Vase signé d’ARGENTAL haut de 30 cms en verre à décor de pavots réalisé en 1920 (France)

Paul NICOLAS ( 1875-1952), vase balustre en verre multicouches à décor dégagé à l’acide de pavots bleues. Signé d’Argental. Hauteur : 30 cm. Estimation : 500 €.

Sa carrière :

Paul Nicolas est issu de l’École de Nancy. Elève d’Émile Gallé dont il rejoint l’entreprise en 1894 après un bref passage chez l’architecte Charles André. Il crée en 1919 sa propre entreprise avec trois artistes de chez Gallé : Pierre Mercier, Emile Villemaux et Eugène Henri Windeck et le soutien des Cristalleries de Saint-Louis.

Il produit à contre-courant des goûts de l’époque, des verreries Art Nouveau proches des séries industrielles des Etablissements Gallé toujours en activités. Les blancs sont produits à Saint Louis, alors que la gravure à l’acide est exécutée à Nancy, dans son atelier.

Il signe d’abord ses productions « d’Argental », puis à partir de la fin des années 1920, de son nom, « P. Nicolas », en y ajoutant de temps en temps la mention « Nancy » et parfois la Croix de Lorraine.

Le style de Paul Nicolas évolue avec le temps. Les oeuvres signées « d’Argental » sont typiques de l’École de Nancy, puis s’en écartent progressivement, en particulier en témoignant de l’influence de l’art déco.

Les œuvres signées « P .Nicolas » qui sont donc plus tardives, témoignent de la recherche personnelle de l’artiste vers la stylisation, ainsi que vers des techniques mettant en valeur le cristal, seule matière sur laquelle il travaille jusqu’à la deuxième guerre mondiale. Au sortir de celle-ci, ne pouvant plus se fournir en cristal à Saint-Louis, il travaille le verre jusqu’à sa mort en 1952. Il utilise au cours de sa carrière l’ensemble des techniques de travail du verre et du cristal : émaillage, gravure à l’acide, gravure à la roue, taille à la meule, applications à chaud, décor intercalaire…

De nombreuses récompenses émaillent la carrière de Paul Nicolas, dont les plus importantes sont une médaille de bronze à l’exposition universelle de 1900, en tant qu’employé d’ Emile Gallé, la médaille d’Honneur à l’exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de Paris en 1925, la médaille de Meilleur Ouvrier de France en 1936 et la médaille d’or lors de l’exposition internationale des arts et techniques de 1937. Plusieurs de ses créations ont été offertes à des personnalités de l’époque : le Président Lebrun, la Grande-Duchesse du Luxembourg, le Bey de Tunis… . Une exposition au Musée de l’École de Nancy (6 novembre 2010-11 février 2011) a fait revivre l’homme et son œuvre, oubliés du grand public, sinon des connaisseurs, qui ont toujours reconnu en lui un artiste d’une très grande qualité et originalité. La ville de Laxou a présentée en 2017 dans sa médiathèque une magnifique exposition sur sa vie. Signalons pour être exhaustif que Paul Nicolas était également un dessinateur et aquarelliste de talent. Il a son diplôme des Beaux Arts de Nancy.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/16/paul-nicolas-1875-1952-ou-dargental-verrier-lorrain-un-de-mes-preferes/

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Vase signé DE VEZ à décor oriental haut de 30 cm (France)

DE VEZ (Camille TRUTIE DE VARREUX) (1872-1942), vase soliflore à corps bombé en verre gravé à l’acide à décor de paysage orientaliste sur fond jaune. Signé. Hauteur : 30 cm. Estimation : 400 €.
Après le rétablissement du vrai prénom du maître verrier « Adrien Mazoyer » et non « Albert Mazoyzer », grâce à son petit-fils, c’est au tour des productions DE VEZ (Cristallerie de Pantin) avec son directeur artistique Camille Trutié de VARREUX que votre site rétablit la vérité. Depuis des décennies des professeurs d’Histoire de l’Art, des collectionneurs, des experts, des auteurs, des commissaires-priseurs … mais aussi votre serviteur ont orthographié Camille « Tutré de Varreux » alors que la bonne orthographe est « Trutié de Varreux ».

