Archives mensuelles : avril 2019

Verre de Nicolas-Jean Alphonse GIBOIN haut de 17 cm à décors émaillés orientales (France)

Nicolas-Jean Alphonse GIBOIN (1828-1921), Verre à pied émaillé et peint à décor de caractères orientaux sur fond noir. Signé sous la base. Hauteur : 17 cm. Estimation : 150 €.

Nicolas-Jean Alphonse Giboin (1828-1921) est né à Villebois-La Valette en Charente le 28 juillet 1828. Après une carrière administrative au Ministère des Finances qui débutera en 1851, il séjournera au Mexique avant de revenir à Paris en 1867.

Parallèlement à sa carrière de fonctionnaire, il se passionne pour les arts décoratifs et installe un atelier avec un four dans le jardin de sa propriété de Libourne. L’ouverture en 1852 du Japon au commerce occidental ne laisse pas indifférent cet artiste. Il exposera une coupe au décor japonais au Salon de la Société des Artistes français en 1908.

Nicolas-Jean Alphonse Giboin va s’inspirer du Recueil des dessins pour l’Art et l’Industrie gravés par Adalbert de Beaumont et Eugène Collinot et réédité en 1883. Il est composé de scènes insolites et exotiques. Il s’en inspirera pour des décors de plats, de verres et de vases.

À Paris, il met en dépôt-vente quelques verreries émaillées chez Rouard, propriétaire d’un grand magasin de céramique et de verrerie «À la Paix», 32, avenue de l’Opéra à Paris. L’artiste est domicilié à Libourne, rue Jean-Jacques Rousseau mais également à Paris, 28, rue Nollet.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2018/12/13/gobelet-a-decor-de-medaillon-de-lion-aile-realise-par-nicolas-jean-alphonse-giboin-france/

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Vase « Epine et bananier » réalisé en 1925 par les Frères SIMONET et Henri DIEUPART haut de 32 cm (France)

Frères SIMONET (1919-1970) et Henri DIEUPART (1888-1928), vase « pine et bananier» en verre moulé pressé, couleur sépia. Hauteur : 32 cm. Marqué sous le fond. Modèle créé pour l’exposition des Arts Décoratifs de 1925. Estimation : 1 000 €.

Henri Germain Etienne Dieupart est né le 29 juillet 1888. Il est connu pour ses sculptures en pierre, avec la réalisation de l’œuvre  » Le Printemps « , représentant une femme nue. Elle est située square du Dr Drancher rue Sorbier à Paris et aurait été réalisée en 1928. Henri Dieupart a été formé par Jean-Antoine Injalbert et Paul Auban à la sculpture.

Il a collaboré avec Albert Simonet dans la conception de ces pièces Art Déco qui étaient fabriquées à la cristallerie de Choisy le Roi. La signature sera au pontil « Dieupart » et  » Simonet frères éditeur ».

En complément de réalisations de monuments, il collabore en tant que modéliste avec 2 entreprises parisiennes : René Goro rue de Turenne à Paris et Simonet Frères entre 1920 et 1935 ….

Les Frères Simonet reprennent en 1919, une ancienne entreprise située 60 rue des Archives à Paris. Elle est fondée au XIX ème siècle et spécialisée dans les candélabres, lampadaires, pieds et socles de luminaires, pieds et socles de luminaires, ainsi que les ornements de bronze pour meubles. Charles et Albert Simonet proposent en complément des abat-jours de toutes formes en verre moulé pressé, poli ou satiné à destination de montures métalliques. Ce dernier en partenariat avec Henri Dieupart, assure la conception de ces pièces fabriquées à la cristallerie de Choisy le Roi. Elles sont ornées de décors floraux stylisés ou motifs géométriques. Henri Dieupart produit pour Simonet une gamme de vases en verre parfois coloré. La signature est au pontil «Dieupart » et « Simonet frères éditeur ».

