Archives mensuelles : mars 2019

Lustre des Frères MULLER réalisé vers 1920 d’une hauteur de 90 cm (France)

Frères MULLER (1897-1936, lustre en bronze et verre marmoréen composé d’une vasque circulaire et de trois bras de lumière ornés de tulipes. La monture à décor de fleurs et feuillages stylisés. Hauteur : 90 cm. Diamètre : 65 cm. Estimation : 400 €.

Les frères Muller se sont retrouvés à la tête d’un ensemble industriel à Lunéville Croismare employant près de 300 personnes, qui s’est effondré en 1936.

Si l’énorme production qui en résulté est bien connue sur le Marché de l’Art, peu de documents fiables relatent cette aventure. Les décors des Muller sont le plus souvent gravés en camée à l’acide, mais l’émaillage et diverses techniques complexes, comme la marqueterie, ont été utilisées. La gravure à la roue et la cémentation à l’argent ou au cuivre a été particulièrement bien maîtrisée par les frères Muller.

Les signatures pour la période entre 1897 et 1914 sont les suivantes : « Muller Croismare », « DMuller Croismare » pour Désiré Muller, « EMuller Croismare » pour Eugène Muller, « hMuller Croismare prés de Nancy » pour Henri Muller, « hMuller Croismare » pour Henri Muller, « CROISMARE », « Crois Mare GV », « Muller », avec des variantes.

Les signatures pour la période entre 1919 et 1933 sont les suivantes : « G.V. DE CROISMARE » pour Grande Verrerie de Croismare pour les luminaires, « MULLER FRES LUNEVILLE » avec des variantes, « MULLER FRES FRANCE » pour les modèles destinés à l’exportation, « MULLER FRERES LUNEVILLE » avec des variantes, « MULLER FRERES LUNEVILLE FRANCE » pour des modèles destinés à l’exportation, « M F » et « MULLER Fr. ».

Les signatures pour la période entre 1897 et 1933 sont les suivantes : « Verrerie d’Art de Lorraine Muller & Cie Croismare », « Cristallerie de l’Opéra Rue de la Paix Muller », « E.Corbin Muller Croismare » pour les modèles fabriqués pour les Magasins Réunis de Nancy dirigés par Eugène Corbin après 1903, « VSL » et  » Val St Lambert » pour les modèles fabriqués par Désiré et Eugène Muller aux Cristalleries de Val Saint Lambert avec des variantes entre 1905 et 1908,  » MULLER CROISMARE CLAIN & PERRIER » pour le diffuseur en gros parisien Clain & Perrier, « Muller Frères Fecit PRIMAVERA FRANCE » et « Atelier Primavera Muller Fres LUNEVILLE » pour les grands magasins du Printemps vers 1925, « Muller Frères Lunéville Chapelle » pour les pièces réalisées en collaboration avec la ferronnerie Chapelle entre 1925 et 1930, « Muller Fres Lunéville U. GUAITA » pour les pièces réalisées en collaboration avec l’atelier de ferronnerie Maroello Guaita, « NICS » pour les pièces réalisées avec l’atelier de ferronnerie des Etablissements Nics, et « ASERVA ».

Les signatures pour la période entre 1935 et 1952 sont les suivantes : « Muller Fs Lunéville » pour les Muller fils Lunéville, « G. Muller Fs » pour Georges Muller fils avant 1940, « G MULLER Fs Lunéville » pour Georges Muller fils Lunéville avant 1940, « G & M Muller Fs Lunéville » pour Georges et Marcel Muller fils Lunéville avant 1940, « G. Muller Fils » pour Georges Muller fils avant 1940, « G M Muller Fs » pour Georges et Marcel Muller fils avant 1940 et « Muller Lunéville France » pour les pièces destinées à l’exportation.

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Coupe en forme de panier signée André THURET haute de 21 cm (France)

André THURET André (1898-1965), coupe en forme de panier en verre. Signée sous sa base. Hauteur : 21 cm. Estimation : 250 €.

André Thuret (1898-1965) occupe, à partir de 1922 des postes d’ingénieur aux verreries de Bagneux, puis de Bezons. Il est à la fois scientifique par sa formation et verrier par sa passion.

Participe à ce titre à l’Exposition des Arts Décoratifs de 1925 et obtient, personnellement, un diplôme d’honneur. A partir de 1926, assistant, puis chef de travaux, de la chaire de Chimie appliquée aux Industries de la céramique et de la verrerie au Conservatoire National des Arts et Métiers et Expert près de la Cour d’Appel de Paris, il partage son activité, axée sur le verre, entre son enseignement, la recherche scientifique et sa production d’artiste.

