Archives pour la catégorie DAUM un style depuis 1875 (France)

DAUM : le travail de la pâte de verre (France)

LE TRAVAIL DE LA PATE DE VERRE CHEZ DAUM :

La technique de la pâte de verre est très ancienne, antérieure à la découverte du verre soufflé, et fut superbement utilisée par les Phéniciens et les Egyptiens, avant de tomber en désuétude pendant des siècles. Ce n’est qu’à la fin du XIXième siècle en France, qu’elle fut redécouverte par le sculpteur Henry Cros (1840-1907) et ensuite mise à l’honneur par le travail et la production de l’entreprise DAUM.

La matière « pâte de verre » naît à partir d’un cristal spécialement fabriqué dans des pots. Grâce au procédé de fonderie et moulage à la cire perdue mis au point par DAUM, la reproduction de la pièce originale est parfaite et conforme aux désirs de l’atelier de création.

Aujourd’hui DAUM est le seul cristallier dans le monde à maîtriser parfaitement cette matière d’exception. Substance changeante, la « pâte de verre » se plie à tous les caprices de l’imagination des maîtres-verriers.  Un petit rappel Emile Gallé n’a jamais produit de pièces en « pâte de verre » mais en verre ou cristal.

1.Le travail de la pâte de verre chez DAUM :

Le travail d’une pièce en pâte de verre au sein des ateliers de création de la manufacture sont possibles de trois façons différentes.

> à partir d’une sculpture existante qu’il faut adapter pour la reproduction en pâte de verre.

> en collaboration avec un designer. Son projet est mis en forme en créant un premier exemplaire en plâtre.

> création en interne sur la base d’un cahier des charges du directeur artistique qui crée un premier exemplaire en plâtre. Il s’agit  généralement d’objets à vocation utilitaire.

2. Les différentes étapes :

Moulage : à partir d’un modèle, on l’étudie et on ajoute les éléments techniques nécessaires à la reproduction de la pièce en pâte de verre. On crée un ou plusieurs moules négatifs en élastomère selon le nombre de pièces à créer pour la fonte à cire perdue. Un moule à cire permet de tirer 50-200 exemplaires.

Fonte à la cire perdue : la cire est moulée dans le moule en élastomère. Une fois refroidie, la pièce est démoulée et une personne s’occupe de réparer les éventuels défauts. Les procédés de la cire perdue sont plus proches du métiers du métal que des métiers du verre.

Moule en plâtre : un moule en plâtre réfractaire est construit autour du modèle en cire et ensuite utilisé pour réaliser une pièce en cristal. A chaque pièce en cristal correspond une pièce en cire et un moule en plâtre.

Décirage du moule : le moule en plâtre est placé dans une étuve et, sous l’action de la chaleur, libéré de la cire. Il est donc prêt à être rempli de grains de cristal.

Remplissage du moule à plâtre : des morceaux de cristal de différentes formes, tailles et couleurs sont disposés dans le moule ou dans une réserve en terre cuite, selon les quantités déterminées pendant la phase de recherche.

Enfournement et cuisson : la préparation des fours est très importante pour en optimiser l’utilisation. Le cycle de cuisson va d’une semaine pour les petites pièces, à deux pour des pièces de 20 kg,  jusqu’à trois pour celle d’environ 50 kg. Le cycle comprend la préparation du four, le chauffage jusqu’à la température souhaitée (900°) et le refroidissement jusqu’à la température ambiante, avant de pouvoir rouvrir le four.

Démoulage et nettoyage des pièces : opération très délicate car certaines pièces sont très fragiles et on risque de les casser. Les pièces sont ensuite nettoyées à l’eau et on obtient  ainsi une pièce brute de moule.

Finitions : la phase de finition va du coupage des éléments techniques, à la réparation des défauts de surface, au polissage pour lui redonner de la lumière. Différentes machines et outils sont nécessaires pour finir les pièces. Un cycle de finition d’une pièce est suivi par la même personne du début à la fin de préférence.

Contrôle qualité et signature des pièces : la pièce est contrôlée et signée avec la signature DAUM et de celle de l’artiste s’il y a lieu. Les éditions d’art à 8 + 4 exemplaires sont numérotées selon les règles de la législation sur les bronzes. Toutes les autre pièces d’un prix supérieur à 500 € sont également numérotées dont certaines en tirage limité.

Emballage : des caisses spécifiques sont créées pour l’emballage de ces pièces très délicates et fragiles.

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Vase en verre des Frères DAUM à décor d’arbres enneigés haut de 16 cm (France)

Frères DAUM, vase « Arbres enneigés » en verre double à décor tournant d’arbres dénudés et de sol enneigé, gravé en réserve et émaillé de bosquets d’arbres peints en grisaille sur une fond nuagé de poudres intercalaires jaune et orangé. Signé «Daum # Nancy» sous la base. Hauteur : 16 cm. Estimation : 750 €.

Les signatures :

Entre 1902 et 1939, on note des signatures Daum accompagnées de celles de créateur : « E. BRANDT », « J. CAYETTE », « L. MAJORELLE », « C. RANC » et « FOLLOW ».