 

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/03/28/freres-simonet-1919-1970-des-editeurs-de-lart-deco-de-vases-et-luminaires-france/

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/04/11/henri-dieupart-1888-1928-une-etroite-collaboration-avec-les-freres-simonet-france/

Plat de service signé VERLYS réalisé vers 1930 long de 36 cm (France)

VERLYS (1925-1946), plat de service en verre opalescent à décor de pommes de pins épineuses. Longueur : 36 cm. Largeur : 24 cm. Estimation : 80 €.

C’est une verrerie d’art pour la table et objets de décoration. La création de la marque VERLYS provient de la contraction de VERrerie des AndeLYS) Cette production artistique était composée de plusieurs centaines de pièces différentes. Les divers catalogues que nous connaissons témoignent de la qualité et de la diversité des pièces fabriquées : vases, coupes, sujets animaliers, religieux…

La marque Verlys trouva ses lettres de noblesse dans de grandes expositions aux côtés de verreries de chez Lalique – Etling – Sabino … et ne tarda pas à attirer de grands verriers. La signature de ces pièces était gravée soit dans la poche, soit sur le noyau du moule. La même pièce pouvait avoir des couleurs différentes, néanmoins référencée dans un catalogue. Cette production artistique était malheureusement peu rentable pour la société Holophane.

La fabrication Verlys fut donc abandonnée vers 1946 au profit de celle des glaces de phares. Dans les années 1970, la direction de la Société a permis quelques retirages de ces verreries afin de récompenser des manifestations sportives et autres, mais les moules étaient souvent usés et laissaient apparaître des défauts : signature illisible, craquelures, finition laissant à désirer… et les couleurs n’étaient pas toujours celles référencées au catalogue.

A noter également que la société ne disposait plus de verre de couleur vers la fin des années 1990. Ce lien vous permettra de découvrir une information complète sur la société 

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/03/20/verlys-1925-1946-une-marque-francaise-de-la-societe-holophane-france/

Paire de vases signée DEGUE (David GUERON) haut de 30 cm (France)

DEGUE ((David GUERON (1892-1950)), paire de vases de forme ovoïde à col ouvert en verre gravé à l’acide à décor de pastilles rondes jaunes sur fond blanc givré. Signés. Hauteur : 30 cm. Estimation : 250 €.

En 1926, David GUERON (1892-1950) reprend une ancienne verrerie-cristallerie à Compiègne (Oise), spécialisée dans les flacons de parfumerie qui nomme : « SA Cristalleries de Compiègne ».  Il fonde la même année la « Verrerie d’Art Degué » au 63 boulevard Malherbes à Paris (fabrique) et acquière un local au 41 rue de Paradis dans le 10 ième arrondissement (magasin d’exposition),  afin de présenter avec une production de vases et luminaires aux couleurs vives et de qualité. Ce dernier sera déplacé au 52, rue de Londres à Paris.

Il s’inspire d’un style Art Déco des décors de Charles Schneider ce qui lui voudra dans poursuites judiciaires pour contrefaçon avec gain de cause par Schneider en 1932. Edouard Cazeaux est le directeur artistique de David Guéron.

La cristallerie produit également des verres, gobelets industriels entre 1934 et 1935. Elle a réalisée une commande de 6000 pièces pour le paquebot « Le Normandie » destinées à la décoration murale et lumineuse composée de dalles de verre taillées au burin.

C’est la seconde guerre mondiale qui mit un terme à la Verrerie d’Art Degué, David Guéron quittant la France en 1939 pour échapper aux nazis.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/16/degue-david-gueron-signature-dun-artiste-verrier-des-annees-1930/

DAUM : le travail de la pâte de verre (France)

LE TRAVAIL DE LA PATE DE VERRE CHEZ DAUM :

La technique de la pâte de verre est très ancienne, antérieure à la découverte du verre soufflé, et fut superbement utilisée par les Phéniciens et les Egyptiens, avant de tomber en désuétude pendant des siècles. Ce n’est qu’à la fin du XIXième siècle en France, qu’elle fut redécouverte par le sculpteur Henry Cros (1840-1907) et ensuite mise à l’honneur par le travail et la production de l’entreprise DAUM.

