La Cristallerie de CLICHY (1842-1932) connue pour ses boules presse-papiers (France)

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La Cristallerie de CLICHY (1842-1896) doit sa notoriété à la soudaine vogue des boules presse-papiers décorées de filigranes et de bonbons « millefiori » multicolores, production dans laquelle elle se lança en 1846-1847 à la suite des cristalleries Saint Louis et Baccarat. Les chimistes Amédée Maës et Clémandot étaient à la tête de l’entreprise.

Les connaissances scientifiques de Louis Clémandot, le directeur de la cristallerie, et les contacts qu’il entretient avec les grands chimistes de cette époque, conduisent la manufacture à rompre avec les habitudes verrières traditionnelles au profit de la recherche de techniques et de matières premières originales pour mettre au point de nouvelles compositions de cristal et de coloration.

Ils ont introduits d’importantes innovations dans les procédés de fabrications, améliorèrent la qualité et l’éventail des produits. La cristallerie devient la plus importante de France pour les verres de couleur. La luminosité et la beauté des couleurs de Clichy ne furent jamais égalées comme en témoignent ses boules presse-papiers et les autres créations de la même époque à base de cristal à la baryte.

La Cristallerie de Clichy compte plus de 300 ouvriers dans les années 1860 et devient la troisième cristallerie française après Baccarat et Saint Louis.

En 1869, les 2 fils de Amédée Maës : Georges et Amédée reprennent la direction de l’entreprise. Elle devient société Maës frères. Elle cesse toute activité en 1871 pendant la guerre franco-prussienne. A la reprise, la cristallerie se spécialise dans les services de table : services à liqueur, « verres mousselines » avec des décors taillés et gravés de grande qualité.

En 1881, Amédée Maës pour des raisons familiales et financières décide de louer la cristallerie à celle de Sèvres en accord avec son frère. La vente forme en 1889 : les Cristalleries de Sèvres et Clichy réunies. A partir de 1890, on ne parle plus que de Cristallerie de Clichy.

Vers 1896, l’activité est fort ralenti suite aux difficultés économiques et un incendie. Elle se poursuit jusqu’en 1932 avant d’être absorbée par les Cristalleries de Choisy le Roi.

Les objets fabriqués à la Cristallerie de Clichy ne sont pas signés mais étiquetés. Certains millefiori sont signés dans la masse. Sur les presse-papiers, la marque est reconnaissable : « rose de Clichy ». Les modèles de signatures portent l’indication « Clichy » utilisés après 1895.

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