Archives du mot-clé Vannes le Chatel

Verrerie de Fains les Sources (1864-1978) (France)

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Le 8 mars 1864, Auguste Schmid, un Vosgien, se rend acquéreur d’une ancienne brasserie située route de Vitry à Fains, dans le but de la transformer en usine de fabrication du verre. Associé à Germain Emile du Houx, patron d’une verrerie à Hennezel (Vosges), ils fondent ensemble la Verrerie A. Schmid et du Houx (3 septembre 1864).

Le 20 septembre de la même année, le premier four est mis à feu et la fabrication de bocaux, de pots de confiture (Confiseries de Bar le Duc) et de bouteilles de champagne commence.

 Les premiers ouvriers venaient de Monterrand (Doubs). Hommes et femmes travaillaient du lundi au samedi en deux équipes midi-minuit et minuit-midi. Les plus jeunes avaient 12 ans et étaient scolarisés dans une école tenue par deux religieuses de l’ordre de la Providence de Peltre. En 1892, le travail de nuit des enfants fut supprimé.

Le site de la Verrerie, à part l’auberge du père Mathieu attenante à l’usine est quasiment désertique et il faut loger les ouvriers. Commence alors la construction aux Valottes et à la Frimbole d’une cité. L’usine prendra petit à petit son essor. Il y aura la mise à feu d’un second four (1871), l’agrandissement de la Halle (1882), la fabrication du verre soufflé et pressé (1929), la mise en route d’un four automatique en première mondiale en 1946.

L’usine changera plusieurs fois de raison sociale. De « A.Schmid et du Houx » (1864), elle s’appellera successivement « Vve du Houx et Lucien du Houx », à « Verreries veuve Marquot et Fils » (1912) et enfin « Compagnie française du Cristal » (Daum) après la fusion des cinq usines de Bayel (Aube), Vannes le Chatel (Meurthe et Moselle) , Vallery-Stahl (Moselle) , Portieux (Vosges) et Fains « Meuse ».

Le groupe emploiera 2 300 salariés, dont 255 à Fains – dont 100 femmes- et sa production atteindra 12 000 pièces au moment de son apogée.

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Verreries de Vierzon (1861-1957) le patrimoine verrier du Cher (France)

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C’est en 1861 que débute à Vierzon une industrie verrière alors que s’installent les frères Richer associés à Rossignol dans l’ancien hôtel de la Croix Blanche avec deux fours chauffés à la houille pour la fabrication du verre blanc.

En juin 1865, la verrerie ferme ses portes et est reprise par Guenivet, ingénieur centralien. L’entreprise étant serrée dans les murs de l’ancien hôtel, Guenivet envisage la construction d’une usine rationnelle dans un quartier excentrée de l’agglomération : le quartier des Forges. La nouvelle verrerie ouvre ses portes vers 1874 avec trois fours. Les deux verreries fonctionnent simultanément et sont prospères. Mais pour des raisons de trésorerie, le bilan est arrêté au 15 novembre 1877 montrant un passif supérieur à l’actif. L’usine de la Croix-Blanche ne sera jamais réouverte. Celle des Forges sera reprise par un créancier de Guenivet et fonctionnera tant bien que mal, jusqu’à ce que les frères Thouvenin, venus de l’Est de la France, l’acquièrent en 1889 et la fassent prospérer.

Parallèlement, en 1885, une autre verrerie est fondée plus près du centre-ville, c’est la verrerie Godfroy avec un four. Une troisième verrerie sera installée au sud du canal en 1895 par Gayet, Sauvaget et Gerbaud avec un four. Un second four sera construit en 1896. Cette verrerie n’aura duré que peu de temps. Les usines sont spécialisées dans la gobeleterie : service de table et articles limonadiers.

Le combustible et les matières premières arrivent par le canal du Berry. Le charbon vient de Commentry, les sables et grès de Nemours ou de Fontainebleau. La majeure partie des fabrications sont acheminées par chemin de fer vers la clientèle, Vierzon se trouvant dans une situation privilégiée au carrefour des lignes de chemin de fer Paris-Toulouse et Lyon- Nantes. Avant la guerre de 1914, le département du Cher, avec les verreries de Vierzon, occupe la sixième place parmi les départements en France pour la production de gobeleterie. La verrerie Thouvenin (Les fils d’Adrien) est inscrite au registre du commerce en tant que société en 1920. La société fait apport de son commerce à la Société des Verreries réunies de Vannes-le-Châtel et Vierzon le 14 avril 1928. Elle fermera ses portes en 1957. La verrerie Godfroy a cessé de produire en 1951.

