière

Comment fabrique t-on une bouteille en verre ?

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Les 6 étapes pour réaliser une bouteille en verre :

La composition : Sable, calcaire, carbonate de sodium entrent dans la composition du verre. Ces composants peuvent être remplacés par du calcin – verre collecté, trié et nettoyé. Les matières premières sont mélangées dans l’atelier de composition, selon des proportions soigneusement définies. Le mélange est ensuite déversé dans le four.

La fusion : Le four est composé d’une cuve en matériaux réfractaires dans laquelle la composition est fondue à haute température, entre 1300° C et 1 550° C. C’est la fusion.

Le moulage : La goutte de verre en fusion, appelée paraison, est soufflée dans un moule « ébaucheur » puis dans un moule « finisseur » placé sur la machine qui fabrique les emballages.

La recuisson : Le verre doit être refroidi dans des conditions spéciales pour éviter les écarts trop brusques de température qui rendraient l’emballage fragile : c’est le « recuit » réalisé dans un arche de recuisson.

Le contrôle des emballages : La qualité des emballages est contrôlée par différentes machines. Ceux qui présentent des défauts sont éjectés et transformés de nouveau en calcin.

Le houssage : Afin d’assurer une sécurité du transport des palettes de verre, les emballages en verre sont houssés puis livrés à l’utilisateur final.

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Qu’est-ce que la technique de poudres de verre ou vitrification des poudres ?

Daum vers 1901 Vase balustre aux feuilles d'érable Verre multicouche, poudres vitrifiées, gravure à l'acide H : 57 cm D : 24cm Nancy, Musée des Beaux Arts
Daum vers 1901
Vase balustre aux feuilles d’érable
Verre multicouche, poudres vitrifiées, gravure à l’acide
H : 57 cm D : 24cm
Nancy, Musée des Beaux Arts
Daum vers 1901 Vase balustre aux feuilles d'érable, détail. Verre multicouche, poudres vitrifiées, gravure à l'acide H : 57 cm D : 24cm Nancy, Musée des Beaux Arts
Daum vers 1901
Vase balustre aux feuilles d’érable, détail.
Verre multicouche, poudres vitrifiées, gravure à l’acide
H : 57 cm D : 24cm
Nancy, Musée des Beaux Arts
Daum vers 1905 Gobelet avec papillon de nuit et moustique verre multicouche nuagé, poudres vitrifiées, gravure à l'acide et applicatons H : 18,5cm D : 10cm Nancy Musée des beaux arts
Daum vers 1905
Gobelet avec papillon de nuit et moustique
verre multicouche nuagé, poudres vitrifiées, gravure à l’acide et applicatons
H : 18,5cm D : 10cm
Nancy Musée des beaux arts
A|ain et Marisa Beqou Vase, 1988, France H. 30 x diam. 20 x P. 8 cm Musée des Arts décoratifs, Paris
Alain et Marisa Beqou
Vase, 1988, France
H. 30 x diam. 20 x P. 8 cm
Musée des Arts décoratifs, Paris

La technique de poudres de verre permet d’utiliser des poudres de couleur vitrifiables pour décorer le verre dans la masse ou en surface. Le travail consiste à les disposer sur le marbre et à y rouler la paraison afin de les amalgamer au verre chaud.

Cette technique a été mise en valeur, entre 1900 et 1914, par les frères Daum. Ils mettent au point un procédé dit de “vitrification des poudres”, qui vise à créer une couche superficielle de couleur dans laquelle seront ensuite dégagés des motifs par gravure à l’acide et (ou) à la roue, et qui permet d’éviter de recourir à la technique plus difficile du verre multicouche. Chez les frères Schneider, dans la production typique des années 20, les poudres sont utilisées dans la masse pour créer un décor « nuagé » aux couleurs « flochetées », comme posées en flocons par la touche d’un peintre impressionniste.

Actuellement, Marisa et Alain Begou utilisent cette technique de manière picturale pour créer de véritables tableaux, méticuleusement élaborés par Marisa préalablement sur le marbre, avant d’être collés à chaud sur la paraison roulée par Alain avec toute la dextérité requise

Georges Ravenscroft (1632-1683) serait l’inventeur du cristal (Grande-Bretagne)

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Georges Ravenscroft (1632-1683) était un marchand anglais spécialisé dans l’import-export et spécialiste du verre. Il inventa en 1676 le  » cristal de plomb « . Une forte proportion (30 %) de plomb entrait dans sa composition sous forme de minium. Ces innovations techniques eurent une influence décisive sur l’évolution esthétique de la verrerie de luxe transalpine et l’hégémonie vénitienne en fut ébranlée.

