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ARSALL produit de 1918 à 1929 chez Weisswasser (Allemagne)

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ARSALL est la marque de la verrerie Weisswasser (Vereinigte Lausitze Glaswerke AG) installée près de Dresde.

Le breveté de cette marque est déposé en 1918. Elle est utilisée jusqu’en 1938. Ces productions sont de style Ecole de Nancy : vases en verre doublé de couleur, décorés d’un motif floral, gravé à l’acide en relief camée.

Edmund Rigot (1885-1924) est à l’origine du lancement de Arsall. Quittant les cristalleries de Saint Louis, il s’installe à Weisswasser avec son épouse et ses 3 beaux-frères verriers.

En 1924, Wilhem Krause lui succède et produit des pièces de style Art Nouveau. La production Arsall se termine en 1929. De 1935 à 1947, Wilhelm Wagenfeld introduit une technique décorative plus simple, aux reflets arc-en-ciel sur fond irisé avec motifs floraux, gravés en relief camée à l’acide. La signature est alors « BW » ou « Lusa » en relief dans le décor.

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Alphonse Georges REYEN (1844-1910) Maître verrier et brillant graveur (France)

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Alphonse Georges REYEN (1844-1910) débute par un travail de graveur et coloriste sur vitraux, vers 1870.

Dès 1877, il travaille avec Eugène Rousseau (un des artistes verriers les plus importants du XIXe siècle), dont il sera l’élève, puis avec Ernest-Baptiste Léveillé (marchand éditeur). Il a travaillé également pour Emile Gallé, auprès duquel il se spécialise dans la gravure à la roue et à l’acide, ainsi que la technique dite intercalaire.

C’est dans les années 1890 que Alphonse Georges Reyen s’installe à son compte au 17 boulevard de Solférino à Rueil. Il poursuit ses recherches et obtient une gravure de plus en plus profonde, ombrée en relief, aux tons nettement tranchés, sur des verres à deux, trois ou même quatre couches. C’est au début du siècle que sa production est la plus importante. Ses oeuvres de forme classique sont en général signées, en creux, à la molette.

Il est plutôt préoccupé par la gravure et influencé par l’art japonais. Alphonse Georges Reyen trouve son inspiration dans la faune et la flore. Il est certainement un de ceux qui joueront un rôle de premier plan dans l’éclosion de l’Art Nouveau.

Les signatures :

Elles sont signées de son nom gravées à la pointe ou à la roue. Après 1890 elles sont parfois signées avec une date. « a. Reyen », « a. Reyen X 1889 », « a Reyen 1895 », « a.Reyen 1896 », « a. Reyen 1899 » et « a. Reyen Paris ».

Qu’est ce que le Jugendstil ?

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Le Jugendstil, équivalent en Allemagne de l’Art nouveau, est un mouvement artistique moderniste international embrassant toutes les disciplines à la fin du XIXe siècle. Les peuples germanophones, ou situés dans cette sphère d’influence, utilisèrent également à cette époque d’autres termes, comme Reformstil ou Secessionsstil, pour identifier cette esthétique fin de siècle.

Le terme Jugendstil renvoie à la revue munichoise Jugend (en allemand : « jeunesse »), créée en janvier 1896 par Georg Hirth (1865-1902), laquelle accueille dès ses débuts artistes et critiques défendant le nouveau style. Il est également employé aux Pays-Bas, en Scandinavie et dans les pays baltes.

Différence entre Art Nouveau et Art Déco dans le Verre, Vase et Luminaire ? 1/5

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L’Art déco succéda à l’Art nouveau, et vit son apogée dans les années vingt, autour de « l’exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes » (Paris, 1925) qui lui donna son nom. C’est « l’art des années folles ». Il naquit justement en réaction à l’Art nouveau, en rupture avec cet art des circonvolutions que ces nouveaux artistes moquaient comme « l’art nouille ».

Par essence, l’Art déco est donc l’art du modernisme, du propos direct et droit. C’est l’art de la géométrie, de l’ordre, de la symétrie, de la sobriété. C’est l’art des angles, des pans coupés, des cercles, des arrondis et des octogones, qui dans la peinture, trouva son écho dans le cubisme. L’Art déco est l’art du retour en grâce de la technique : c’est l’art de la science, des découvertes, des voyages (trains, paquebots, hôtels), de l’automobile, de l’aviation. Cet art « stylisé » est souvent caractérisé par des socles, de la marqueterie, ou des luxueux matériaux de l’époque, en provenance des colonies : des bois exotiques (l’ébène de macassar), du galuchat, de l’ivoire, de la laque.