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Vase Frères DAUM haut de 20 cm avec mention « Compiègne-Reims Dieu en soit gardé » (France)

Frères DAUM, vase soliflore « Compiègne-Reims Dieu en soit gardé » en verre à décor de l’aigle bicéphale germanique, du coq français et de branches de groseilles en camée dégagé à l’acide. Hauteur : 20 cm.

La saga des Daum débute lorsqu’un notaire de Bitche, Jean Daum, ayant fui l’annexion de la Moselle après la défaite de 1870 achète une verrerie industrielle de Nancy en 1875, la verrerie Sainte-Catherine. Ses fils, Auguste et Antonin, décident de se lancer dans la verrerie artistique et adoptent rapidement le style Art nouveau que Gallé a développé. De 1890 à 1914, les frères Daum vont mettre en oeuvre toutes les techniques verrières connues et en inventeront de nouvelles. Pas moins de 3000 modèles différents seront produits pendant cette période, du plus humble au plus sophistiqué. Les verreries Art Nouveau des frères Daum se reconnaissent entre toutes, à la fois par les techniques utilisées et leur style. Beaucoup, font partie des plus grands chefs-d’oeuvre de l’histoire du verre.

Les frères Daum ont employé plusieurs des plus grands noms du verre Art Nouveau : Jacques Gruber (1870-1936) a débuté à l’école municipale des beaux-arts de Nancy, puis suit l’enseignement de Gustave Moreau à Paris. De retour à Nancy en 1893, il enseigne à l’Ecole des beaux-arts tout en travaillant pour les frères Daum en tant que créateur de modèle. En 1897, il lance sa propre entreprise et devient, avec Louis-Comfort Tiffany à New York, un des plus grands créateurs de vitraux Art Nouveau. Jacques Gruber s’est aussi intéressé à d’autres matériaux comme le bois et le cuivre. Il quitte Nancy pour Paris en 1920 et adopte l’Art Déco.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/28/daum-un-style-depuis-1875/

Coupe circulaire sur talon des Frères MULLER à décor floral (France)

Frères MULLER (1897-1936), coupe circulaire sur talon en verre double à décor dégagé à l’acide de motifs floraux rouge sur un fond blanc opaque nuancé vert. Signée « Muller Frères Lunéville ». Hauteur : 6 cm. Diamètre : 32 cm. Estimation : 800 €.

Au nombre de 10, les frères Muller sont formés à la cristallerie de Saint Louis lès Bitche puis, certains d’entre eux travaillent plusieurs années chez Gallé à Nancy de 1894 à 1897. En 1897, ils s’installent à Croismare, à côté de Lunéville, et démarrent une production verrière très proche de celle d’Emile Gallé ou des Frères Daum. Même si l’on peut considérer que les Frères Muller possédèrent  «la troisième manufacture de verre de l’Ecole de Nancy», ils ne furent pas membres de celle-ci. Ils surent toutefois tirer profit de l’intense activité artistique de la ville et de l’engouement spectaculaire pour les arts décoratifs au début du 20ème siècle, en privilégiant le répertoire naturaliste cher à l’Art nouveau nancéien. Parfois accusés de pastiches, les Frères Muller ont produit des pièces originales et d’une grande sophistication tant technique que décorative, à même de faire la démonstration de l’originalité et de l’excellence de la production verrière lorraine à cette période.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/02/11/freres-muller-a-luneville-1897-1936-lhistoire-dune-famille-verrier-france/

Lampe de mosquée en verre de Philippe Joseph BROCARD réalisée en 1870 (France)

Philippe Joseph BROCARD (1831-1896), lampe de mosquée en verre transparent, panse renflée ornée de six petites anses ajourées modelées à chaud, col évasé à large ouverture et piédouche circulaire évasé.  Décor couvrant polychrome aux émaux durs et en léger relief de caractères coufiques et de motifs floraux, enrichis de motifs stylisés et de filets d’or. Signé « Brocard Paris » et daté « 1870 », à l’intérieur du piédouche. Hauteur : 34 cm. Estimation : 15 000 €.

