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Jules Paul BRATEAU, une passion tardive pour la pâte de verre (1844-1923) (France)

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Jules Paul BRATEAU (1844-1923)

Ce sculpteur, orfèvre, joaillier et potier d’étain français est né à Bourges et consacre toute sa vie à la matière de l’étain, avant de s’intéresser à la pâte de verre dans la dernière partie de sa carrière.

Baptisé « Maître à l’origine de la Renaissance de l’art de l’étain en France » par ses pairs, Jules Paul Brateau commence son apprentissage de ciseleur dès l’âge de 14 ans dans l’atelier de Honoré Bourdoncle. Il s’installe dans un atelier situé au 28 de la rue Montholon, et fait ses armes auprès des sculpteurs comme Auguste Nadaux et Jean-Baptiste Carpeaux avant de se spécialiser dans la création de bijoux.

Dès 1876, il réalise des créations de ciselure sur orfèvrerie d’étain dans le style des maîtres de la Renaissance et remporte une médaille d’argent à l’Exposition Universelle de Paris en 1878.

Il connaît un immense succès pour la finesse de ses créations en étain et affiche de nombreuses récompenses. Il prospère, collabore avec Henri Jacquillat. Vers 1889, il s’intéresse au mouvement Art Nouveau avec des participations à de nombreuses expositions.

C’est à la suite de sa rencontre avec Albert Dammouse qu’il s’oriente vers la pâte de verre au début des années 1900. Il produit des œuvres dans cette matière pendant une dizaine d’années de façon confidentiel. Pas ou peu commercialisées, elles représentent des bols, coupes, coupelles, petits vases avec des décors d’animaux, de fleurs, de femmes nues dans un style Art Nouveau.

Ces créations sont toutes des pièces uniques et pour la plupart signées. Sur une couche d’or et d’argent coulée dans une alvéole, il appose sa griffe à l’aide d’un poinçon en forme de losange, sur lequel on peut lire son nom entre un cœur et une coquille Saint Jacques.