Une autre version concernant l’attribution de la découverte du cristal à des verriers de la région de Londres. Ni le lieu, ni la date ne seraient connus. Georges Ravenscroft aurait repris le procédé et par simplification, on lui aurait attribué.

La formule de fabrication fut jalousement cachée par les anglais pendant plus d’un siècle.

Le verre art et techniques le travail au four par Beveridge- Doménech Vive-Pascual i Miro

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Le verre art et techniques le travail au four par Beveridge- Doménech Vive-Pascual i Miro

Editions Vial

160 pages – Format : 23 cms x 30 cms

Le verre art et technique le travail au four ouvrage édité en Italie en 2003, paru également en France aux éditions Grund en 2005. Cet ouvrage traite de façon claire et détaillée des techniques de travail du verre au four. Il s’adresse à tous ceux qui veulent approfondir leurs connaissances dans ce domaine. Vous y trouverez une présentation des caractéristiques et propriétés du verre, ainsi qu’une description des matériaux, outils, techniques employées pour élaborer des pièces au four. Vous y trouverez également une série de réalisations dont les étapes sont détaillées pas à pas.

 

Date de parution : 2011

Prix neuf conseillé : 33 €

Quand apparaissent les premières verreries ?

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On a parfois dit que le premier verre fut le produit d’un accident de cuisson de briques ou de poteries et, de fait, c’est chez les Égyptiens, passés maîtres dans l’art céramique, qu’on signale les plus anciennes verreries.

La tradition veut même que Sésostris (Moyen Empire) ait eu en sa possession, grâce à la science des prêtres de Thèbes et de Memphis, un sceptre en verre imitant l’émeraude. On a, en tout cas, trouvé dans la première de ces villes un grain de collier en pâte vitrifiée sur lequel sir Gardner Wilkinson a lu le prénom d’une reine de la XVIIIe dynastie, et les peintures des hypogées de Beni-Hassan qui représentent les phases principales de la fusion et du soufflage du verre paraissent remonter à l’an 2500 avant notre ère.

Pendant des siècles, les Égyptiens demeurèrent sans doute avec les Sidoniens, qui au rapport de Pline* également d’habiles verriers, les pourvoyeurs du monde entier; car si les Hébreux, les Mèdes et les Perses firent, sans nul doute, usage du verre, rien ne permet de supposer qu’ils le fabriquaient. Les Grecs et les Romains en firent plus tard, mais semble-t-il grâce, d’abord, à de artistes amenés d’Égypte.

La verrerie égyptienne ne nous a légué que très peu d’échantillons de sa production : ce sont, en général, de petits flacons, transparents ou opaques, à la teinte légèrement verdâtre, et tantôt unis, tantôt veinés et chevronnés de filets et de rubans d’une couleur tranchant sur le fond. Les cercueils se faisaient aussi en verre : témoin celui où Maspero a trouvé en 1886 le corps de Ramsès II (Nouvel Empire).

 *selon l’historien romain Pline (Naturalis Historica, an 77 de notre ère), les premiers hommes à produire du verre furent des marins phéniciens. Ces derniers voulurent établir leur camp sur une plage près de Belus en Asie Mineure et ne pouvant trouver de pierres pour constituer leur foyer, utilisèrent des blocs de soude qu’ils transportaient dans leur navire. Avec la chaleur du feu, le sable et la soude se transformèrent en pâte de verre.

Qu’est ce que la Pâte de Verre ?