L’Art déco, né comme un mouvement extrêmement luxueux, devint aussi un art de crise, suite à la crise de 1929. L’Art déco devint donc un art de masse au début des années 30, utilisant un tout nouveau matériaux : le plastique. A ce titre, l’Art déco marqua d’ailleurs la naissance du design.

Source et site recommandé : http://christophecourtois.blogspot.fr/2013/03/savez-vous-faire-la-difference-entre.html

Pourquoi Nancy est-elle devenue la Capitale Mondiale de l’Art du Verre ?

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Capitale jusqu’en 1766 d’un état indépendant (Duché de Lorraine et de Bar), Nancy  somnolait dans une médiocrité provinciale. Les événements de 1870-1871 vinrent couper la Lorraine en deux, pour annexer à l’Allemagne toute la partie nord-est. Le Traité de Francfort fit de Nancy une ville frontière et devient le refuge de Lorrains et Alsaciens, qui refusaient la nationalité allemande. Première conséquence, une augmentation fulgurante de sa population.

Dès 1870, Emile Gallé au côté de son père commença des recherches pour rénover la verrerie, la céramique, le mobilier, observant avec passion les formes et couleurs du monde végétal, mais s’inspirant des arts de l’Orient, de l’héraldique médiéval ou du style rocaille avec le succès connu. Constitué en 1901, l’ «Ecole de Nancy » s’était affirmé 20 ans avant. Des Valin, Majorelle, Daum, Prouvé ont ainsi satisfait  une riche bourgeoisie formée d’industriels, banquiers, commerçants, médecins, pharmaciens, pour décorer leurs locaux professionnels et demeures.

L’Art Nouveau marqua Nancy. Il suffit de se promener dans les rues de cette ville et d’observer les édifices administratifs et scolaires. La grande exposition internationale de l’Est de la France tenue à Nancy en 1909 exprima brillamment le dynamisme retrouvé par la cité dans tant de domaines et affirma avec force l’alliance réussie de l’art et de l’industrie.

A la mort de Gallé en 1904, des signes de lassitudes étaient perceptibles. La première guerre mondiale accentua ce mouvement. Après ce conflit, on s’aperçut que les commanditaires du début du siècle, vieillis ou disparus, n’avaient pas de successeurs. L’Art Déco parisien envahit les manufactures encore existantes : Daum, les Cristalleries de Nancy, Delatte ..) En 1920, Nancy possédait 4 cristalleries. Le crash boursier de 1929 provoqua la faillite de nombreuses d’entre elles.

Nancy connu entre 1870 et 1920 une période artistique et économique fantastiques. Ainsi la France passa dans ce domaine d’un statut passif à actif. En effet, alors que l’Angleterre imposait au reste du monde ses productions céramiques et verrières, la France grâce à ses artistes Maître Verriers dicta, du jour au lendemain, les modes de l’Art Verrier à la planète. Il fallait suivre ce qui se passait dans les manufactures de verre Lorraine, pour ne pas être à la marge des mouvements artistiques. Et cette glorieuse période a durée 50 bonnes et heureuses années …

Samuel BING (1838-1905) marchand, collectionneur et promoteur de l’Art Nouveau (France)

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Siegfried Samuel Bing fut l’un des ardents promoteurs de l’Art Nouveau en France et en Europe. Il a consacrait une partie de sa fortune à soutenir les artistes débutants. Il est né à Hambourg (Allemagne) en 1838 et mort à Vaucresson (Hauts de Seine, France), en 1905.

Issu d’une riche famille bourgeoise de Hambourg, il commença sa vie professionnelle  dans la fabrique de porcelaine que son père avait établi à Paris, avant d’être à la tête de la sienne (1863). Après la guerre franco-prussienne, il développa un commerce d’import d’Extrême-Orient, qui lui permit de devenir négociant d’art japonais (1878).

Devenu à la fois un collectionneur et un spécialiste de cet art, il fonda à la fin des années 1880, un périodique nommé « Le Japon artistique » et multiplia les expositions sur ce thème, tissant un réseau de relations et de correspondances, surtout en Angleterre, qui le mit vraisemblablement en contact avec le renouveau artistique prôné par le mouvement Arts and Crafts : durant cette décennie, sa passion le mit également en contact avec l’américain Louis Comfort Tiffany.

