Archives pour la catégorie VAL SAINT LAMBERT (1826-2013) une signature reconnue pour l’exception de la qualité de sa production (Belgique)

Vase VAL SAINT LAMBERT à décor de fuchsia en cristal haut de 18 cm (Belgique)

VAL SAINT LAMBERT (1826-2013), vase fuseau à col ondulé en cristal taillé à décor de fleurs de fuchsia sur fond blanc. Signé sous la base. Hauteur : 18 cm. Estimation : 200 €.

Les origines : l’abbaye du Val Saint Lambert fut créée au début du XIIIe siècle par des moines cisterciens au confluent du ruisseau de Villencourt et de la Meuse. Ils y observèrent la Règle de saint Benoît jusqu’à la Révolution, époque à laquelle ils furent chassés et leurs biens confisqués. Le domaine appartint alors à Jean-François Deneef, dernier bourgmestre de Seraing lors du Royaume-Uni des Pays-Bas, jusqu’en 1825. Il y installa une filature mécanique de lin qui ne connut pas le succès. En 1825, le Val Saint Lambert changea de propriétaires dans l’intention d’y installer une cristallerie.

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Vase en cristal taillé signé VAL SAINT LAMBERT haut de 20 cm (Belgique)

VAL SAINT LAMBERT (1826-2013), vase en cristal taillé doublé bleu. Pastille sous la base. Hauteur : 20 cm. Largeur : 15 cm. Estimation : 300 €.

Vers 1900, l’entreprise s’étend sur quatre sites : le site principal du Val Saint-Lambert, les établissements de Herbatte à Namur fondés en 1851 et de Jambes (1850), tous deux faisant partie des Verreries namuroises absorbées en 1879. Et, enfin, les établissements de Jemeppe qui datent de 1881 et furent achetés en 1883. Ils sont tous reliés à la ligne de chemin de fer Liège-Namur.

La qualité des matières premières étant de la plus haute importance, elles sont fabriquées sur place. Le sable y est lavé (7 000 tonnes), Le minium y est fabriqué. Les fours et creusets sont également fabriqués sur place (1 500 tonnes de terre réfractaire). Le gaz des fours à gaz Siemens ou Boëtius de douze à dix-huit creusets est fabriqué sur place. L’alimentation des fours en charbon (54 000 tonnes) se fait en sous-sol pour ne pas contaminer les produits. Huit halles de vingt fours occupent 8 000 mètres carrés. La chaleur des fours boëtius est récupérée pour faire de la vapeur. Lors de la moulure, le souffle du verrier est remplacé par de l’air comprimé. Le coupage à la flamme a également été un perfectionnement notable. Une machine, conduite par une seule opératrice, peut produire 3 000 gobelets par jour. L’énergie nécessaire à la taille, à l’origine manuelle fut rapidement remplacée par une roue hydraulique et, dès 1836, par une machine à vapeur. Il y a 800 tours dans six tailleries (quatre au Val-Saint-Lambert, une à Herbatte, une à Jemeppe).

La gravure, qui se faisait au tour, fut ensuite réalisée à l’acide fluorhydrique après application d’un masque d’encre imprimé. Cela permet de réaliser de grandes quantités de pièces de manière économique. Ainsi, 40 000 cheminées de lampe sont gravées chaque jour avec le logo de différents fabricants liégeois de lampes à pétrole. On a aussi la gravure au sable inventée par l’américain Tilghman où un jet d’air ou de vapeur entraîne du sable. On y effectue également de la peinture sur verre.

L’éclairage est au gaz et à l’électricité. Une usine à gaz produit journellement plus de 2 000 m³ de gaz, 58 lampes à arc et 656 lampes à incandescence éclairent l’entreprise. Les établissements sont reliés au chemin de fer Liège-Namur.

Il y a des ateliers mécaniques pour la construction des moules en fonte, d’autres pour la fabrication des caisses d’emballage. En octobre 2013, Val Saint Lambert dépose le bilan.