C’est par la science qu’André Thuret est venu à l’art. Ce sont en lui l’ingénieur et le chimiste qui servent l’artiste et déterminent, expérimentalement, les divers stades de son évolution. Le savant met à la disposition du créateur de formes, de rythmes et de couleurs la beauté fluide et transparente du verre et les réactions des oxydes métalliques. Tous les vases, coupes ou flacons de Thuret sont des pièces uniques, soufflées et travaillées selon la technique traditionnelle à une température excédant 1 000 degrés.

A ses débuts André Thuret soufflait la « paraison », masse de verre fluide, dans des moules dont les décors en creux s’inscrivaient en reliefs sur la forme, reliefs colorés ensuite par « roulage » sur le marbre chargé d’oxydes métalliques.

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Gabriel ARGY-ROUSSEAU était un grand maître verrier, mais également un passionné de peinture (France)

Gabriel ARGY-ROUSSEAU (1885-1953), peinture « Petit port de Honfleur », 1906.
Huile sur panneau signé et daté en bas à droite.  Dimensions : 24 cm x 33 cm. Estimation : 400 €.

Gabriel ARGY-ROUSSEAU était un grand maître verrier, mais également un passionné de peinture.

De son vrai nom Joseph-Gabriel Rousseau, Gabriel Argy-Rousseau est né dans un petit village de Beauce à Meslay le Vidame (Eure et Loire),  dans une famille d’ouvriers agricoles. Il prit ce nom à son mariage en 1913, en accolant à son propre nom les quatre premières lettres du nom de sa femme Marianne Argyriadès, en hommage à son apport culturel, sentimental et familial.

Il entra à 17 ans en 1903 à l’Ecole Nationale de Céramique de Sèvres où il eut Albert Dammouse comme professeur. Les recherches d’Henri Cros, qui disposait d’un atelier mis à sa disposition dans l’enceinte de la manufacture, éveillèrent son intérêt pour la pâte de verre.

Il fit des études brillantes. Esprit vif et créatif, passionné de peinture, il s’installe dans un petit atelier au 52 avenue des Ternes à Paris.

Ses premières créations furent exposées en 1914, au Salon des Artistes Français. La guerre freinera ses créations. A partir de 1919, il développe momentanément une production en série de flacons, vases, etc .. avec succès. Les pâtes de verre décoratives qu’il produira ensuite, marqueront à toujours sa style et seront récompensées à travers de nombreux prix.

En 1921, il créée « Les Pâtes de verre d’Argy-Rousseau » dont le siège situé au 52 avenue de Ternes, sera transféré en 1923 au 9 rue du Simplon à Paris. Il sera composé de près de 30 employés. Ces pièces sont à contre-courant de la production : épuration des formes, retour de la transparence, et emploie des thèmes encore de l’Art Nouveau (faune et flore). Il emploie des pâtes aux coloris vifs, lumineux et chatoyants avec une forte tendance pour le rouge. Il utilise des moules pour la réalisation des pièces et élabore des pâtes de verre sans plomb.

Après 1931, ne disposant plus d’atelier il présente des pâtes de cristal. Le décor se stylise et plus proche dans les goûts de l’époque. Il sera récompensé en 1927 d’une médaille d’or.

En 1932, le krach américain l’oblige à ralentir son activité comme la plupart de ces confrères qui pour certains ont fermé les manufactures. Il travaille pratiquement seul, car créateur avant tout, il est. Il possède un petit atelier au 10, rue Cail à Paris. Jusqu’en 1939, il présente une petite production de qualité et en petite quantité.

Son décès précéda de peu le fulgurant retour de la vogue des pâtes de verre. Oublié, ruiné et dans la douleur d’une maladie, il meurt à Paris en 1952. Son travail redécouvert aujourd’hui, lui rend justice. Ces pièces restent exemplaires de l’Art Déco.

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Lampe à chevet des Frères MULLER de style Art Déco haute de 32 cm (France)

Frères MULLER (1897-1936), lampe de chevet à abat-jour de section carrée en verre pressé, moulé et dépoli à décor de motifs géométriques. Le pied carré est en métal nickelé à gradins. Signature dans la masse de l’abat-jour. Hauteur : 32 cm. Estimation : 350 €.

Au nombre de 10, les frères Muller sont formés à la cristallerie de Saint Louis lès Bitche puis, certains d’entre eux travaillent plusieurs années chez Gallé à Nancy de 1894 à 1897.

En 1897, ils s’installent à Croismare, à côté de Lunéville, et démarrent une production verrière très proche de celle d’Emile Gallé ou des Frères Daum.