La matière « pâte de verre » naît à partir d’un cristal spécialement fabriqué dans des pots. Grâce au procédé de fonderie et moulage à la cire perdue mis au point par DAUM, la reproduction de la pièce originale est parfaite et conforme aux désirs de l’atelier de création.

Aujourd’hui DAUM est le seul cristallier dans le monde à maîtriser parfaitement cette matière d’exception. Substance changeante, la « pâte de verre » se plie à tous les caprices de l’imagination des maîtres-verriers.  Un petit rappel Emile Gallé n’a jamais produit de pièces en « pâte de verre » mais en verre ou cristal.

1.Le travail de la pâte de verre chez DAUM :

Le travail d’une pièce en pâte de verre au sein des ateliers de création de la manufacture sont possibles de trois façons différentes.

> à partir d’une sculpture existante qu’il faut adapter pour la reproduction en pâte de verre.

> en collaboration avec un designer. Son projet est mis en forme en créant un premier exemplaire en plâtre.

> création en interne sur la base d’un cahier des charges du directeur artistique qui crée un premier exemplaire en plâtre. Il s’agit  généralement d’objets à vocation utilitaire.

2. Les différentes étapes :

Moulage : à partir d’un modèle, on l’étudie et on ajoute les éléments techniques nécessaires à la reproduction de la pièce en pâte de verre. On crée un ou plusieurs moules négatifs en élastomère selon le nombre de pièces à créer pour la fonte à cire perdue. Un moule à cire permet de tirer 50-200 exemplaires.

Fonte à la cire perdue : la cire est moulée dans le moule en élastomère. Une fois refroidie, la pièce est démoulée et une personne s’occupe de réparer les éventuels défauts. Les procédés de la cire perdue sont plus proches du métiers du métal que des métiers du verre.

Moule en plâtre : un moule en plâtre réfractaire est construit autour du modèle en cire et ensuite utilisé pour réaliser une pièce en cristal. A chaque pièce en cristal correspond une pièce en cire et un moule en plâtre.

Décirage du moule : le moule en plâtre est placé dans une étuve et, sous l’action de la chaleur, libéré de la cire. Il est donc prêt à être rempli de grains de cristal.

Remplissage du moule à plâtre : des morceaux de cristal de différentes formes, tailles et couleurs sont disposés dans le moule ou dans une réserve en terre cuite, selon les quantités déterminées pendant la phase de recherche.

Enfournement et cuisson : la préparation des fours est très importante pour en optimiser l’utilisation. Le cycle de cuisson va d’une semaine pour les petites pièces, à deux pour des pièces de 20 kg,  jusqu’à trois pour celle d’environ 50 kg. Le cycle comprend la préparation du four, le chauffage jusqu’à la température souhaitée (900°) et le refroidissement jusqu’à la température ambiante, avant de pouvoir rouvrir le four.

Démoulage et nettoyage des pièces : opération très délicate car certaines pièces sont très fragiles et on risque de les casser. Les pièces sont ensuite nettoyées à l’eau et on obtient  ainsi une pièce brute de moule.

Finitions : la phase de finition va du coupage des éléments techniques, à la réparation des défauts de surface, au polissage pour lui redonner de la lumière. Différentes machines et outils sont nécessaires pour finir les pièces. Un cycle de finition d’une pièce est suivi par la même personne du début à la fin de préférence.

Contrôle qualité et signature des pièces : la pièce est contrôlée et signée avec la signature DAUM et de celle de l’artiste s’il y a lieu. Les éditions d’art à 8 + 4 exemplaires sont numérotées selon les règles de la législation sur les bronzes. Toutes les autre pièces d’un prix supérieur à 500 € sont également numérotées dont certaines en tirage limité.

Emballage : des caisses spécifiques sont créées pour l’emballage de ces pièces très délicates et fragiles.

Vase des Frères DAUM haut de 27 cm à décor floral (France)

Frères DAUM, vase balustre sur piédouche en verre multicouches à décor floral dégagé à l’acide, signé avec la croix de Lorraine. Hauteur : 27 cm. Estimation : 1 500 €.