En 1894, il fut commissionné par Henri Roujon, le directeur des Beaux-Arts à Paris, pour établir un rapport sur l’état de l’art en Amérique (publié ensuite sous le titre La culture artistique en Amérique, 1896) ; à l’occasion d’un voyage dans ce pays, entrepris également pour affaires en février 1894, il rencontra Tiffany à New-York.  La même année, il s’attela au projet d’ouvrir une nouvelle galerie à Paris spécialisée dans la décoration intérieure. Il réunit alors divers artistes contemporains pour qu’ils créent des dessins devant être réalisés en vitraux par Tiffany : Édouard Vuillard, Paul Ranson, Pierre Bonnard, Henri-Gabriel Ibels (qu’il exposait déjà), Félix Vallotton et Toulouse-Lautrec.

Son nouveau magasin, baptisé l’Art Nouveau et situé aux 22, rue de Provence et 19, rue Chauchat dans le 9e arrondissement, ouvrit ses portes le 26 décembre 1895 et accueillit une première exposition présentant les œuvres commandées aux États-Unis, mais aussi des verreries créées par Tiffany lui-même et par d’autres artistes, comme Émile Gallé et Karl Köpping. À celles-ci s’ajoutaient des œuvres des Belges Henry Van de Velde, rencontré à Bruxelles en 1893 en compagnie de son collègue et conseiller artistique Julius Meier-Graefe, et Georges Lemmen, avec qui Bing entretenait des relations privilégiées de patronnage : l’exposition fut très diversement appréciée par la critique.

En France, en Belgique et en Allemagne, où il multiplia les annonces dans les revues d’art, les bronzes, les céramiques, les bijoux, les tissus d’ameublement et les verreries d’art qu’il proposait furent diversement appréciées par les critiques, mais l’affaire de Bing prospéra et surtout, il parvint à se faire un nom. Plusieurs œuvres de Tiffany furent alors vendues par lui aux musées européens. Ainsi, il contribua à diffuser l’Art Nouveau en Europe, en particulier en Hollande où sa boutique servit de modèle à la Galerie Arts and Crafts, nommée en anglais et ouverte à La Hague, le 11 août 1898 (Henry Van de Velde y exposa et fut le lien entre les deux galeries).

Vers la fin du siècle, sa relation avec Tiffany se distendit, apparemment du fait d’une perte d’intérêt de Bing et en raison de sa volonté – affichée à partir du début de l’année 1898 – de développer ses propres ateliers de création et de sortir du seul rôle de vendeur et de promoteur d’artistes étrangers. Signe de cette évolution, le nom de Tiffany – dont les créations étaient assez mal accueillies en France – ne figura plus, à partir du printemps 1900, sur les réclames publicitaires de « l’Art Nouveau ».

Dans l’optique de promouvoir une ligne unitaire et cohérente de créations, Bing proposa alors sa propre bijouterie, peinture (il réalisa plusieurs commandes à James McNeill Whistler), etc. qu’il exposa aux Grafton Galleries à Londres (1899), ville dans laquelle il avait des facilités en raison de sa renommée pour l’art japonais. Le succès, toutefois, ne fut pas au rendez-vous.

Lors de l’Exposition Universelle, qui se tint dans la capitale française, du 15 avril au 12 novembre 1900, alors au sommet de sa carrière, il disposa de son propre pavillon, associé à son nom : la maison de « l’Art Nouveau Bing », où il exposa les ensembles de décoration intérieure qu’avaient réalisés à sa demande Eugène Gaillard, Edward Colonna et Georges de Feure. Ce dernier fut également le concepteur, pour la décoration extérieure du pavillon, de quatre panneaux vitrés servant de fenêtres et représentant des élégantes, à la fois évocation des saisons et muses de l’Art Nouveau. Le renouveau des arts décoratifs que Bing avait contribué à lancer et à diffuser triompha, suscitant plusieurs commandes de musées en 1901.

Après 1900, Bing ne mit le plus souvent en avant que les créations réalisées par ses ateliers, ou à sa demande. En 1902, il participa notamment à l’Exposition des Arts Décoratifs de Turin. Mais, fin 1903, son affaire commença à battre de l’aile. Au cours de l’année 1904, les difficultés s’aggravèrent pour atteindre un seuil critique. Finalement, ses invendus furent cédés aux enchères et Bing se retira à Vaucresson, où il mourut peu de temps après, en 1905.

Historiquement, l’ouverture de la galerie de Siegfried « Samuel » Bing constitue l’origine française du nom du style de l’ « Art Nouveau », l’expression ayant été empruntée par lui aux fondateurs belges de la revue l’Art moderne (mars 1881) : Octave Maus et Edmond Picard. Le rôle qu’il joua grâce à sa galerie et à ses expositions fait enfin de lui le principal promoteur du renouveau international des Arts Décoratifs au début du XXe siècle, du moins auprès de la critique avant 1900 et auprès du public lors de l’Exposition Universelle.