Même si l’on peut considérer que les Frères Muller possédèrent  «la troisième manufacture de verre de l’Ecole de Nancy», ils ne furent pas membres de celle-ci. Ils surent toutefois tirer profit de l’intense activité artistique de la ville et de l’engouement spectaculaire pour les arts décoratifs au début du 20ème siècle, en privilégiant le répertoire naturaliste cher à l’Art nouveau nancéien. Parfois accusés de pastiches, les Frères Muller ont produit des pièces originales et d’une grande sophistication tant technique que décorative, à même de faire la démonstration de l’originalité et de l’excellence de la production verrière lorraine à cette période.

En 1905, deux des Frères Muller s’installent au Val Saint Lambert, en Belgique, où ils travaillent trois années durant à la création de 400 modèles. Ils y employèrent une technique qui avait fait le succès de la manufacture Muller, la fluogravure. Cette collaboration fructueuse illustre la circulation des idées, des techniques et des concepts artistiques entre de grands centres de création verrière Art nouveau.

Les frères Muller se sont retrouvés à la tête d’un ensemble industriel à Lunéville Croismare employant près de 300 personnes, qui s’est effondré en 1936.

Si l’énorme production qui en résulté est bien connue sur le Marché de l’Art, peu de documents fiables relatent cette aventure. Les décors des Muller sont le plus souvent gravés en camée à l’acide, mais l’émaillage et diverses techniques complexes, comme la marqueterie, ont été utilisées. La gravure à la roue et la cémentation à l’argent ou au cuivre a été particulièrement bien maîtrisée par les frères Muller.

Les signatures pour la période entre 1897 et 1914 sont les suivantes : « Muller Croismare », « DMuller Croismare » pour Désiré Muller, « EMuller Croismare » pour Eugène Muller, « hMuller Croismare prés de Nancy » pour Henri Muller, « hMuller Croismare » pour Henri Muller, « CROISMARE », « Crois Mare GV », « Muller », avec des variantes.

Les signatures pour la période entre 1919 et 1933 sont les suivantes : « G.V. DE CROISMARE » pour Grande Verrerie de Croismare pour les luminaires, « MULLER FRES LUNEVILLE » avec des variantes, « MULLER FRES FRANCE » pour les modèles destinés à l’exportation, « MULLER FRERES LUNEVILLE » avec des variantes, « MULLER FRERES LUNEVILLE FRANCE » pour des modèles destinés à l’exportation, « M F » et « MULLER Fr. ».

Les signatures pour la période entre 1897 et 1933 sont les suivantes : « Verrerie d’Art de Lorraine Muller & Cie Croismare », « Cristallerie de l’Opéra Rue de la Paix Muller », « E.Corbin Muller Croismare » pour les modèles fabriqués pour les Magasins Réunis de Nancy dirigés par Eugène Corbin après 1903, « VSL » et  » Val St Lambert » pour les modèles fabriqués par Désiré et Eugène Muller aux Cristalleries de Val Saint Lambert avec des variantes entre 1905 et 1908,  » MULLER CROISMARE CLAIN & PERRIER » pour le diffuseur en gros parisien Clain & Perrier, « Muller Frères Fecit PRIMAVERA FRANCE » et « Atelier Primavera Muller Fres LUNEVILLE » pour les grands magasins du Printemps vers 1925, « Muller Frères Lunéville Chapelle » pour les pièces réalisées en collaboration avec la ferronnerie Chapelle entre 1925 et 1930, « Muller Fres Lunéville U. GUAITA » pour les pièces réalisées en collaboration avec l’atelier de ferronnerie Maroello Guaita, « NICS » pour les pièces réalisées avec l’atelier de ferronnerie des Etablissements Nics, et « ASERVA ».

Les signatures pour la période entre 1935 et 1952 sont les suivantes : « Muller Fs Lunéville » pour les Muller fils Lunéville, « G. Muller Fs » pour Georges Muller fils avant 1940, « G MULLER Fs Lunéville » pour Georges Muller fils Lunéville avant 1940, « G & M Muller Fs Lunéville » pour Georges et Marcel Muller fils Lunéville avant 1940, « G. Muller Fils » pour Georges Muller fils avant 1940, « G M Muller Fs » pour Georges et Marcel Muller fils avant 1940 et « Muller Lunéville France » pour les pièces destinées à l’exportation.

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Vase VAL SAINT LAMBERT haut de 26 cm à décor de personnages de l’antiquité (Belgique)

VAL SAINT LAMBERT (1826-2013), vase en cristal sur piédouche à décor doré de frise de personnages à l’antique. Signé sous la base. Hauteur : 26 cm. Estimation : 200 €.