La saga des Daum débute lorsqu’un notaire de Bitche, Jean Daum, ayant fui l’annexion de la Moselle après la défaite de 1870 achète une verrerie industrielle de Nancy en 1878, la verrerie Sainte-Catherine.

Ses fils, Auguste et Antonin, décident de se lancer dans la verrerie artistique et adoptent rapidement le style Art nouveau que Gallé a développé. De 1890 à 1914, les frères Daum vont mettre en oeuvre toutes les techniques verrières connues et en inventeront de nouvelles. Pas moins de 3000 modèles différents seront produits pendant cette période, du plus humble au plus sophistiqué. Les verreries Art Nouveau des frères Daum se reconnaissent entre toutes, à la fois par les techniques utilisées et leur style. Beaucoup, font partie des plus grands chefs-d’oeuvre de l’histoire du verre.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/28/daum-un-style-depuis-1875/

Vase signé DEGUE en verre haut de 48 cm (France)

DEGUE (David GUERON (1892-1950)) dit DEGUE, vase ovoïde à col resserré en verre à décor dégagé à l’acide de feuilles en bleu sur fond marmoréen rouge-orangé. Signé. Hauteur : 48 cm. Estimation : 800 €.

En 1926, David GUERON reprend une ancienne verrerie-cristallerie à Compiègne (Oise), spécialisée dans les flacons de parfumerie qui nomme : « SA Cristalleries de Compiègne ».  Il fonde la même année la « Verrerie d’Art Degué » au 63 boulevard Malherbes à Paris (fabrique) et acquière un local au 41 rue de Paradis dans le 10 ième arrondissement (magasin d’exposition),  afin de présenter avec une production de vases et luminaires aux couleurs vives et de qualité. Ce dernier sera déplacé au 52, rue de Londres à Paris.

Il s’inspire d’un style Art Déco des décors de Charles Schneider ce qui lui voudra dans poursuites judiciaires pour contrefaçon avec gain de cause par Schneider en 1932. Edouard Cazeaux est le directeur artistique de David Guéron.

La cristallerie produit également des verres, gobelets industriels entre 1934 et 1935. Elle a réalisée une commande de 6000 pièces pour le paquebot « Le Normandie » destinées à la décoration murale et lumineuse composée de dalles de verre taillées au burin.

C’est la seconde guerre mondiale qui mit un terme à la Verrerie d’Art Degué, David Guéron quittant la France en 1939 pour échapper aux nazis.

Les signatures : Elles sont signées pour la majorité « DEGUE » ou « GUE » dans un cercle. Mais également « GUERON » avec une variante un pointe dans le « O », « GUERON COMPIEGNE », « GUERON MADE IN FRANCE », « GUERON CAZAUX », « CAZAUX », « COMPIEGNE », « GUE » dans un cercle au dessus de « COMPIEGNE » ou « COMPIEGNE MADE IN FRANCE »

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/16/degue-david-gueron-signature-dun-artiste-verrier-des-annees-1930/

Pichet en verre signé VAL SAINT LAMBERT haut de 29 cm (Belgique)

VAL SAINT LAMBERT (1826-2013), pichet à rafraichir en verre multicouche détouré à l’acide, à motifs d’Iris et rehauts d’or, monture en métal décoré en ronde bosse de motifs naturaliste. Signé. Hauteur : 29 cm. Estimation : 500 €.

Vers 1900, le réseau commercial couvre le monde entier. La société dispose de dépôts à Bruxelles, à New York, et d’agents partout dans le monde : Londres, Paris, Marseille, Amsterdam, mais aussi en Italie, en Espagne, au Portugal, en Autriche, en Turquie, en Égypte, en Roumanie, en Grèce ; il y a neuf agents aux Indes, cinq en Australie, un au Canada, quatre en Chine et au Japon. D’autres contrées sont visitées par des agents itinérants.

Les catalogues (tarifs) ont été édités régulièrement (1855, 1862, 1872, 1879). Des services classiques (Poniatowsky, Metternich, Lallaing…) seront produits pendant plus de cent ans. Certains produits sont adaptés à la demande étrangère (verre à sherry, à whisky britannique, bourbon américains…).

