Archives pour la catégorie Philippe-Joseph BROCARD (1831-1896) Verrier-émailleur. Un des pères méconnus de l’Art Nouveau ! (France)

Lampe dite de mosquée créée en 1870 par Philippe-Joseph BROCARD estimée 13 000 € (France)

V

Philippe-Joseph BROCARD (1831-1896), lampe dite de mosquée en verre émaillé polychrome à décor calligraphié et stylisé. Dimensions : 37 cm x 25 cm.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/28/philippe-joseph-brocard-1831-1896-verrier-emailleur-un-des-peres-meconnus-de-lart-nouveau/

Vase bouteille de 41 cm de hauteur à motifs floraux géométriques de Philippe-Joseph BROCARD estimée 12 400 € (France)

V2

Philippe-Joseph BROCARD (1831-1896), important vase bouteille à panse globulaire et long col en verre soufflé à décors émaillé en polychromie et fond or de rinceaux, feuillages en motifs géométriques d’inspiration orientale. Signé et daté « Brocard Paris 1891 ». Hauteur : 41 cm.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/28/philippe-joseph-brocard-1831-1896-verrier-emailleur-un-des-peres-meconnus-de-lart-nouveau/

Exceptionnelle coupe en verre soufflé à décor d’aigle terrassant des oiseaux de Philippe-Joseph BROCARD estimée 12 500 € (France)

V1

Philippe-Joseph BROCARD (1831-1896), grande coupe sur piédouche en verre soufflé à décor émaillé en polychromie de motifs floraux et rinceaux sur fond or d’inspiration orientale. Motif d’aigle terrassant des oiseaux dans des petits cartouches à fond bleu. Signé ‘Brocard et fils Paris ». Hauteur : 24,5 cm. Diamètre de l’ouverture : 20 cm.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/28/philippe-joseph-brocard-1831-1896-verrier-emailleur-un-des-peres-meconnus-de-lart-nouveau/

Vase bouteille en verre à décor émaillé dans le goût oriental de Philippe-Joseph BROCARD estimé 8 500 € (France)

 

V

Philippe-Joseph BROCARD (1831-1896), vase bouteille à haut col, vers 1873-1874 en verre translucide à décor émaillé dans le goût moyen-oriental. Sur la large panse, riche décor émaillé au moyen des fameux  » émaux durs colorées en plein « . A partir d’une mise en place des ornements (fleurons, arabesques), tracés en rouge foncé à rehauts or, figurent sur la panse, trois cartels doubles à couple d’oiseaux alternés avec trois médaillons à fleur persane polychromes que l’on retrouve sur le col et sur le piédouche. A la base du col, frise de cinq chiens courants sur fond émaillé turquoise. Filets rouge, or et turquoise. Sur le sommet du piédouche en forme de cloche, signature manuscrite « Brocard/rue Bertrand ». Hauteur : 50,3cm – Longueur : 26, 4 cm.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/28/philippe-joseph-brocard-1831-1896-verrier-emailleur-un-des-peres-meconnus-de-lart-nouveau/

Lampe de mosquée réalisée en 1883 par Philippe-Joseph BROCARD (1831-1896) (France)

V

Philippe-Joseph BROCARD, importante lampe de mosquée en verre blanc transparent à large ouverture et panse mouvementée ornée de trois petites anses ajourées appliquées à chaud. Décor foisonnant de fleurs, rinceaux et arabesques en émaux durs polychrome et réhauts dorés. Signé « Brocard et fils » daté « 1883 » à l’encolure. H: 40 cm, DL: 30 cm.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/28/philippe-joseph-brocard-1831-1896-verrier-emailleur-un-des-peres-meconnus-de-lart-nouveau/

Emile GALLE : l’art Islamique avant celui de l’Extrême Orient (France) 5/6

V V1

Emile Gallé (1846-1904) comme Philippe-Joseph Brocard (1831-1896) reproduisent avec une finesse extrême le complexe décor émaillé et doré des verreries Mamelouk. Mais si Brocard reste dans une reproduction si fidèle qu’on peut parfois même reconnaître la pièce exacte dont il s’inspire, Gallé lui, cherche à dépasser le modèle pour en donner sa vision personnelle.

Au même moment Gallé découvre l’art de l’Extrême Orient, et c’est finalement davantage par ce biais que sous l’influence des formes islamiques, qu’il va progressivement composer son répertoire de formes et de décors modernes. Ce passage par l’art islamique correspond sans doute pour partie à un effet de mode passager, mais pas seulement. Connaissant l’implication et l’érudition de Gallé, on ne s’étonnera pas de l’application portée à la retranscription de la finesse du décor Mamelouk. Ceci ne peut être que le fruit de longues heures d’études et d’une admiration réelle.