Philippe-Joseph BROCARD (1831-1896) verrier émailleur et originellement restaurateur d’antiquité. Il  est un artiste méconnu mais qui jouissait à son époque d’une grande notoriété. Collectionneur, restaurateur d’objets d’Art et créateur autodidacte, il fut le premier artiste verrier moderne en parvenant à retrouver les secrets des émaux arabes des XIII ème et XIV ème  siècle (Art des mosquées Mamelouk). Il participa ainsi à l’évolution des techniques du verre. Il put copier des lampes de mosquées de façon presque parfaite en maniant les émaux avec une finesse mesurée.  

Il présenta ces premières pièces émaillées avec succès, lors de l’Exposition Universelle de 1867 à Paris. Il suscitera l’admiration d’Emile Gallé présent à celle exposition pour le compte de son père Charles Gallé. Les verreries influencèrent beaucoup les premiers verres émaillés d’Emile Gallé, qui à son tour dans les années 1880, inspirera Brocard dans ses créations aux formes et décors européens. 

L’œuvre de P.-Joseph Brocard a été partiellement étudiée et de façon éparse. Les dates sont mal connues. Grâce à des exemples de signatures on peut cependant affirmer qu’il réside dès les années 1870 au 23, rue Bertrand et qu’il commence à travailler avec son fils Emile-Joseph vers 1878 (Gazette de l’Hôtel Drouot) et signe alors BROCARD et FILS.

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Vase d’Ernest-Baptiste LEVEILLE craquelé haut de 16 cm (France)

Ernest-Baptiste LEVEILLÉ (1841-1913), vase de forme balustre à talon circulaire en retrait en verre épais craquelé à jaspures intercalaires rouge sang-de-boeuf, rouge-rosé et jaune. Signé sous la base « E. Leveillé Paris », à la pointe. Hauteur : 16 cm. Estimation : 800 €.

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Calendrier 2019 du Marché aux Puces de METZ (France)

Le Marché aux Puces de Metz est situé au Parc des Expositions de Metz Métropole rue de la Grange aux bois. Il est organisé les samedis de 7 h à 12 h (entrées et parking gratuits).

De 90 exposants à l’origine, le Marchés aux Puces est passé à plus de 300. Ils viennent en majorité du Grand Est mais aussi de la région parisienne et lyonnaise, du nord de la France, du Centre et occasionnellement du Sud ou de Bretagne.

Deuxième marché régulier après St Ouen, il est devenu un lieu incontournable pour qui aime les objets anciens.

On y trouve de tout et de qualité. On y parle le français, l’anglais, l’allemand, le flamand, le néerlandais et le lorrain …

Marchés aux puces (samedi de 7 h à 12 h) – entrée gratuite – Calendrier 2019 : 05.01.19 / 19.01.19 / 09.02.19 / 23.02.19 / 09.03.19 / 06.04.19 / 11.05.19 / 08.06.19 / 22.06.19 / 06.07.19 / 14.09.19 / 19.10.19 / 07.12.19

Foires à la brocante ( le dimanche de 7 h à 17 h) – entrée payante 5 € gratuite pour les moins de 12 ans – Calendrier 2019 : 
17.11.19 : Marché aux Puces de « Noël de Joie »

(dates communiquées sous réserve de modification)

http://www.lespucesdemetz.fr

Infos : 03 87 55 66 00 – 03 87 55 66 09

ARTI : la nouvelle boule de Noël cuvée 2018 de MEISENTHAL ! (France)

 

Arti, un coeur à prendre

Après Mix, Silex, Fizz, Rotor, voici Arti, la nouvelle boule de Noël de Meisenthal.

Créée de l’idée de la designer Nathalie NIERENGARTEN et du savoir-faire des maîtres verriers de Meisenthal, ce petit artichaut a, tels les fruits produits par la nature, demandé plusieurs mois de maturation. La designer, petite-fille de verrier et originaire du village de Meisenthal a souhaité revenir à l’essentiel à travers ce légume au cœur tendre, à la fois graphique, coloré, sensuel et onirique. Cette nouvelle création à la forme empruntée à la nature, lui a inspiré une nouvelle histoire… une histoire de cœur. Car une fois l’armure déposée, la carapace percée, que reste-t-il ? Il reste l’essentiel, le trésor de nos jardins secrets… Un cœur à prendre, léger et vaillant.