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Pichet en verre signé VAL SAINT LAMBERT haut de 29 cm (Belgique)

VAL SAINT LAMBERT (1826-2013), pichet à rafraichir en verre multicouche détouré à l’acide, à motifs d’Iris et rehauts d’or, monture en métal décoré en ronde bosse de motifs naturaliste. Signé. Hauteur : 29 cm. Estimation : 500 €.

Vers 1900, le réseau commercial couvre le monde entier. La société dispose de dépôts à Bruxelles, à New York, et d’agents partout dans le monde : Londres, Paris, Marseille, Amsterdam, mais aussi en Italie, en Espagne, au Portugal, en Autriche, en Turquie, en Égypte, en Roumanie, en Grèce ; il y a neuf agents aux Indes, cinq en Australie, un au Canada, quatre en Chine et au Japon. D’autres contrées sont visitées par des agents itinérants.

Les catalogues (tarifs) ont été édités régulièrement (1855, 1862, 1872, 1879). Des services classiques (Poniatowsky, Metternich, Lallaing…) seront produits pendant plus de cent ans. Certains produits sont adaptés à la demande étrangère (verre à sherry, à whisky britannique, bourbon américains…).

Des verres à boire, des flacons, des verres d’éclairage, coupes à fruits, vases de décoration, mais aussi des presse-papier, des coupe-papier…

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Vase VAL SAINT LAMBERT(1826-2013) & ORIVIT en verre hait de 42 cm (Belgique)

VAL SAINT LAMBERT(1826-2013) & ORIVIT, vase en verre balustre décor de narcisses avec monture en métal doré figurant des formes végétales sinueuses. La monture marqué ORIVIT et numérotée 2545 sous la base. Hauteur : 42 cm. Estimation : 1 500 €.

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Vase VAL SAINT LAMBERT haut de 26 cm à décor de personnages de l’antiquité (Belgique)

VAL SAINT LAMBERT (1826-2013), vase en cristal sur piédouche à décor doré de frise de personnages à l’antique. Signé sous la base. Hauteur : 26 cm. Estimation : 200 €.

Suite à la chute de Napoléon à Waterloo, Aimé-Gabriel d’Artigues (1773-1848), propriétaire de la Verrerie impériale et royale de Vonêche qui écoulait une grande partie de sa production en France, connaît des difficultés financières. Son principal commanditaire, Louis XVIII accepte de l’aider s’il s’occupe de la Cristallerie de Baccarat. Il délaisse donc Vonêche dont l’avenir ne s’annonce guère brillant. Un de ses collaborateurs, François Kemelin (1784-1855) lui propose alors, en juillet 1825, de racheter les installations de Vonêche pour 500 000 francs. Irascible, d’Artigues le renvoie sur le champ. Après quelques vaines tentatives de réconciliation, François Kemelin participe à la création d’une entreprise concurrente à Seraing. Le site est propice : le combustible est abondant, il y a des carrières de calcaire non loin, la région est active dans la métallurgie des non-ferreux, il sera facile de s’y procurer le plomb nécessaire à la fabrication du cristal et, enfin, Liège est prospère et avide d’objets de luxe. Kemelin a emmené avec lui son fidèle compagnon, Auguste Lelièvre (1796-1869) et quelques ouvriers de Vonêche. La société bénéficie d’importants soutiens financiers de la part de Guillaume d’Orange et du Baron Joseph de Bonaert. Le départ est donc rapide. En mai 1826, le premier four (à bois) est allumé, il comporte 8 creusets de 200 à 250 kilos. Le 6 juin 1826, la société anonyme des Verreries et Établissements du Val Saint-Lambert est créée. Kemelin en sera le directeur général jusqu’en 1838 (date à laquelle il quitte le Val pour fonder une nouvelle glacerie dans le Hainaut, à l’abbaye d’Oignies (Aiseau-Presles), il est alors remplacé par Lelièvre qui a jusque-là occupé le poste de directeur technique.

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Coupe VAL SAINT LAMBERT modèle « Borodine Danse de Flore » en cristal (Belgique)

VAL SAINT LAMBERT (1826-2013), coupe « Borodine Danse de Flore » sur piédouche en cristal, à décor à l’antique d’une frise de personnages rehaussés à l’or sur fond bleu, signée au-dessous. Diamètre : 31 cm.