Suite à la chute de Napoléon à Waterloo, Aimé-Gabriel d’Artigues (1773-1848), propriétaire de la Verrerie impériale et royale de Vonêche qui écoulait une grande partie de sa production en France, connaît des difficultés financières. Son principal commanditaire, Louis XVIII accepte de l’aider s’il s’occupe de la Cristallerie de Baccarat. Il délaisse donc Vonêche dont l’avenir ne s’annonce guère brillant. Un de ses collaborateurs, François Kemelin (1784-1855) lui propose alors, en juillet 1825, de racheter les installations de Vonêche pour 500 000 francs. Irascible, d’Artigues le renvoie sur le champ. Après quelques vaines tentatives de réconciliation, François Kemelin participe à la création d’une entreprise concurrente à Seraing. Le site est propice : le combustible est abondant, il y a des carrières de calcaire non loin, la région est active dans la métallurgie des non-ferreux, il sera facile de s’y procurer le plomb nécessaire à la fabrication du cristal et, enfin, Liège est prospère et avide d’objets de luxe. Kemelin a emmené avec lui son fidèle compagnon, Auguste Lelièvre (1796-1869) et quelques ouvriers de Vonêche. La société bénéficie d’importants soutiens financiers de la part de Guillaume d’Orange et du Baron Joseph de Bonaert. Le départ est donc rapide. En mai 1826, le premier four (à bois) est allumé, il comporte 8 creusets de 200 à 250 kilos. Le 6 juin 1826, la société anonyme des Verreries et Établissements du Val Saint-Lambert est créée. Kemelin en sera le directeur général jusqu’en 1838 (date à laquelle il quitte le Val pour fonder une nouvelle glacerie dans le Hainaut, à l’abbaye d’Oignies (Aiseau-Presles), il est alors remplacé par Lelièvre qui a jusque-là occupé le poste de directeur technique.

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Série de 12 portes couteaux en verre à décor émaillé signés DELVAUX (France)

DELVAUX, série de 12 portes couteaux en verre émaillé de paniers fleuris dans un liseré doré. Coffret de la maison DELVAUX Paris. Estimation : 180 €.

DELVAUX était un prestigieux magasin de vente aux détails de porcelaines et cristaux, installé au 18 de la rue Royale à Paris. Fondé dans les années 1880, il est spécialisé dans la vente des objets d’art courant : verres décorés, faïences, porcelaines et services des maisons Haviland, Montigny le Roi, Baccarat, Choisy le Roi, Fontainebleau, Sèvres, Clichy …. .  Les œuvres d’artistes célèbres sont exposées et vendues : Clément Massier, Félix Optat Milet, Jean Mayodon, Albert Dammouse, Jean Sala, Charles Schneider … .

Entre 1920 et 1930, Delvaux diffusa des vases de sa marque. Un atelier de décoration était installé dans le magasin où des artistes réputées y ont travaillés. La signature était à l’or dans le décor ou gravée au pontil. Les pièces sont toutes signées du nom du magasin et parfois suivie de l’adresse et du nom du créateur.

Cette boutique tiendra sa place jusque dans les années 1970. Près d’un siècle d’existence. Ces produits se sont particulièrement bien exportés aux États-Unis avec des plats amusants représentant les monuments de la ville de Paris. Certains récapitulent les fromages sur une carte de France…

Les signatures portent le nom du magasin et parfois le créateur avec son adresse. Voici les signatures remarquées sur certaines pièces : « DELVAUX », « DELVAUX PARIS », « Delvaux Paris », « Delvaux 18 rue Royale Paris », « DELVAUX Rue Royale Paris » dans un cercle, « Delvaux 18, rue Royales Paris G. Neilz », « Delvaux, 18 rue royale Paris Déposé », « G. NEILZ » et « M. ZILLHARDT ».

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Paire de vases BACCARAT en verre émaillé cerclés de laiton haut de 21 cm (France)

Cristallerie de BACCARAT, paire de vases en verre émaillé, cerclés de laiton. Hauteur : 21 cm. Etiquette « BACCARAT FRANCE » avec verre, carafe, gobelet. Estimation : 150 €.

En 1764 le roi Louis XV donna la permission de fonder une verrerie d’art dans la ville de Baccarat dans la Lorraine à l’évêque de Metz Louis-Joseph de Montmorency-Laval (1761-1802).