Verrerie de VIERZON-Les fils d’Adrien THOUVENIN (1887-1921) créée par Paul et Albert THOUVENIN (France)

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Paul et Albert Thouvenin reprirent une ancienne verrerie (verrerie Vierzon-ville) en 1887 et lui donne le nom de « Verrerie de Vierzon-Les fils d’Adrien Thouvenin ». Ils débouchent alors plusieurs ouvriers des verreries de Vallerysthal en Moselle. Vosgiens, ils sont issus d’une famille de verriers. Le père Michel-Adrien Thouvenin a travaillé pendant 20 ans à la verrerie de la Rochère, puis il a dirigé la verrerie de Vallerysthal et le groupe verrier SA des Verreries réunis de Vallerysthal et Portieux.

A partir de 1877, le fils Paul devient le directeur de la verrerie de Vallerysthal et son frère Albert, directeur technique du groupe. Ils mettent leurs expériences en commun pour développer la nouvelle verrerie de Vierzon en se spécialisant dans la gobeleterie : verres unis, taillés et gravés, moulés et pressés … . En 1891, ils produisent des lampes à pétrole et services de table de qualité.

Vers 1900, les Frères Thouvenin réalisent des pièces dans le style Art Nouveau à motifs végétaux et animaux sur des verres multicouches, gravés en camée à l’acide puis émaillés avec la signature PThouvenin. En 1910, Paul rachète l’usine qui devient en 1921 la société Thouvenin & Cie. il dirige la verrerie de 1887 à 1919. Son fils Maurice préside la manufacture jusqu’à sa fermeture en 1957.

Les signatures :

Après 1887 « VERRERIE VIERZON MARQUE FABRIQUE avec 2 verres et une carafe » étiquette. Vers 1900 « PTHOUVENIN » signatures émaillées ou gravées avec variantes. Entre 1930 et 1935 « THOUVENIN DEMI-CRISTAL VIERZON étiquette.

La Cie des Verriers & Cerfav participent aux Journées Européennes des Métiers d’Art ce week-end

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Venez découvrir la Maison des Arts verriers avec des démonstrations de soufflage et des expositions d’artistes verriers sur le thème du temps.
Avec le Cerfav  et le Glass /Fablab découvrez l’usage des procédés numériques appliqués au matériau Verre.

Journées Européennes des Métiers d’Art : 4,5 et 6 avril 2014 – Rue de la Liberté – Vannes le Châtel (France-54)

Cie des Verriers : vendredi de 14 h à 18 h – samedi/dimanche de 10 h à 18 h

Cerfav : vendredi/samedi de 9 h à 12 h et de 13 h à 17 h

 

Edmond ETLING marchand éditeur parisien des années 1920-1930 (France)

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Edmond ETLING est un marchand d’objets d’art décoratif parisien, qui a excellé dans les années 1920-1930 en France. Il avait 2 principes fondamentaux : d’une part être toujours « dans le goût » et d’autre part, engager les artistes à la mode.

Ainsi la marque Etling recouvre une impressionnante liste d’artistes : Lucille Sévin, (auteur de vases et statuettes de nus féminins), Geneviève Granger (vases et nus féminins coiffés à la garçonne), Géza Hiecz (animaux et oiseaux), Georges Béal (vases et coupes végétaux stylisés), Dimitri Chiparrus et J-T Delabasse. Son magasin était situé au 29 de la rue de Paradis à Paris où de nombreuses pièces en verre pressé moulé, de la statuaire en bronze, en terre cuite ou en céramiques étaient présentées à la clientèle.

Il fera exécuter les vases Richard entre 1920 et 1929 chez Johann LOETZ WITWE en Bohême du Sud, à Klostermühle. La qualité artistique d’Edmond Etling était comparée à celle de René Lalique. La Cristallerie de Sèvres produit des pièces provenant des moules des modèles dont l’artiste était toujours propriétaire, puis Choisy le Roi (1932) et Vannes le Châtel actuellement. Parce qu’il était juif, Edmond Etling et toute sa famille furent déportés en Allemagne en 1940. L’héritage des précieux moules ne fut jamais réclamé …

Clément Le Mener souffleur de « Rêve » (France)

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Clément Le Mener est un souffleur de « rêve » comme il se définit, âgé de 28 ans. Ce normand originaire de Caen, réalise des pièces artistiques, utilitaires et décoratives. Il travaille avec et en collaboration avec des designers.

Après avoir suivi une formation de concepteur, créateur au CERFAV de Vannes le Châtel, il a été formateur. Un tour de France des différents ateliers lui a permis d’observer le savoir-faire de certains souffleurs, lorsqu’ils le voulaient bien.

Cet artiste a travaillé aux Cristalleries de saint Louis et de Val saint Lambert.

Clément est un souffleur de cœur puisqu’’il veut former, partager sa passion pour le verre auprès des grands, mais également des enfants.

Contact :

Clément Le Mener
31 avenue de la république
91260 JUVISY SUR ORGE
0689842335
clement.le-mener@orange.fr

http://www.concepteur-createur.com/clement_le_mener/