Entre 1903 et 1914, apparaissent également les signatures : « J. MUGIN », « BERTHON », « Rene Bertrand », « SCHNEIDER » et « b. Chapuy ».

Entre 1915 et 1939, apparaissent également les signatures : « MODA », « Mado » et « Maud ».

A partir de 1968, apparaissent également les signatures : « M Legendre DAUM 8/200 », « DAUM 54/300 Guy Petitfils », « Demarchi. », « Cesar », « BADORD », « Gleb », « Dali 70 », « Adzak », « TOUL HOAT », « C Croix de Lorraine D », « Topor 90″, »LHOSTE », « Daum France 84/125 Roulot » et « Sosno ».

Ce travail en collaboration avec des artistes reconnus augmente la notoriété de la marque et les éditions d’art représentant aujourd’hui 40 % de leur activité.

Editions d’art numérotés (8 + 4 selon la législation sur les bronzes)

Petite séries jusqu’à 500 exemplaires pour des multiples d’art

Petites séries jusqu’à 1 000 exemplaires pour des éditions limitées

Moyennes séries à tirage illimité (quelques milliers au maximum)

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/28/daum-un-style-depuis-1875/

Vase des Frères DAUM à décor de paysage de moulin à vent et voilier (France)

Frères DAUM, vase en cristal givré à décor de paysage de moulin à vent et voilier en camaïeux de bleu. Signé Daum – Nancy. Hauteur : 12,5 cm. Estimation : 150 €.

La saga des Daum débute lorsqu’un notaire de Bitche, Jean Daum, ayant fui l’annexion de la Moselle après la défaite de 1870 achète une verrerie industrielle de Nancy en 1875, la verrerie Sainte-Catherine.

Ses fils, Auguste et Antonin, décident de se lancer dans la verrerie artistique et adoptent rapidement le style Art nouveau que Gallé a développé. De 1890 à 1914, les frères Daum vont mettre en oeuvre toutes les techniques verrières connues et en inventeront de nouvelles. Pas moins de 3000 modèles différents seront produits pendant cette période, du plus humble au plus sophistiqué. Les verreries Art Nouveau des frères Daum se reconnaissent entre toutes, à la fois par les techniques utilisées et leur style. Beaucoup, font partie des plus grands chefs-d’oeuvre de l’histoire du verre.

Les frères Daum ont employé plusieurs des plus grands noms du verre Art Nouveau : Jacques Gruber (1870-1936) a débuté à l’école municipale des beaux-arts de Nancy, puis suit l’enseignement de Gustave Moreau à Paris. De retour à Nancy en 1893, il enseigne à l’Ecole des beaux-arts tout en travaillant pour les frères Daum en tant que créateur de modèle. En 1897, il lance sa propre entreprise et devient, avec Louis-Comfort Tiffany à New York, un des plus grands créateurs de vitraux Art Nouveau. Jacques Gruber s’est aussi intéressé à d’autres matériaux comme le bois et le cuivre. Il quitte Nancy pour Paris en 1920 et adopte l’Art Déco.

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Lampe champignon des Frères DAUM à décor de pampres haute de 55 cm (France)

Frères DAUM, lampe champignon en verre multicouches dégagé à l’acide à décor de pampres. Hauteur : 55 cm. Diamètre : 29 cm. Estimation : 800 €.
Au total 250 pièces sur les 600 pièces provenant des familles DAUM et de l’entreprise, sont exposées au Musée des Beaux Arts de Nancy (place Stanislas) dans un lieu spectaculaire : le sous-sol autour des vestiges restaurés de l’imposant bastion d’Haussonville sur une surface de prés de 600 m2. Cette exposition donne un panorama complet des recherches et des inventions incessantes et diversifiées de la manufacture en terme de techniques, de matières, de fonctions, de décors et de formes. Elle permet de présenter l’histoire de la verrerie depuis ses débuts jusqu’aux créations contemporaines.

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Coupe parlante des Frères DAUM avec inscription « Au gui l’an neuf » haute de 7 cm (France)

Frères DAUM, coupe parlante en cristal givré et pincé sur un pied gravé en argent doré, à motif de branches de gui et portant l’inscription sur un bandeau « Au gui l’an neuf » avec rehauts d’or. Hauteur : 7 cm. Diamètre : 14 cm. Estimation : 600 €.

L’année 1900 et l’Exposition Universelle de Paris ont joué un rôle majeur pour la renommée internationale de DAUM. Tous les maîtres-verriers sont présents lors de cet événement où sont accueillis plus de 5 millions de visiteurs. Antonin DAUM est récompensé par un Grand Prix et devient Chevalier de la Légion d’Honneur. C’est le début d’une période faste pour la manufacture qui multiplie les inventions et brevets. L’entreprise jouit d’une renommée mondiale.

Pour DAUM, l’Art Nouveau correspond à une première phase de création d’objets purement décoratifs. La nature, la flore et la faune deviennent les principales sources d’inspiration avec un soupçon d’art japonais. Les techniques de l’époque reposent sur une superposition de couches de verre de différentes couleurs et sur l’utilisation de l’acide (ou de la gravure à la roue) afin de faire réapparaître les couches les plus profondes.

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