Le choix même de l’objet, une lampe, pour faire briller cette lueur d’espoir d’un Lorrain pour la réunification de son pays, montre cette manière si sensible et particulière à Gallé d’exprimer son art.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/20/emile-galle-1846-1904-la-nature-dans-le-verre-france/

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/28/philippe-joseph-brocard-1831-1896-verrier-emailleur-un-des-peres-meconnus-de-lart-nouveau/

Vase « Au cavalier persan » d’Emile GALLE créé en 1889 (France) 4/6

V2

Emile Gallé (1846-1904) manifeste un grand intérêt pour l’écriture cursive arabe et ses qualités graphiques, qu’il réinterprète par exemple dans sa signature.

Quand il présente le vase ‘Au cavalier persan » en 1889, Gallé n’est pas le premier verrier français à s’intéresser à l’art Mamelouk. Philippe-Joseph Brocard (1831–1896), originellement restaurateur d’antiquité, réalise des pièces  inspirées par les verreries Mamelouk qu’il présente au public dès l’Exposition universelle de 1867 à Paris. Des grands musées, tels le British Museum ou le Victoria & Albert museum de Londres, font l’acquisition de ses pièces.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/20/emile-galle-1846-1904-la-nature-dans-le-verre-france/

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/28/philippe-joseph-brocard-1831-1896-verrier-emailleur-un-des-peres-meconnus-de-lart-nouveau/

 

Vase amphore de Philippe-Joseph BROCARD (1831-1896) qui fut un des artisans de l’Art Nouveau (France)

V

Précieux vase amphore en verre soufflé transparent jaune miel, de forme méplate à col droit et bulbé, sur base circulaire. Deux petites anses ajourées et mouvementées sont accolées à chaud. Décor islamique en émaux durs polychrome, de fleurs et de rinceaux rehaussés à l’or et contrastés. Signature émaillée brun-rouge « Brocard Paris » sous la base H : 30 cm, D : 15,7 cm. Estimation 12 000 €.

Philippe-Joseph BROCARD (1831-1896) verrier émailleur est un artiste méconnu mais qui jouissait à son époque d’une grande notoriété. Collectionneur, restaurateur d’objets d’Art et créateur autodidacte, il fut le premier artiste verrier moderne en parvenant à retrouver les secrets des émaux arabes des XIII ème et XIV ème  siècle. Il participa ainsi à l’évolution des techniques du verre. Il put copier des lampes de mosquées de façon presque parfaite en maniant les émaux avec une finesse mesurée. Emile Gallé admirait son travail.  

Philippe-Joseph BROCARD (1831-1896) Verrier-émailleur. Un des pères méconnus de l’Art Nouveau !

v1V1VVV2V1V

VBRO 4 bro BRO 1 BRO 2 BRO 3

Philippe-Joseph BROCARD (1831-1896) verrier émailleur et originellement restaurateur d’antiquité. Il  est un artiste méconnu mais qui jouissait à son époque d’une grande notoriété. Collectionneur, restaurateur d’objets d’Art et créateur autodidacte, il fut le premier artiste verrier moderne en parvenant à retrouver les secrets des émaux arabes des XIII ème et XIV ème  siècle (Art des mosquées Mamelouk). Il participa ainsi à l’évolution des techniques du verre. Il put copier des lampes de mosquées de façon presque parfaite en maniant les émaux avec une finesse mesurée.  

Il présenta ces premières pièces émaillées avec succès, lors de l’Exposition Universelle de 1867 à Paris. Il suscitera l’admiration d’Emile Gallé présent à celle exposition pour le compte de son père Charles Gallé. Les verreries influencèrent beaucoup les premiers verres émaillés d’Emile Gallé, qui à son tour dans les années 1880, inspirera Brocard dans ses créations aux formes et décors européens. 

L’œuvre de P.-Joseph Brocard a été partiellement étudiée et de façon éparse. Les dates sont mal connues. Grâce à des exemples de signatures on peut cependant affirmer qu’il réside dès les années 1870 au 23, rue Bertrand et qu’il commence à travailler avec son fils Emile-Joseph vers 1878 (Gazette de l’Hôtel Drouot) et signe alors BROCARD et FILS.

Des grands musées, tels le British Museum ou le Victoria & Albert museum de Londres, font l’acquisition de ses pièces. Gallé a rendu visite dans son atelier parisien.

Brocard participa à de nombreuses expositions telles que :

L’Exposition Universelle de 1867 à Paris

L’Exposition de l’Union Centrale des Arts Décoratifs de 1869

L’Exposition Universelle de 1871 et 1872 à Londres

L’Exposition Universelle de 1873 à Vienne (Médaille d’Or)

L’Exposition Universelle de 1876 à Philadelphie

L’Exposition Universelle de 1878 et 1889 à Paris

En 1891 Brocard fit breveter son procédé de fabrication.

Après sa mort, en 1896, la Maison continuera peu de temps sa production sous le nom de VERRERIE BROCARD et participera en 1904 à l’Exposition Internationale Universelle de Saint Louis (E.U.) (Catalogue général / Exposition / Saint-Louis 1904).

Source : http://www.atelier-dl.com/index.php/collection-fr/brocard

Avec nos remerciements au Atelier DL – Didier LUTTENBACHER – Eric GASQUET (Paris)