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Différence entre Art Nouveau et Art Déco dans les Arts Graphiques ? 5/5

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Ainsi se termine 5 articles consacrés à la différence entre l’Art Nouveau et l’Art Déco.

Source et site recommandé : http://christophecourtois.blogspot.fr/2013/03/savez-vous-faire-la-difference-entre.html

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Différence entre Art Nouveau et Art Déco dans le Verre, Vase et Luminaire ? 1/5

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L’Art déco succéda à l’Art nouveau, et vit son apogée dans les années vingt, autour de « l’exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes » (Paris, 1925) qui lui donna son nom. C’est « l’art des années folles ». Il naquit justement en réaction à l’Art nouveau, en rupture avec cet art des circonvolutions que ces nouveaux artistes moquaient comme « l’art nouille ».

Par essence, l’Art déco est donc l’art du modernisme, du propos direct et droit. C’est l’art de la géométrie, de l’ordre, de la symétrie, de la sobriété. C’est l’art des angles, des pans coupés, des cercles, des arrondis et des octogones, qui dans la peinture, trouva son écho dans le cubisme. L’Art déco est l’art du retour en grâce de la technique : c’est l’art de la science, des découvertes, des voyages (trains, paquebots, hôtels), de l’automobile, de l’aviation. Cet art « stylisé » est souvent caractérisé par des socles, de la marqueterie, ou des luxueux matériaux de l’époque, en provenance des colonies : des bois exotiques (l’ébène de macassar), du galuchat, de l’ivoire, de la laque.

L’Art déco, né comme un mouvement extrêmement luxueux, devint aussi un art de crise, suite à la crise de 1929. L’Art déco devint donc un art de masse au début des années 30, utilisant un tout nouveau matériaux : le plastique. A ce titre, l’Art déco marqua d’ailleurs la naissance du design.

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Pourquoi Nancy est-elle devenue la Capitale Mondiale de l’Art du Verre ?

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Capitale jusqu’en 1766 d’un état indépendant (Duché de Lorraine et de Bar), Nancy  somnolait dans une médiocrité provinciale. Les événements de 1870-1871 vinrent couper la Lorraine en deux, pour annexer à l’Allemagne toute la partie nord-est. Le Traité de Francfort fit de Nancy une ville frontière et devient le refuge de Lorrains et Alsaciens, qui refusaient la nationalité allemande. Première conséquence, une augmentation fulgurante de sa population.

Dès 1870, Emile Gallé au côté de son père commença des recherches pour rénover la verrerie, la céramique, le mobilier, observant avec passion les formes et couleurs du monde végétal, mais s’inspirant des arts de l’Orient, de l’héraldique médiéval ou du style rocaille avec le succès connu. Constitué en 1901, l’ «Ecole de Nancy » s’était affirmé 20 ans avant. Des Valin, Majorelle, Daum, Prouvé ont ainsi satisfait  une riche bourgeoisie formée d’industriels, banquiers, commerçants, médecins, pharmaciens, pour décorer leurs locaux professionnels et demeures.

L’Art Nouveau marqua Nancy. Il suffit de se promener dans les rues de cette ville et d’observer les édifices administratifs et scolaires. La grande exposition internationale de l’Est de la France tenue à Nancy en 1909 exprima brillamment le dynamisme retrouvé par la cité dans tant de domaines et affirma avec force l’alliance réussie de l’art et de l’industrie.

A la mort de Gallé en 1904, des signes de lassitudes étaient perceptibles. La première guerre mondiale accentua ce mouvement. Après ce conflit, on s’aperçut que les commanditaires du début du siècle, vieillis ou disparus, n’avaient pas de successeurs. L’Art Déco parisien envahit les manufactures encore existantes : Daum, les Cristalleries de Nancy, Delatte ..) En 1920, Nancy possédait 4 cristalleries. Le crash boursier de 1929 provoqua la faillite de nombreuses d’entre elles.

Nancy connu entre 1870 et 1920 une période artistique et économique fantastiques. Ainsi la France passa dans ce domaine d’un statut passif à actif. En effet, alors que l’Angleterre imposait au reste du monde ses productions céramiques et verrières, la France grâce à ses artistes Maître Verriers dicta, du jour au lendemain, les modes de l’Art Verrier à la planète. Il fallait suivre ce qui se passait dans les manufactures de verre Lorraine, pour ne pas être à la marge des mouvements artistiques. Et cette glorieuse période a durée 50 bonnes et heureuses années …

René LALIQUE (1860-1945) suprêmement élégant (France)

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René LALIQUE (1860-1945) a régné dans la création de bijoux comme Emile Gallé, dans la verrerie.

Il a réellement créé un art. Perles, diamants et pierres, émails et or étaient des éléments dont il jouait, il les choisissait non pour leur valeur vénale, mais pour leur charme ou leur éclat. Il les orchestrait en féeries somptueuses et subtiles. Les visiteurs du Salon de 1901 admirèrent avec surprise des grands serpents en cristal produit par l’artiste et peu à peu Lalique devenait un verrier artiste.

Né à Ay en Champagne, il commença une première vie dans le métier de l’orfèvrerie et de la bijouterie d’art. Puis en 1907, il se lança dans l’art verrier avec la création de flacons de verre moulé industriellement pour le parfumeur Coty.

L’acquisition d’une verrerie près de Paris, à Combs la Ville en 1909, puis la construction en Alsace à Wingen sur Moder en 1921, lui permit de mettre en application ses recherches en toute indépendance. Il sera au sommet de sa carrière en 1925 dans le domaine verrier, lors de l’Exposition internationale des Arts décoratifs de Paris. René Lalique a marqué profondément le Style Art Déco par l’élégance soigné de ses productions. Elles sont toujours en vogue actuellement et recherchées par les collectionneurs et amateurs de beaux objets.