Après la fermeture récente des salines, une grande quantité de bois jusqu’alors apporté par flottage à Baccarat devenait disponible. Le propriétaire de la forêt d’où venait ce bois (Monsieur de Montmorency-Laval, alors évêque de Metz) désirait leur trouver un autre usage et cherchait à faire créer à Baccarat une usine à feux. Cela aurait pu être une forge s’il y avait eu du minerai de fer sur place, ou une faïencerie, mai on lui préféra néanmoins une verrerie. La justification donnée à la création de cette entreprise dans une requête faite au Roi en 1764 par le propriétaire du site, Monseigneur de Montmorency-Laval est « Sire, la France manque de verrerie d’art, et c’est pour cela que les produits de Bohême y entrent en si grande quantité : d’où il suit une exportation étonnante de deniers, au moment où le royaume en aurait si grand besoin pour se relever de la funeste guerre de Sept Ans, et alors que depuis 1760, nos bûcherons sont sans travail ».

La vaste enceinte de la Compagnie des Cristalleries de Baccarat se confond alors rapidement avec presque toute le petite ville de Baccarat. La production consistait à la fabrication de carreaux à vitre, mais aussi de miroirs (argenté au mercure) et de services de verre. En 1785, l’usine est devenue la troisième plus grande verrerie d’Europe, seulement concurrencé par la cristallerie de Saint-louis et la cristallerie de Saint-Quirin.

Après la Révolution Française, l’entreprise périclita jusque sa faillite en 1806, date à laquelle elle fut vendue aux enchères à un négociant de Verdun. Les activités de la Verrerie continuèrent ensuite avec difficulté jusque 1816.

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Coupe signée VERLYS à décor de motifs géométriques (France)

VERLYS (Verrerie des Andelys) (1925-1946), coupe en verre pressé moulé à fond rosé à motifs géométriques. Signée. Estimation : 60 €.

C’est une verrerie d’art pour la table et objets de décoration. La création de la marque VERLYS provient de la contraction de VERrerie des AndeLYS) Cette production artistique était composée de plusieurs centaines de pièces différentes. Les divers catalogues que nous connaissons témoignent de la qualité et de la diversité des pièces fabriquées : vases, coupes, sujets animaliers, religieux…

La marque Verlys trouva ses lettres de noblesse dans de grandes expositions aux côtés de verreries de chez Lalique – Etling – Sabino … et ne tarda pas à attirer de grands verriers. La signature de ces pièces était gravée soit dans la poche, soit sur le noyau du moule. La même pièce pouvait avoir des couleurs différentes, néanmoins référencée dans un catalogue. Cette production artistique était malheureusement peu rentable pour la société Holophane.

La fabrication Verlys fut donc abandonnée vers 1946 au profit de celle des glaces de phares. Dans les années 1970, la direction de la Société a permis quelques retirages de ces verreries afin de récompenser des manifestations sportives et autres, mais les moules étaient souvent usés et laissaient apparaître des défauts : signature illisible, craquelures, finition laissant à désirer… et les couleurs n’étaient pas toujours celles référencées au catalogue.

A noter également que la société ne disposait plus de verre de couleur vers la fin des années 1990. Ce lien vous permettra de découvrir une information complète sur la société Holpohane.

https://leverreetlecristal.wordpress.com/2014/03/20/verlys-1925-1946-une-marque-francaise-de-la-societe-holophane-france/

Vase boule signé VERLYS haut de 20 cm (France)

VERLYS (1925-1946), vase boule en verre opalescent moulé pressé à décor de fleurs en relief. Hauteur : 20 cm. Estimation : 150 €.

C’est une verrerie d’art pour la table et objets de décoration. La création de la marque VERLYS provient de la contraction de VERrerie des AndeLYS) Cette production artistique était composée de plusieurs centaines de pièces différentes. Les divers catalogues que nous connaissons témoignent de la qualité et de la diversité des pièces fabriquées : vases, coupes, sujets animaliers, religieux…

La marque Verlys trouva ses lettres de noblesse dans de grandes expositions aux côtés de verreries de chez Lalique – Etling – Sabino … et ne tarda pas à attirer de grands verriers. La signature de ces pièces était gravée soit dans la poche, soit sur le noyau du moule. La même pièce pouvait avoir des couleurs différentes, néanmoins référencée dans un catalogue. Cette production artistique était malheureusement peu rentable pour la société Holophane.

La fabrication Verlys fut donc abandonnée vers 1946 au profit de celle des glaces de phares. Dans les années 1970, la direction de la Société a permis quelques retirages de ces verreries afin de récompenser des manifestations sportives et autres, mais les moules étaient souvent usés et laissaient apparaître des défauts : signature illisible, craquelures, finition laissant à désirer… et les couleurs n’étaient pas toujours celles référencées au catalogue.

A noter également que la société ne disposait plus de verre de couleur vers la fin des années 1990. Ce lien vous permettra de découvrir une information complète sur la société Holpohane.

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