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Vase en cristal de VAL SAINT LAMBERT haut de 28 cm (Belgique)

VAL SAINT LAMBERT (1926-2013), vase en cristal moulé déformé à chaud teinté rose
Signé. Hauteur : 28 cm.

Suite à la chute de Napoléon à Waterloo, Aimé-Gabriel d’Artigues (1773-1848), propriétaire de la Verrerie impériale et royale de Vonêche qui écoulait une grande partie de sa production en France, connaît des difficultés financières. Son principal commanditaire, Louis XVIII accepte de l’aider s’il s’occupe de la Cristallerie de Baccarat. Il délaisse donc Vonêche dont l’avenir ne s’annonce guère brillant. Un de ses collaborateurs, François Kemelin (1784-1855) lui propose alors, en juillet 1825, de racheter les installations de Vonêche pour 500 000 francs. Irascible, d’Artigues le renvoie sur le champ. Après quelques vaines tentatives de réconciliation, François Kemelin participe à la création d’une entreprise concurrente à Seraing. Le site est propice : le combustible est abondant, il y a des carrières de calcaire non loin, la région est active dans la métallurgie des non-ferreux, il sera facile de s’y procurer le plomb nécessaire à la fabrication du cristal et, enfin, Liège est prospère et avide d’objets de luxe. Kemelin a emmené avec lui son fidèle compagnon, Auguste Lelièvre (1796-1869) et quelques ouvriers de Vonêche. La société bénéficie d’importants soutiens financiers de la part de Guillaume d’Orange et du Baron Joseph de Bonaert. Le départ est donc rapide. En mai 1826, le premier four (à bois) est allumé, il comporte 8 creusets de 200 à 250 kilos. Le 6 juin 1826, la société anonyme des Verreries et Établissements du Val Saint-Lambert est créée. Kemelin en sera le directeur général jusqu’en 1838 (date à laquelle il quitte le Val pour fonder une nouvelle glacerie dans le Hainaut, à l’abbaye d’Oignies (Aiseau-Presles), il est alors remplacé par Lelièvre qui a jusque-là occupé le poste de directeur technique.

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Coupe à fruits de VAL SAINT LAMBERT haute de 20 cm (Belgique)

VAL SAINT LAMBERT (1826-2013), coupe à fruits sur pied en cristal taillé doublé overlay rose, sur pied de section carré portant un décor gravé de chiffre et la marque de la manufacture au revers. Hauteur : 20 cm – Diamètre : 30 cm.

L’abbaye du Val Saint Lambert fut créée au début du XIIIe siècle par des moines cisterciens au confluent du ruisseau de Villencourt et de la Meuse. Ils y observèrent la Règle de saint Benoît jusqu’à la Révolution, époque à laquelle ils furent chassés et leurs biens confisqués. Le domaine appartint alors à Jean-François Deneef, dernier bourgmestre de Seraing lors du Royaume-Uni des Pays-Bas, jusqu’en 1825. Il y installa une filature mécanique de lin qui ne connut pas le succès. En 1825, le Val Saint Lambert changea de propriétaires dans l’intention d’y installer une cristallerie.

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Vase de la Cristallerie VAL SAINT LAMBERT en verre recouvert de cuivre (Belgique)

Cristallerie VAL SAINT LAMBERT (1826-2013) – Léon LEDRU (1855-1926), v ase conique sur talon et col évasé. Epreuve en verre bleu outremer soufflé recouvert à la technique dite de la métallisation cuivrée. Décor, sur la partie métallique, de fleurs et de frises de motifs géométriques sur fond vermiculé. Hauteur : 34 cm.

Estimation : 250 €

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Paire de vases à décor floral gravé à l’acide de VAL SAINT LAMBERT (Belgique)

 

VAL SAINT LAMBERT (1826-2013), paire de vases soliflores en verre multicouche à décor violet de feuillage, signés. Hauteur : 19 cm.

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