A l’exception des lustres et des lanternes, les productions du maître verrier sont signées. Les bijoux en verre, qu’ils soient fabriqués avant ou après 1914 sont toujours signés « Lalique ». Avant 1914, elles sont signées indifféremment « Lalique » , « R. Lalique » lorsqu’elle a fait l’objet d’une réédition après 1919. A partir de 1919, l’initiale « R » commence à être inscrite sur les nouveaux modèles. Les productions entre 1919 et 1945 sont signées « R. Lalique ». Toutefois pendant une brève période jusque 1927, la signature R. Lalique pouvait être suivi d’un numéro de référence. VDA (Verrerie d’Alsace) est utilisé entre 1921 et 1923. Après 1945, « R » disparaît et la signature devient « Lalique France ». A partir de 1950, le cristal est utilisé systématiquement et la signature « Lalique » ou « Lalique France », parfois suivi d’un numéro pour les pièces à tirage limité. Les signatures peuvent être suivi d’un « R » pour copyright.

MUSÉE LALIQUE Rue du Hochberg – 67290 Wingen-sur-Moder Tél. 03 88 89 08 14 ou 03 88 89 96 89 (accueil du musée) Rappel : les animaux ne sont pas admis dans le musée. https://www.facebook.com/pages/Mus%C3%A9e-lalique/370756536959?ref=ts&fref=ts http://www.musee-lalique.com/

Pierre d’AVESN (1901-1990) le verrier de l’époque Art Déco

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Pierre d’AVESN (1901-1990) est un sculpteur qui réalisa des modèles et décors Art Déco de façon industrielle en verre d’art moulé à la presse. De son vrai nom Pierre Girre, reçoit une formation classique à l’Ecole des Arts Décoratifs de Paris à l’époque où François Decorchemont y enseignait.

René Lalique l’engage à 14 ans. Il y reste 10 ans dans son entreprise pour s’installer ensuite à son compte. Il travaillera avec les Cristalleries Saint Rémy pour y produire dans ses propres moules, des pièces. En 1930, il entre chez Daum pour développer la production de verre moulé à la presse. Il y restera jusqu’au déclenchement des grandes grèves de 1936 qui n’épargneront pas la Lorraine.

Pierre d’Avesn rejoint Verlys en 1937 pour le département Hollophane. Après la guerre où il y est incorporé, il travaille à la Cristallerie de Choisy le Roi. Il y réédite des anciens modèles et créé des nouveaux, sous le label Sèvres.

En 1952, tous les moules et équipements nécessaires à ce genre de production sont cédés à la Cristallerie de Vannes le Châtel près de Toul. Il y poursuit sa carrière jusqu’à sa retraite en 1984. Il décède à Paris à 90 ans. Il fut l’élite des verriers de l’époque Art Déco.

http://jlumstreet.free.fr/cariboost_files/livret_expo_holophane.pdf

Cristalleries de NANCY (1920-1935) la discrète

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Ensemble comprenant porte d’entrée et rampe d’escaliers des anciennes Cristalleries de Nancy réalisé par Jean PROUVE (1901-1984) vers 1927/1928.V3V7VV4V7 V V1 V2 V3 V4 ??????????????????????????????? V9+Cristalleries de Nancy objet publicitaire 1OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Cristalleries de NANCY (1920-1935) :

A la fin de la guerre 14-18, Daum et Gallé demeurent les deux seules verreries à Nancy. Celle d’Emile Gallé, auquel sa veuve a succédé jusqu’en avril 1914, est plus ou moins dirigée par son gendre Paul Perdrizet. Depuis qu’ils ne bénéficient plus de génie créatif d’Emile Gallé, les ateliers d’art vivent sur leur passé.

Malgré la présence des verreries Daum et Gallé, certains entrevoient la possibilité de gains sur un marché à reconquérir et à une demande croissance. Ainsi quelques hommes d’affaires nancéens se réunissent (Bayet, Krug, Simon, Jacquemin, Perdrizet) pour créer en 1920, les Cristalleries de Nancy. Elle s’installera devant chez Daum au 88, rue du faubourg Saint Georges à Nancy.

Elle recruta près de 600 personnes dont le talentueux nancéen Auguste Houillon comme directeur artistique. Elle sera spécialisée dans la fabrication de flacons de cristal taillé pour la parfumerie de luxe, car les besoins en France et à l’étranger (notamment en Amérique) sont considérables.

Le 27 janvier 1921, la fabrication débute. Le catalogue commercial était impressionnant par sa variété. On pouvait y trouver de nombreux pièces en verre, en cristal, incolore ou doublé de couleur, fait à la main, mais aussi plus de 25 vases, garnitures de toilettes .

Des motifs floraux, Art Déco ou géométrisants côtoyaient les pièces aux tailles classiques à côtes plates ou en creux, gravées à l’acide, en relief et à la roue.  Aristide Colotte y travailla un an aux projets de modèles. Des créations artistiques originales, numérotés ont été produites avec le peintre lorrain Michel Colle (1872-1949).

Elle fut la première victime de l’industrie du verre en Lorraine lors de la crach de Wall Street de 1929. Sa faillite fut déclarée en 1931 et sa liquidation fut achevée en 1935. Les frères Daum rachètent une partie des équipements.

Les pièces sont signées : « CRISTAL C (Croix de Lorraine) N NANCY », « CRISTAL (Croix de Lorraine) NANCY FRANCE », « C (Croix de Lorraine) N », « GUERYCOLAS », « EDITIONS D’ART DES CRISTALLERIES DE NANCY OEUVRE DE MR CLAUSE TIRAGE A 100 EXEMPLAIRES « , « NANCY » et « NS CLAUSE ».