GALLE Emile vase soliflore verre multicouche gravé à l'acide décor anémone du japon 14 cms 1 GALLE Emile vase verre givré tribobe volubilis 27 cms 1 GALLE Emile vase verre gravé paysage vosgien 34 cms 1 DE VEZ 3 DAUM vase en verre quadrangulaire décor fleurs 12,5 cms 1 news DELATTE 57 cms signé 1 DELATTE vase décor rosiers 1 DELATTE 39,5 cms 4 DAUM vase en verre quadrangulaire décor fleurs 12,5 cms 1 GALLE Emile vase verre gravé ombellifères 11,5 cms 4 MULLER FRERES LUNEVILLE 20 cms 4 newsGALLE Emile 2 vases tubulaires gravées glycines 25 cms 1 DAUM vase en verre gravé et or décor Croix de Lorraine 8,5 cms 1 GALLE Emile vase gobelet cylindrique à décor de lie de vin decor clématite 6 cms 1 GALLE Emile vase gravé clématites 20,5 cms 1

La pâte de verre est un matériau à partir duquel on produit des œuvres uniques ou en édition limitée. Son caractère esthétique tient autant à la matière qu’à la forme. Cette technique connaît un vif succès depuis la période Art Nouveau. L’entreprise Daum a poursuivi la production d’œuvres en pâte de verre. La région lorraine a été riche en grandes signatures. Toutefois cette technique n’a été vraiment maîtrisé par quelques artistes. Les véritables pâtes de verre ont été produites par : Henri CROS (1840-1907), Albert DAMMOUSE (1848-1926), Georges DESPRET (1862-1952), François DECORCHEMONT (1880-1971), Amalric WALTER (1859-1942) et Jean-Gabriel ROUSSEAU (ARGY-ROUSSEAU) (1885-1953). Emile GALLE (1846-1904), Grand Maêtre-Verrier, génie, humaniste et poète reconnu dans le monde entier n’a finalement pas réalisé de pièce pure pâte de verre. Il a su révolutionné les techniques et matériaux. Mais son orientation industrielle ne pouvait lui permettre de pratiquer cette technique. 

Un matériau qui flatte les sens :

La pâte de verre est une matière qui comporte des bulles, qui prend à la lumière un aspect cireux, mat, semi transparent, translucide ou ponceux.  Son grain de peau est particulier,  évoquant le velours d’une pêche, le satin d’une peau délicate ou la douceur d’une surface cirée… La lumière offre au regard toute une gamme de jeux optiques grâce aux semi transparences, aux modulations des couleurs et des épaisseurs de la matière, à ses reliefs et aux tailles ou polissage.

Une histoire discontinue

Pline et d’autres écrivains de l’Antiquité rapportent que l’on couvrait alors les murs et les plafonds de pavés de pâte de verre de diverses couleurs. Il s’agissait de mosaïque mais aussi de pièces de plus grandes dimensions. On sait aussi que la maîtrise de l’art du verre par les artistes de l’Antiquité à Rome était telle qu’ils étaient capables d’employer alternativement du verre opaque et du verre transparent sur des pièces décoratives ou utilitaires. Ils étaient très habiles également dans l’imitation des pierres fines.

Au début du 18ème siècle, la pâte de verre connut un regain d’intérêt : S.A.R. Monsieur le Duc d’Orléans, alors régent, encouragea la redécouverte de la pâte de verre, il suivit les recherches du chimiste Hamberg, qui mit à jour de nouveaux procédés pour réaliser des pâtes de verre. Mais c’est à l’Art Nouveau que l’on doit la renaissance de la pâte de verre. Vers 1880, quelques artistes cherchaient une matière fusible que l’on puisse travailler comme une sculpture. C’est Henri Cros qui redécouvrit la pâte de verre, après de multiples expérimentations. Parallèlement, d’autres artistes développèrent des procédés particuliers pour produire cette matière. C’est le cas d’Albert Dammouse, qui réussit à affiner la matière et allégea le décor. François Décorchemont, quant à lui, réalisait des pièces inspirées de la nature, dans des couleurs riches en nuances. Il pratiquait la technique de la cire perdue. Amalric Walter, engagé par les Frères Daum en 1904, maîtrisait parfaitement la technique de la pâte de verre et a réalisé des pièces au décor végétal ou animalier, souvent à partir de décors d’Henri Bergé (chef décorateur chez Daum), contribuant au succès de l’Ecole de Nancy.

Une technique originale :

Pour en apprécier toutes les subtilités, encore faut-il connaître la technique de la pâte de verre.