Des verres à boire, des flacons, des verres d’éclairage, coupes à fruits, vases de décoration, mais aussi des presse-papier, des coupe-papier…

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/01/31/val-saint-lambert-1826-2013-une-signature-belge-reconnue-pour-lexception-de-la-qualite-de-sa-production/

Vase en verre des Frères DAUM à décor d’arbres enneigés haut de 16 cm (France)

Frères DAUM, vase « Arbres enneigés » en verre double à décor tournant d’arbres dénudés et de sol enneigé, gravé en réserve et émaillé de bosquets d’arbres peints en grisaille sur une fond nuagé de poudres intercalaires jaune et orangé. Signé «Daum # Nancy» sous la base. Hauteur : 16 cm. Estimation : 750 €.

Les signatures :

Entre 1902 et 1939, on note des signatures Daum accompagnées de celles de créateur : « E. BRANDT », « J. CAYETTE », « L. MAJORELLE », « C. RANC » et « FOLLOW ».

Entre 1903 et 1914, apparaissent également les signatures : « J. MUGIN », « BERTHON », « Rene Bertrand », « SCHNEIDER » et « b. Chapuy ».

Entre 1915 et 1939, apparaissent également les signatures : « MODA », « Mado » et « Maud ».

A partir de 1968, apparaissent également les signatures : « M Legendre DAUM 8/200 », « DAUM 54/300 Guy Petitfils », « Demarchi. », « Cesar », « BADORD », « Gleb », « Dali 70 », « Adzak », « TOUL HOAT », « C Croix de Lorraine D », « Topor 90″, »LHOSTE », « Daum France 84/125 Roulot » et « Sosno ».

Ce travail en collaboration avec des artistes reconnus augmente la notoriété de la marque et les éditions d’art représentant aujourd’hui 40 % de leur activité.

Editions d’art numérotés (8 + 4 selon la législation sur les bronzes)

Petite séries jusqu’à 500 exemplaires pour des multiples d’art

Petites séries jusqu’à 1 000 exemplaires pour des éditions limitées

Moyennes séries à tirage illimité (quelques milliers au maximum)

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Vase d’Emile GALLE à décor de dahlias haut de 43 cm (France)

Emile GALLÉ (1846-1904), vase en cristal teinté de forme tubulaire à base bombée en verre gravé à l’acide et émaillé polychrome à décor de dahlias sur fond givré. Hauteur : 43 cm. Estimation : 1 800 €.

Emile Gallé meurt terrassé par une leucémie le 23 septembre 1904 à 6 h du matin à son domicile. Agé de 58 ans, il sera enterré le surlendemain dimanche 25 septembre à 14 h en toute simplicité et, conformément à ses vœux, sans l’apparat militaire dû à son rang de commandeur de la Légion d’honneur. Les artistes de l’Ecole de Nancy offrent une simple palme ornée de branches de chêne, brisée, dans laquelle s’ordonnaient des clématites sauvages, une jetée de roses et quelques branches de chardons de Nancy. L’inhumation a lieu au cimetière de Préville à Nancy.

Il existe aucune archives commerciales des Etablissements Gallé. Ils ont été volontairement détruites. Seuls des correspondances notamment celles de Paul Perdrizet permettent de connaître plus de détails dans la production de la manufacture.

Les Etablissements Gallé continueront à produire des verreries et des meubles de style Art Nouveau jusqu’à la fermeture de l’usine. C’est à contre courant de la mode et de l’évolution artistique vers l’Art Déco que les nancéens continueront à acheter « du Gallé ». Puis pendant quarante ans on ne parlera plus d’Emile Gallé. A l’exception de quelques amateurs avisés, bien des nancéiens se débarrasseront des Gallé en leur possession. Les anecdotes sont nombreuses. Une sellette marquetée et signée Emile Gallé est transformée en table basse …. Des vases serviront aux utilisations les plus diverses. On m’a rapporté que certains d’entres eux formés des bordures d’allées de potager …

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