Arti vient compléter une collection de boules de Noël colorées dont l’histoire a débuté en 1999. Aux modèles traditionnels aux formes de raisin, de glaçon, de pomme s’ajoute chaque année une boule contemporaine créée grâce à la collaboration d’un créateur et des souffleurs de verre du Centre International d’Art Verrier.

Mais comment est née cette tradition ?

On raconte qu’en 1858, la nature fut tellement avare que la sécheresse priva les Vosges du Nord de fruits et ainsi, le sapin de Noël de décoration. L’idée vint à un maître verrier de Goetzenbruck de souffler quelques boules pour pallier à ce manque… la tradition était née !

Suspendues au plafond, accrochées au sapin ou disposées dans une coupe en centre de table… les boules de Noël de Meisenthal sont du plus bel effet. Elles peuvent également se glisser sous le sapin pour un cadeau original.

ARTI est en verre soufflé. Diamètre : 8,5 cm. Hauteur : 9,5 cm

Prix : à partir de 19 € (selon points de vente)

Vase de la Verrerie de VIERZON (THOUVENIN) à décor de chardons (France)

Verrier de VIERZON (1887-1921) THOUVENIN, vase de forme cylindrique en verre émaillé à décor polychrome de chardons sur fond gris. Signé. Hauteur : 21 cm. Estimation : 150 €.

Paul et Albert Thouvenin reprirent une ancienne verrerie (verrerie Vierzon-ville) en 1887 et lui donne le nom de « Verrerie de Vierzon-Les fils d’Adrien Thouvenin ». Ils débouchent alors plusieurs ouvriers des verreries de Vallerysthal en Moselle. Vosgiens, ils sont issus d’une famille de verriers. Le père Michel-Adrien Thouvenin a travaillé pendant 20 ans à la verrerie de la Rochère, puis il a dirigé la verrerie de Vallerysthal et le groupe verrier SA des  Verreries réunis de Vallerysthal et Portieux.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/04/04/verrerie-de-vierzon-les-fils-dadrien-thouvenin-1887-1921-creee-par-paul-et-albert-thouvenin-france/

Vase signé DE VEZ à décor lacustre haut de 27 cm (France)

DE VEZ (Camille TRUTIE DE VARREUX) (1872-1942), vase en verre dégagé à l’acide à décor de voiliers au milieu d’’un paysage maritime et montagneux. Signé. Hauteur :  27 cm. Estimation : 450 €.

Charles Camille Trutié de Varreux est né le 17 novembre 1872 à Chambéry et est décédé le 18 octobre 1942 à Chambéry à l’âge de 69 ans. Il est né de l’union de Claude Charles Trutié de Varreux né en 1837 et Capitaine au 74ème régiment de ligne (en garnison à Chambéry) et de Marie Bovet née en 1834. Il a eu 2 sœurs : Louise et Noémie.

Il a été Président de la Chambre syndicale des propriétaires de Paris (1933-) et Capitaine de réserve à l’État major. Entré à Saint Cyr, promotion Siam, il est affecté à sa sortie au 30 ème RI. Deux évènements vont faire de Camille Trutié de Varreux se prédestine aux cristaux. Son mariage en 1896 avec Henriette Frémy dont le grand-père est Edmond Monod, fondateur de la Cristallerie de Pantin dont elle sera cohéritière. Le second fait est l’affaire des fiches qui conduit mon grand-père a démissionné de l’armée en 1906. Comme il fallait bien qu’il nourrisse sa famille, c’est tout naturellement qu’il a pris la direction de la cristallerie du moins jusqu’à la déclaration de guerre où, évidemment, il reprit du service.

Pour ce qui est de la production de cristaux, il faut distinguer plusieurs périodes qui, de toutes façons se chevauchent, voire cohabitent durablement : celle de la création (1851 ?) et des décennies suivantes où il s’agissait de fabriquer des cristaux de table : verres, carafes, présentoirs, aiguières etc .. et une seconde, où l’on voit la cristallerie produire des vases, des abats-jours et autres lampes décorées dans la masse : c’est surtout la période  »Stumpf, Touvier, Viollet & Cie » facilement reconnaissable sur les objets produits au monogramme doré qui reprend les initiales des trois gérants de l’époque. Enfin de la création de verre sous la marque  »de Vez ».

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/27/de-vez-camille-trutie-de-varreux-1872-1942-cristallerie-de-pantin-france/