1 – La technique de la fonte à cire perdue :
Cette technique s’adapte en principe à tout sujet, à toute forme et permet des détails. L’artiste réalise son projet en cire de fonderie ou le reproduit par moulage. Il est ensuite placé dans une boîte, dans laquelle on coule du plâtre réfractaire spécial pour constituer le moule. La cire pour la fonte est ensuite préparée pour être coulée dans du Plâtre Spécial Fusion résistant à de hautes températures. Le PSF obtenu est étuvé par vapeur d’eau dans une « décireuse » et la cire recyclée.

2 – Préparation du four et cuisson :
Le verrier va choisir quel type de verre il va utiliser, calculer la quantité nécessaire, le nettoyer et le déposer, soit à même le PSF, soit dans un pot percé en terre posé sur le PSF. Ce verre est réduit en poudre, on y adjoint éventuellement des sels de plomb pour obtenir du cristal. Puis le verrier va établir la courbe de cuisson adaptée à sa pièce et lancer le four. La conduite du four doit être très précise et la cuisson est effectuée par paliers, cela pour empêcher les accidents de cuisson et les fissures. Le verre, généralement du cristal, est porté jusqu’à la température de fusion, autour de 1000°, pour agglomérer les grains.  Le verre en fusion s’écoule dans le moule et remplace la cire qui a fondu. Le moule est refroidi pendant cinq jours. Après refroidissement on libère la pièce du moule. Le moule est détruit par un moyen chimique ou mécanique.

3 – Parachèvement ou finition :
Après que la pièce soit dégagée du PSF, elle est nettoyée à l’eau. Son système d’alimentation (évents si il y en a) et les imperfections doivent être ôtées. Un travail de taille, de perçage, de « meulissage », de polissage, interviendra alors pour retrouver en partie la transparence du cristal ou du verre. Toute intervention sur la peau de surface entraîne automatiquement une réparation avec des machines outils (scie diamantée, platine, tourets, machine à bandes…) et abrasifs. C’est au parachèvement que le verrier donne à sa pièce l’aspect désiré au départ. Le travail se fait toujours sous eau pour éviter un choc thermique.

La pâte de verre se prête au moulage et à la sculpture, d’où l’importance du travail de finition.

Ne pas confondre pâte de verre et verres opaques. Un usage impropre du terme pâte de verre s’est développé en raison de l’aspect parfois proche de ces deux types de verre. Les verres opaques sont composés de plusieurs couches, dans lesquelles des poudres d’émaux colorés sont incorporés au cours de la cuisson. Or, il existe une grande différence entre les procédés de fabrication de ces verres soufflés et la véritable pâte de verre.

Sources :
Histoire de l’Art chez les Anciens, par J. Winkelmann, 18ème siècle
L’Art du Verre en France, 1860-1914, par Janine Bloch Dermant, édition Denoël, 1974
Catalogues des expositions Daum au Musée des Beaux-Arts de Nancy entre 1977 et 1981
Propos recueillis par Francine Cuël auprès de spécialistes de la pâte de verre.

Site sur le verre et le vitrail :

http://www.infovitrail.com/index.php/fr/

Site commercial Vessière Cristaux maison fondée en 1882 :

http://www.vessiere-cristaux.fr/categorie-produit/lampe-pate-de-verre/

Comment reconnaitre le verre et le cristal ?

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La différence du verre traditionnel, c’est simplement la présence de plomb dans la composition du cristal. Et de ce fait, l’objet en cristal pèse beaucoup plus lourd que celui en verre.

Autres particularités du cristal : sa brillance et son éclat incomparables. Grâce à son absolue transparence, il capte la lumière d’une manière très particulière qui ne laisse place à aucun doute. Enfin, ne pas hésiter à donner un petit coup d’ongle sur l’objet : le son produit par le cristal est inimitable : il est…cristallin !

Le verre, quant à lui, émet un son mat. Si tous ces petits gestes ne dissipent pas vos doutes, passez un doigt sur le bord du verre : le
cristal doit se mettre à chanter. S’il reste silencieux, ce que vous tenez entre vos mains n’est définitivement pas du cristal !

Comment fabrique t-on le cristal ?

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Le Cristal est né en Angleterre au XVIII ième siècle. il est attribué à Stephen Falango vers 1627. En France, l’his­toire du cris­tal débute en Lorraine avec la ver­re­rie de Münzthal fondée en 1586, mais c’est seu­le­ment en 1767 que le roi Louis XVI lui confère par lettre patente le titre de « Verrerie royale de Saint Louis » et en 1782 François de Beaufort met au point la for­mule du cris­tal avec plus de 35 % de plomb.

Cinquante ans plus tard, la manu­fac­ture se consa­cre essen­tiel­le­ment au cris­tal et lance la mode et la notion de ser­vice de verres de luxe pour la table avec le célè­bre modèle « Trianon ».

À la suite de Saint-Louis, les cris­tal­le­ries se déve­lop­pent dans l’Est avec la cris­tal­le­rie de Baccarat, fai­sant suite à la ver­re­rie crée en 1767 avec un pre­mier four à cris­tal en 1816 et en 1823 le pre­mier ser­vice pour les tables roya­les et en 1861 le célè­bre ser­vice « Harcourt » pour l’empe­reur Napoléon III.

Le cristal est une qualité de verre chauffée à 1 450 °c. On y ajoute ensuite un minimum d’oxyde de plomb.   Le cristal rend le verre plus éclatant tout en lui conférant une légère teinte jaunâtre. De plus, le verre est plus agréable à couper et à travailler.

En Europe, il existe par ailleurs des définitions techniques qui permettent de déterminer ce qu’est le verre et ce qu’est le cristal. Le verre contient moins de 4% d’oxyde de plomb. Le cristal fin, ou la cristalline contient moins de 10% d’oxyde de plomb. Le cristal au plomb est constitué d’un mélange qui contient au moins 24% d’oxyde de plomb.

Depuis 1971, l’appellation « cristal » est protégée en Europe et dans de nombreux pays par des normes très strictes. Ce règlement a pour objectif de garantir l’authenticité et la qualité de l’article. Pour s’appeler « cristal », le verre doit répondre à trois critères dans des pourcentages et taux rigoureux. En deçà de ces mesures, il convient de parler de « verre sonore » ou de « cristallin ».

La taille, le matage et la gravure :

La taille consiste à la réalisation de formes incisées, creusées via des techniques telles que la taille du biseau ou, plus sympathique, la taille du diamant. Une fois la pièce taillée, l’opération de polissage peut commencer. Le matage est une opération, appelée aussi satinage, qui consiste, cette fois, à retirer cet aspect lisse et éclatant du cristal afin de rendre le cristal plus opaque. La dernière partie de cette opération est le brossage. Enfin, troisième opération, la gravure via l’ajout d’un acide ou via un laser. Plonger la pièce dans un acide permet d’obtenir une pièce monogramme et le laser, autrement dit la brûlure, permet de réaliser des pièces en arabesque. Ces techniques n’ont d’ailleurs cessé d’évoluer.

Comment fabrique t-on le verre ?

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Avec les techniques industrielles d’aujourd’hui, certains additifs peuvent être ajoutés à la composition du verre pour le rendre plus résistant, coloré, etc… mais les principaux ingrédients qui entrent dans sa composition sont le sable, la soude et le calcaire. On peut remplacer ces 3 composants par le calcin, une poudre blanche obtenue par broyage de verre recyclé.

Comment obtenir du verre à partir de ces 3 ingrédients ?

Tout simplement en les chauffant. Pas au micro-ondes, mais dans des fours géants qui chauffent à plus de 1300 °C. A cette température, les ingrédients vont fondre et se mélanger pour donner du verre en fusion, liquide et brulant. En refroidissant, cela formera une masse transparente et cassante : le verre.

Lorsque le verre est liquide et brulant, il peut être utilisé pour former des objets de différentes façons. Les deux plus connues sont les suivantes :

Le moulage : le verre liquide est alors versé dans des moules aux formes voulues. En refroidissant, l’objet souhaité va se former.

Le soufflage : une boule de verre liquide est placée au bout d’une canne de verrier, une sorte de paille géante. De l’air est alors soufflé dans le tube, ce qui fait gonfler la boule de verre. La bulle de verre est alors travaillées avec divers instruments pour donner la forme souhaitée.

Cette technique est utilisée pour la fabrication artisanale de verres, vases et autres objets creux.

Le soufflage est aussi utilisé dans l’industrie pour fabriquer des ampoules ou des flacons.